Canton de Saint-Aignan

Saint-Aignan

3 400 hab. (Saint-Aignanais) dont 130 à part, 1 848 ha dont 490 de bois, chef-lieu de canton du Loir-et-Cher dans l'arrondissement de Blois, 42 km au sud de la préfecture, sur le coteau de rive gauche du Cher. Elle offre un château du 16e s., des églises romanes et, un peu au sud, le zoo-parc de Beauval (40 sal.), qui contient 4 000 animaux et reçoit 450 000 visiteurs par an. La bourgade est «station verte de vacances» et a un collège public et un lycée professionnel public, un hôpital local (45 lits médicaux, 280 en tout, 360 avec Mareuil), une maison de retraite; une fabrique de mobilier métallique (Acial, 170 sal.), une menuiserie métallique (Barat, 40 sal.); supermarché U (75 sal.), magasin Mr.Bricolage (35 sal.), négoces de matériaux Magnien (35 sal.), de quincaillerie (VM, 25 sal.), de matériel de détection d'uncendie Securitex (25 sal.).

Elle forme une conurbation avec sa voisine Noyers-sur-Cher, qui est juste en face sur le versant de rive droite et partage avec elle une base nautique sur le Cher. Saint-Aignan cultive 192 ha de vignes. La commune a eu 3 600 hab. dans les années 1860 et sa population s'était abaissée à 2 700 de 1930 à 1954; elle a augmenté ensuite jusqu'en 1990 et se réduit à nouveau. Elle est le siège de la communauté de communes Val de Cher-Saint-Aignan, qui réunit 10 communes et 13 000 hab.

Le canton a 17 400 hab. (16 800 en 1999), 15 communes et 32 602 ha dont 9 464 de bois; il s'étend de part et d'autre de la vallée du Cher; au sud, il est limitrophe des départements d'Indre et d'Indre-et-Loire (forêt de Brouard). Dans la vallée du Cher, en amont, Couffy (580 Couffiois, 1 494 ha dont 181 de bois), 6 km ESE du chef-lieu, partage son finage entre plateau et val, au débouché de la petite vallée du Modon; chaudronnerie MTSI. Elle a eu un maximum de 820 hab. en 1886; sa population est assez stable depuis 1960. Le nom était écrit Couffi avant 1998. Un peu plus loin, 10 km à l'est de Saint-Aignan, Meusnes (1 000 hab., 1 335 ha) a une église romane classée (11e-12e s.) et un musée de la pierre à fusil, vieille spécialité locale issue du travail du silex: Meusnes a notamment fourni des dizaines de millions de pierres à fusil aux armées napoléoniennes. Meusnes cultive 276 ha de vignes et a un atelier de mécanique (David, 50 sal.). En face, Châtillon-sur-Cher (1 600 hab., 2 966 ha dont 803 de bois) est formée de trois villages viticoles et cultive 225 ha de vignes; elle a une fromagerie (Les Fromagers de tradition, 20 sal.). Son finage englobe une part de la forêt de Gros Bois et l'étang des Barons; son nom n'a été complété par la mention de la rivière qu'en 1958. La population communale augmente depuis 1982 seulement; elle était alors de 1 300 hab. et avait approché 1 900 hab. en 1900.

En aval du chef-lieu à 5 km, Mareuil-sur-Cher (1 100 hab., 3 188 ha dont 1 273 de bois) a un institut médico-éducatif avec maison d'accueil spécialisée reliée à l'hôpital de Saint-Aignan (80 places); elle offre un château du 17e s. et cultive 258 ha de vignes; son finage atteint au sud la forêt de Brouard; «sur Cher» a été ajouté en 1919. Pouillé (820 Pouillassons, 1 803 ha dont 576 de bois) lui succède 4 km en aval; elle partage avec Thésée un barrage sur le Cher et son église est en partie du 10e s.; ses vignerons cultivent 329 ha de vignes. Juste en face, à 9 km ONO de Saint-Aignan sur la rive droite, Thésée (1 200 Théséens, 1 761 ha dont 500 de bois), commune viticole, où se cultivent 431 ha de vignes, est connue pour ses restes gallo-romains du site des Mazelles (musée), proche d'un site d'écluse du 19e s.; parc à l'anglaise du Vaulx-Saint-Georges sur 7 ha; sa population s'est accrue de 80 hab. entre 1999 et 2004.

Seigy (1 100 Seigyssois, 818 ha) et Châteauvieux (560 Castelviezins, 3 348 ha dont 1 187 de bois) se succèdent au sud de Saint-Aignan, à 2 km SE et 5 km SSE du chef-lieu dans le même vallon; Seigy a une église classée du 12e s., et 116 ha de vignes; Châteauvieux cultive 176 ha de vignes, offre un petit musée de la vigne et du vin et une maison de retraite; son territoire englobe une bonne part de la forêt de Brouard.

Au nord du Cher, le plateau, traversé par l'A 85, porte les forêts de Gros Bois et de Choussy, et quelques étangs, qui annoncent la proche Sologne. Il est divisé en cinq communes. Choussy (320 Chousséens, 1 545 ha dont 775 de bois), 13 km NNO du chef-lieu, est l'une des deux moins peuplées et contient presque toute la forêt de même nom; jardin d'agrément et parc de l'Isle-Vert (18e s.), 74 ha de vignes. Sa population se serait augmentée de 80 hab. de 1999 à 2007, soit d'un tiers!

Saint-Romain-sur-Cher (1 500 hab., 3 117 ha dont 1 027 de bois), 6 km NNE du chef-lieu, est au contraire la plus peuplée; son territoire porte 452 ha de vignes, record du département; il a des étangs, une part de la forêt de Gros Bois, et atteint au sud-ouest le cours du Cher, avec un site d'écluse du 19e s.; manoir avec chapelle (13e, 15e et 16e s.), Caves de la Tourangelle (Bougrier, 20 sal.). Le nom de Saint-Romain a été complété en 1919, bien que le village soit à 5 km du Cher dans la petite vallée d'un affluent; la population communale avait assez peu varié depuis le milieu du 19e siècle, mais vient de s'accroître de 200 hab. après 1999. Couddes (520 hab., 1 864 ha dont 330 de bois) lui succède à 5 km au nord; elle cultive 260 ha de vignes et a une église en partie du 11e s., à peintures murales; jardin du Pouzet sur 4 ha, avec roseraie.

Méhers (310 Méhérois, 1 827 ha dont 670 de bois), 5 km ENE de Saint-Romain, a 101 ha de vignes, plusieurs étangs, une part de la forêt du Gros Bois et conserve à l'ouest le manoir classé de Beauregard (15e-16e s.); elle a gagné 50 hab. de 1999 à 2007. Chémery (970 Chémerois, 3 416 ha dont 705 de bois), 14 km au NE de Saint-Aignan, cultive 276 ha de vignes et a gagné 80 hab. de 1999 à 2007; le village a un château des 15e-16e s. à collections, une entreprise de charpentes et couvertures (P. Bonnet, 35 sal.). L'étang de l'Arche est au sud-est du village (60 ha), entouré d'un site naturel protégé de 165 ha, connu pour ses oiseaux d'eau. Au nord, a été aménagé en 1968 sous les bois, vers 1 100 m de profondeur, un vaste réservoir géologique de stockage de gaz, qui en ferait la plus grande réserve d'Europe, d'une capacité de 7 milliards de mètres cubes, qui occupe 100 sal. (Storengy, groupe GDF-Suez).


Noyers-sur-Cher

3 000 hab. (Nucériens) dont 110 à part, 2 274 ha dont 819 de bois, commune du Loir-et-Cher dans le canton de Saint-Aignan, en face de celle-ci sur le coteau de rive droite du Cher; elle est à l'extrémité du canal du Berry (base nautique); chapelle du 12e s., menhir de la Pierre frite, écluse sur le canal du Berry. Noyers a quelques ateliers dont une métallerie (Tiam, 25 sal.), une huilerie (Guénard, 25 sal.); installations électriques (F. Bonneau, 25 sal.), travaux publics (Cantone-Val du Cher, 25 sal.) et Eiffage (20 sal., forages et hydraulique Hubert (20 sal.); magasins Intermarché (40 sal.) et Bricomarché (20 sal.), transports Dubois (85 sal.). La population de Noyers avait 1 850 hab. en 1954 et a progressé jusqu'en 1982 avant de se stabiliser, puis a gagné près de 300 hab. de 1999 à 2007. Le nom a été complété en 1919.