Canton de Carquefou

Carquefou

18 200 hab. (Carquefoliens) dont 430 à part, 4 342 ha, chef-lieu de canton de Loire-Atlantique dans l'arrondissement de Nantes, 12 km NNE de la préfecture. La commune est très étendue vers le NE et inclut notamment le grand château de la Seilleray, de 1672, avec parc, qui abrite un hôpital du CHU de Nantes, 6 km à l'est du centre de Carquefou. Elle inclut aussi le gros échangeur autoroutier A 11-A 811, un embranchement ferroviaire et la vaste zone industrielle de la Madeleine ainsi que, vers l'Erdre, le parc technologique Atlanpole qu'elle partage avec la commune de Nantes. Au centre de l'espace urbanisé a été réservé un golf aux abords du beau château de l'Épinay (17e s.).

La ville a un collège privé et un public, un centre d'aide par le travail, un hôpital privé au château de Maubreuil, où jadis le marquis de Dion dessina de nombreuses voitures automobiles; musée du Temps qui passe, espace culturel et de loisirs avec centre de congrès et théâtre au château de la Fleuriaye, associé à Atlanpole. À la limite de la commune de Nantes et de son Champ de manœuvres, est installé l'Institut catholique des arts et métiers. La commune, qui a un label de ville fleurie (4 fleurs), préserve 730 ha d'espaces protégés et a accès aux bords de l'Erdre face à La Chapelle; le parc de la Couronnerie y a été aménagé.

En même temps, Carquefou est un éminent lieu de travail de l’agglomération nantaise, totalisant plus de 12 000 emplois. Trois grosses entreprises y ont réuni des fabrications, des bureaux et des entrepôts de distribution: Système U (services nationaux et base régionale, 1 280 sal. en tout); Trelleborg (caoutchoucs pour automobiles Modyn, 340 sal. et Trelleborg Boots, 70 sal.); Sercel (550 sal., matériel électronique pour la recherche pétrolière, groupe CGG-Veritas). Parmi les autres fabrications, émergent l’usine de tabacs Altadis (380 sal., au britannique Imperial Tobacco depuis 2008), transférée de Nantes en 1974 et qui produit 60 millions de cigarettes par jour, dont 80% sont exportées; les plastiques Wirquin (300 sal., depuis 1977), la cartonnerie Kappa Siemco (groupe Smurfit, 260 sal.), l’imprimerie-papeterie Clairefontaine (agendas Quo Vadis, 270 sal.), les cierges et bougies Devineau (150 sal.) et Constant-Desfossés (95 sal.)

La métalmécanique est bien représentée avec les réparations de machines Madic (400 sal.), le matériel aéraulique Johnson Controls (400 sal., états-unien), les grues NOV BLM ex-Hydralift (270 sal., du groupe Brissonneau & Lotz Marine, passé au texan National Oilwell Varco), le matériel de sécurité Chubb (200 sal.), la métallurgie Aviatube (aluminium Alcan ex-Pechiney, 160 sal.), l’usine de moteurs électriques et maintenance Jeumont Electric Maintenance ex-Sarelem (150 sal.), cédée par Areva au groupe français Altawest, avatar du nantais Leroux et Lotz; équipements de levage Reel (110 sal., groupe britannique), transmissions hydrauliques Manuli (95 sal.), traitement de surfaces SDNG (Nantaise de Galvanisation, 85 sal.), équipements d'aide à la navigation Ashtech (60 sal.), imprimerie Satel Cidel (50 sal.).

Les services aux entreprises, à l’industrie et au bâtiment abondent: conseils Logica (450 sal.) et ADP GSI (250 sal.), informatique Proservia (130 sal.), Asterion (110 sal.), Ausy (100 sal.), Euriware (65 sal.), Prios (65 sal.), Computacenter (55 sal.), Explore (50 sal.), et plusieurs groupes d’ingénierie, génie thermique et électrique: Cegelec (230 sal.), See4Sys (100 sal.), UTC Fire & Security (100 sal.); Schindler (ascenseurs, 75 sal.), JPR Cap (75 sal.), Altead (grues, 65 sal.); nettoyages Deca (360 sal.), GSF (280 sal.), Carrard (250 sal.), Atmos (55 sal.), AHS (60 sal.); gardiennages Lancry (110 sal.) et Optimum Securité (70 sal.); peinture en bâtiment Maes (110 sal.), étanchéité Soprema (100 sal.), réseaux et canalisations DLE (270 sal.), travaux publics Eurovia (170 sal.), Eiffage (Marquet, 120 sal.), espaces verts ISS (100 sal.) et Art Dan (50 sal.).

Dans le commerce figurent de notables grossistes en alimentation comme Pomona (fruits, 300 sal.) et Transgourmet (300 sal.); de gaz liquéfiés Totalgaz (150 sal.), de matériels de bureau (Xeros, 120 sal.), de matériels de manutention (Giffard, 90 sal.), de métaux (KDI, 60 sal.), de fournitures électriques Philips (60 sal.), de fournitures pour l’industrie Isogard (60 sal.). Carquefou accueille aussi un magasin Super U (125 sal.) les transports ISS Logistique (150 sal.), Devay (65 sal.); publicité Mediapost (140 sal.) et CBS Outdoor (affichage, 50 sal.).

Carquefou avait un peu moins de 3 000 hab. entre 1840 et 1940, puis est passée à 3 700 en 1968, 6 200 en 1975 et a crû rapidement depuis. Elle a augmenté de 2 500 hab. entre 1999 et 2009 (+16%). La majorité municipale est à droite; le maire est Claude Guillet (Nouveau Centre). Le canton a 40 000 hab. (35 700 en 1999), 4 communes, 8 238 ha; les trois autres communes sont Mauves-sur-Loire, Thouaré-sur-Loire et Sainte-Luce-sur-Loire.


Mauves-sur-Loire

3 060 hab. (Malviens), 1 475 ha, commune de la Loire-Atlantique dans le canton de Carquefou, 18 km au NE de Nantes sur le bord de la Loire. Son nom fut à l'origine Malavia (mauvais chemin); un pont de 1882 la relie à la rive gauche en direction de La Chapelle-Basse-Mer. Elle participe à l'expansion nantaise comme commune résidentielle; elle a eu 1 000 hab. en 1936 (1 400 en 1900) et croît depuis; elle a gagné 630 hab. de 1999 à 2009 (+26%). Elle accueille un atelier de moules et modèles (Loiretech, 35 sal.), et les finitions de bâtiment Cian (35 sal., carrelages). En bord de Loire, le domaine du château de la Vieille-Cour (1846) est un site classé et le point de vue de la terrasse de Marguerite est un site inscrit.


Sainte-Luce-sur-Loire

11 900 hab. (Lucéens) dont 250 à part, 1 145 ha, commune de la Loire-Atlantique dans le canton de Carquefou, en banlieue NE de Nantes. Son hôtel de ville occupe l’ancien château de Chassay (16e s.). Elle accueille un collège public et de nombreuses entreprises, surtout du secteur tertiaire (plus de 4 000 emplois), dont la plate-forme régionale de Décathlon (150 sal.) et le centre de distribution du livre du groupe Hachette (35 sal.); supermarché U (30 sal.), magasin Decathlon (20 sal.), négoces de surgelés (70 sal.), de matériels médicaux Vitalaire (70 sal.), de bois ARBA (50 sal.), de combustibles Prima (35 sal.), de métaux Thyssenkrupp (25 sal.), d'électronique Williamson (25 sal.), de fournitures d'imprimerie Sofogra (25 sal.); vente à domicile Swipe (30 sal.); assurances GPA-Vie (Generali, 75 sal.), location de linge et blanchisserie Initial-BTB (60 sal.), gardiennage Neo Security (380 sal.), Loomis (60 sal.); transports Ebrex (50 sal.), Lahaye (35 sal.), Ziegler (30 sal.), Ageneau (25 sal.).

La commune a toutefois vu s'accroître les activités de fabrication et le nombre d'ateliers: constructions aéronautiques Jallais (175 sal.), matériel d’enneigement du groupe Johnson (York Neige, 60 sal.); matériel de dentisterie Le Moal (Biodenthèse, 35 sal.), de stores AMT (30 sal.), métallerie FCB (30 sal.), menuiserie Jallais (25 sal.), moules industriels Simop (20 sal.), cintrage de tubes Trois Axes (20 sal.); éditions Peoplenantes (50 sal.), prépresse et routage Heliographic (35 sal.), matériel informatique IER (20 sal.); charcuterie Brison (25 sal.); ingénieries Nantaise des Eaux (NDEI, 55 sal.), Karpat (20 sal.), installations électriques SA2EI (40 sal.), Sime (25 sal.) et EL2D (25 sal.), travaux publics ATP (75 sal.) et Bureau (25 sal.), maçonneries Lefèvre (50 sal.), Crépeau (45 sal.) et Crochet (30 sal.), plâtrerie Nantes Équipement (25 sal.), peinture ATEP (20 sal.).

Sainte-Luce abrite le Centre interprofessionnel de formation pour l’artisanat et les métiers (Cifam), le Centre régional de formation en transport et logistique; échangeur autoroutier de Bellevue et pont sur la Loire; site de loisirs de l’île Clémentine, espace culturel et de loisirs Ligéria, maison de la musique (Sinfonia); étang de la Gironnière (15 ha). La commune est devenue «sur Loire» en 1920; elle avait alors 1 100 hab., est passée à 2 000 en 1955, 6 000 en 1976 et a passé le cap des 10 000 en 1994; elle n' a toutefois gagné que 400 hab. de 1999 à 2009. Le maire est Bernard Aunette, socialiste, également conseiller général.


Thouaré-sur-Loire

7 700 hab. (Thouaréens), 1 276 ha, commune de la Loire-Atlantique dans le canton de Carquefou, 14 km au NE de Nantes sur la rive droite de la Loire. C’est une banlieue résidentielle avec gare, collège public, magasin Super U (125 sal.). Le nom était Thouaré simplement jusqu’en 1930; la commune avait alors 1 000 hab.; elle en a eu 2 000 en 1969 et sa croissance s’est accélérée ensuite; elle a gagné 900 hab. de 1999 à 2009.

Les activités logistiques sont fortement représentées avec les transports Sopitra (490 sal.), TNT (110 sal.), Rave (BCT, 100 sal.), Ducros (55 sal.), Heppner (55 sal.), Exapaq (35 sal.). Dans la production, fabriques de pièces plastiques Avenir Service Industrie (220 sal.), de matériel pédagogique (Edu 4, 50 sal.), de profilés ArcelorMittal (30 sal.), de bétons Lermite (20 sal.); imprimerie Graphy Océane (45 sal.); installations industrielles SEIM (30 sal.). Dans le commerce et les services, négoces de matériel audiovisuel et de musique Algam (230 sal.), articles médicaux orthopédiques Calea (25 sal.), nettoyage ISS (610 sal.).