Canton de Saint-Père-en-Retz

Saint-Père-en-Retz

4 300 hab. (Péréziens), 6 272 ha dont 328 de bois, chef-lieu de canton de Loire-Atlantique dans l’arrondissement de Saint-Nazaire, 20 km au SE de celle-ci, au milieu du pays de Retz (on prononce Rè). Le territoire communal s’étend jusqu’à toucher le bord de Loire à l’ouest de Paimbœuf, à 10 km du bourg; il englobe à l’ouest la zone humide des marais de la Giguenais, drainés par la Bièvre qui atteint l’océan à Saint-Brevin.

La commune a un collège privé, une maison familiale rurale, deux campings (140 places); une laiterie du groupe Intermarché (Saint-Père, 300 sal.), qui collecte annuellement 100 millions de litres de lait et approvisionne les marques Pâturages de France et Mélivie), un atelier de mécanique Filtrauto (110 sal.), des entreprises de travaux agricoles Mabileau (75 sal.), de travaux publics Bréhard (75 sal.) et de bâtiment dont la Maison coopérative (Macobois, 60 sal.) Macoretz (110 sal.). Saint-Père a eu un peu plus de 3 000 hab. durant toute la seconde moitié du 19e s., 2 600 de 1930 à 1960, et sa population croît depuis. Elle a encore augmenté de 750 hab. entre 1999 et 2009 (+21%).

Le canton a 11 900 hab. (9 100 en 1999), 4 communes, 19 355 ha; il borde la Loire sur 13 km, surtout à Frossay. Les deux autres communes sont Saint-Viaud et Chauvé, toutes de plus de 2 000 hab.


Chauvé

2 530 hab. (Chauvéens), 4 098 ha, commune de Loire-Atlantique dans le canton de Saint-Père-en-Retz, 8 km au SE de Saint-Père. Elle avance son finage dans le canton de Pornic, qui l’entoure sur trois côtés; fabrique de brioches BAB (Brioche Atlantique Buton, 160 sal.), institution pour déficients sensoriels. Sa population s'est accrue de 810 hab. (+47%!) entre 1999 et 2009.


Frossay

2 940 hab. (Frossetains), 5 722 ha, commune de la Loire-Atlantique dans le canton de Saint-Père-en-Retz, 11 km au NE de celle-ci et 9 km ESE de Paimbœuf; la commune s’étend sur 13 km en bord de Loire, car elle englobe les îles du Massereau en amont, de la Maréchale et des Vases au centre, et même celle du Petit-Carnet en aval jusqu’aux portes de Paimbœuf, empêchant ainsi Saint-Viaud d’accéder aux rives de Loire. L’île du Massereau est une réserve ornithologique, dotée d’une station biologique Audubon. À 2 km au nord du bourg, le village du Migron est, ou plutôt fut, un petit port pittoresque des rives de Loire, longé par l’ancien canal maritime. La partie orientale du finage donne sur les marais de Vue et englobe la grande prairie de la Tenue.

Une puissante éolienne expérimentale (6 MW) a été installée au Carnet par Alstom pour tester du matériel prévu pour les parcs éoliens en mer. Frossay aurait inventé le ski sur herbe derrière tracteur (tractoski) et continue à le pratiquer, et bénéficie de deux installations de loisirs: le château de la Rousselière au SO du bourg (18e s.) est une hôtellerie avec un parc de 25 ha et un parours dans les arbres (Escal’Arbres); un peu plus loin, parc de loisirs et animalier du sentier aux Daims, avec cervidés. Le calvaire baroque de la Fuie, dans le style «facteur Cheval», date de 1910-1915. Frossay a eu 3 900 hab. en 1896 et s’est dépeuplée jusqu’en 1982 (1 900 hab.) avant de regagner des habitants, dont 800 de 1999 à 2009. (+37%).


Saint-Viaud

2 160 hab. (Vitaliens), 3 263 ha, commune de Loire-Atlantique dans le canton de Saint-Père-en-Retz, à 2 km de Paimbœuf. Elle donne au nord sur le canal de la Martinière, où a été aménagée une base de loisirs de 20 ha avec un plan d’eau de 8 ha; le finage s’orne du moulin de la Ramée. Au ras de Paimbœuf, Saint-Viaud eut une base aéronavale états-unienne en 1918, en un site utilisé aujourd’hui par l’usine Cezus (métaux non ferreux), dont l’adresse est cependant généralement attribuée à Paimbœuf; menuiserie Myg Decking (25 sal.), mécanique Armitec (25 sal.); transports Servadom (35 sal.), négoce de fournitures pour automobiles Webasto (30 sal.). Sa population s'est accrue de 280 hab. entre 1999 et 2009.