Canton de Pithiviers

Pithiviers

9 000 hab. (Pithivériens ou Pithivérais) dont 200 à part, 694 ha, sous-préfecture du Loiret, 44 km au NE d'Orléans. Le nom viendrait d'un patronyme gaulois Petuarios («le quatrième»). La ville, située au bord de l'Essonne, a gardé de ses origines gallo-romaines le croisement central des deux anciens axes, et de son histoire des restes d'enceinte et des hôtels anciens, ainsi qu'une église classée tardive (16e s., flamboyant). Elle propose deux musées, d'histoire et archéologie et des transports (ancien chemin de fer départemental), un collège public et un collège privé, un lycée public, un lycée professionnel public et un lycée professionnel privé; centre hospitalier public (65 lits médicaux, 275 en tout), institut médico-éducatif, centre d'aide par le travail, maison de retraite; golf d'Augerville (50 sal.). Elle reste un haut lieu de la pâtisserie par son gâteau feuilleté, en principe à la poudre d'amandes et au rhum, nommé pithiviers et souvent affadi en «galette des rois»; l'apport d'amandes est censé remonter à une tradition romaine, mais le gâteau est du 17e siècle, avec l'invention du feuilletage; une confrérie vise à sa promotion. Blé et miel des environs ont concouru à d'autres formes de pâtisserie.

Pithiviers a deux zones urbaines sensibles, le grand ensemble Saint-Aignan à l'est, et le quartier Nord. Les deux grands domaines d'industrie sont l'agro-alimentaire avec les gâteaux et pains d'épices Brossard-Gringoire (220 sal.), pâtisserie-boulangerie BCS (50 sal.), viandes Beauvallet (60 sal.), coopérative apicole du Gâtinais (25 sal.); et, plus encore, la parachimie: produits de pharmacie 3M-Santé Nexcare (120 sal., états-unien, avec un centre de recherche), molécules Isochem (passé en 2009 de la SNPE au fonds allemand Aurelius, 200 sal.), Orgapharm (Axyntis, 75 sal.). Dans d’autres domaines se signalent les détecteurs d’incendie Sefi (60 sal.) et les matériels hertziens Fare (45 sal.), les plastiques Macaple (75 sal.), l’Imprimerie de Pithiviers (55 sal.). Dans le commerce, négoce de fournitures Union Distribution (140 sal.), de caoutchoucs et plastiques Cpib (H-Tube, 40 sal.), centre Leclerc (90 sal.) et supermarché Carrefour (40 sal.), magasin MrBricolage (30 sal.); autocars Fraizy (55 sal.), transports Mauffrey (30 sal.) et TRP (30 sal.); gestion immobilière Siap (25 sal.), travail temporaire Adecco (150 sal.) et Adia (65 sal.), nettoyage Simonet (50 sal.)..

La population communale (sdc) a passé les 5 000 hab. en 1876 et les 7 000 en 1955, puis les 10 000 en 1975, avant de redescendre légèrement. Après un passage à droite pour un seul mandat, la majorité municipale est revenue à gauche en 2008; le maire est Marie-Thérèse Bonneau, socialiste, professeur. Pithiviers accueille le siège de la communauté de communes de Beauce et du Gâtinais, qui réunit 18 communes et 9 500 hab. mais ne comprend pas la commune de Pithiviers; elle héberge également le siège du pays de Beauce-Gâtinais en Pithiviérais. L'unité urbaine Insee est donnée pour 11 500 hab., l'aire urbaine pour 16 600 hab. L'arrondissement a 57 100 hab., 5 cantons, 86 communes, 119 806 ha.

Le canton a 23 000 hab. (22 300 en 1999), 20 communes et 33 811 ha dont 5 999 de bois; il est principalement en Beauce, mais mord au sud sur la forêt d'Orléans. À l'orée de celle-ci s'étend la grande commune de Chilleurs-aux-Bois (1 900 Chilleurois, 5 222 ha, 28 km au NE d'Orléans) où se trouve le château de Chamerolles, construit au début du 16e s. par un certain Lancelot du Lac, bailli d'Orléans puis chambellan de Louis XII, dans le style féodal en forme de quadrilatère fortifié à douves, fortement restauré de 1988 à 1992 par le Conseil général du Loiret qui en est propriétaire, avec un jardin renaissance à thèmes, un musée-collection de flacons de parfum et des animations, et un centre de loisirs attenant, près de l'étang du Grand Vau; le château, dans un domaine de 47 ha, accueille 40 000 visiteurs par an. La commune a aussi un atelier de plastiques pour emballages IPI (International Plastic Industries, 150 sal.), et un refuge pour chiens et chats; la population avait atteint 1 900 hab. en 1866 mais était inférieure à 1 100 au cours des années 1960; elle a repris depuis, et gagné 200 hab. de 1999 à 2007. Le nom de la commune viendrait du patronyme latin Callius, associé jadis à durum (forteresse); la mention «aux Bois» date de 1801.

Plus à l'est, le finage de Courcy-aux-Loges (420 Courcéens, 2 090 ha dont 1 555 de bois) est très étendu dans la forêt d'Orléans, où le village occupe une petite clairière agrémentée par l'étang du Gastil, tandis que Vrigny (770 Vrignois, 1 614 ha dont 722 de bois) est un peu plus en avant, 9 km au sud du chef-lieu, et n'a pas autant de bois; Vrigny a une maison familiale rurale et propose un musée de la vie rurale dans la Maison du Père Mousset et le château de la Brosse (17e-18e s.); la commune a gagné 160 hab. de 1999 à 2007.

Bouzonville-aux-Bois (410 hab., 754 ha), 7 km au sud du chef-lieu, a une maison d'accueil spécialisée (la Ferme aux Bois). Ascoux (870 Ansculfussiens, 675 ha), à 5 km au sud de Pithiviers, accueille l'imprimerie d'étiquettes et emballages Printor (75 sal.) et une jardinerie (25 sal.), plus la plomberie Lepage (25 sal.), le négoce agricole Soufflet (45 sal.) et l'entreposage Caroll (70 sal.); sa population a augmenté d'une quarantaine d'habitants entre 1999 et 2005; le nom d'Ascoux est réputé venir du patronyme germanique Ansculf, d'où le gentilé. Plus près de Pithiviers, mais toujours au sud, est Dadonville, qui vient de passer les 2 000 hab. Bondaroy (400 Bondarais, 694 ha), petite banlieue à l'est de Pithiviers dans la vallée de l'Essonne, accueille un Intermarché (35 sal.).

De l'autre côté vers l'ouest, Pithiviers-le-Vieil (1 960 Pithivériens, 3 368 ha dont 245 de bois), sur l'Essonne, a un finage bien plus étendu que celui de Pithiviers; il accueille la roseraie d'André Ève, un parc éolien de 5 unités Vestas (10 MW) à la Grange du Bourreau, un aérodrome avec aéroclub et piste gazonnée de 1 150 m, une sucrerie (130 sal., groupe de la Vermandoise) et plusieurs autres industries comme les carrosseries de camions Cargo-Van (90 sal.), les charpentes Idee Gipen (70 sal.), les fers à béton Snaam (Allians, 35 sal.), les Malteries franco-belges (35 sal.), les maisons Pavisol (40 sal.); négoce de matériel agricole (Cornet, 60 sal.), Intermarché (50 sal.). La commune avait 1 200 hab. en 1954 et sa population augmente depuis 1911, mais elle n'a gagné qu'une cinquantaine d'habitants de 1999 à 2007.

Un peu en amont, 6 km au SO de Pithiviers, Escrennes (690 hab., 1 155 ha) a une église du 11e au 13e s.; un atelier de galvanisation et traitements de surfaces (Galva 45, 160 sal.) et un fabricant de matériel agricole (Jourdain, brouettes et matériel tubulaire pour élevage bovin, 150 sal.). La commune va recevoir un échangeur de la nouvelle autoroute A 19 avec la N 152, qui doit être accompagné d'un parc d'activités. Guigneville (510 hab., 3 200 ha) occupe le nord-ouest du canton, en pleine Beauce, et partage avec Pithiviers-le-Vieil le bois du Bel Ébat; église du 12e au 16e s.; clôtures et filets pour élevages (Adic, 25 sal.). La commune a absorbé sa petite voisine Sébouville (160 hab.) en 1972.

Dans la partie orientale du canton à 5 km ESE de Pithiviers, Yèvre-la-Ville (710 Évarois, 2 677 ha) a annexé en 1973 l'ancienne commune de Yèvre-le-Châtel (240 hab.) à 2 km au nord du village, membre des plus beaux villages de France, dominant la petite vallée de la Rinarde, affluent de droite de l'Essonne; on y voit des restes d'une puissante forteresse et deux églises classées, le tout du 13e s. Le gentilé vient directement de l'ancien nom latin, lui-même peut-être tiré du gaulois eburos qui désignait l'if. Plus loin Boynes (1 200 Boynots, 1 543 ha), 12 km au SE de Pithiviers, a un gros abattoir de volailles du groupe Doux (230 sal.) et un fabricant d'équipements pour automobiles Bowden (220 sal.), spécialiste de câblages, du groupe Dura Automotive, états-unien. Le village fut un lieu de production de safran, ce à quoi est consacré un musée; église classée du 13e s. Boynes a une population assez stable depuis 1950, en progrès récent, mais elle avait 2 000 hab. au début du 19e s. Les environs de Pithiviers sont parfois nommés le Pithivérais.


Dadonville

1 900 hab., 1 821 ha, commune du Loiret dans le canton de Pithiviers, immédiatement au sud du chef-lieu.Elle s'orne du château de Denainvilliers (17e s., classé) et abrite un institut médico-éducatif; supermarché Carrefour (40 sal.), travaux publics Crambes (45 sal.), négoce de boissons (Granger, 20 sal.), jardinerie (25 sal.). La commune avait 610 hab. en 1962 puis a crû assez rapidement; elle a gagné plus de 150 hab. entre 1999 et 2007, ce qui lui a permis dde dépasser les 2 000 hab.