Canton d'Olivet

Olivet

20 700 hab. (Olivetains) dont 1 350 à part, 2 339 ha dont 352 de bois, chef-lieu de canton du Loiret dans l'arrondissement d'Orléans, en banlieue sud d'Orléans. Sa croissance spectaculaire (4 800 hab. en 1946, 7 600 en 1962, 12 800 en 1975, 17 600 en 1990) est en partie due au développement des installations hospitalières et universitaires d'Orléans-la Source, une quasi-ville nouvelle ainsi nommée parce que l'on y trouve la source du Loiret, agrémentée d'un parc floral du Poutyl (3,5 ha) qui reçoit 125 000 visiteurs par an. La ville elle-même est très fleurie (quatre fleurs). Toutefois, la population s'est à peu près stabilisée depuis 1999. La majorité municipale est à droite, le maire est Hugues Saury, UMP, pharmacien.

L'activité d'Olivet ressortit très largement au secteur tertiaire, qui comprend notamment un pôle santé et facultés, deux collèges publics et un collège privé, un lycée professionnel public, deux maisons de retraite (50 et 40 sal.) et un centre d'aide par le travail, un institut médico-professionnel. La commune a un gros centre commercial Auchan (500 sal.) et un centre Leclerc (200 sal.), plus un Castorama (110 sal.); et des magasins But (45 sal.) et Darty (40 sal.); clinique de l’Archette (180 sal., 125 lits) avec centre d'hémodialyse (45 sal.), ingénierie Antea (80 sal.), Stmo (60 sal.), GAM (45 sal.); informatique Armony (55 sal.), Rhapso (40 sal.) et Wirecom (35 sal.); comptabilité Safrec (40 sal.); nettoyage GSF (200 sal.); publicité Scoop (40 sal.); verre plat Sodivitrage (45 sal.), machines de papeterie ATN (groupe DCM Usimeca, 40 sal.), équipements de contrôle Num'Axes (45 sal.), mécanique HGI (35 sal.), éditions Evoc (50 sal.); travaux publics Eiffage (65 sal.), transports Phone Express (60 sal.).

Néanmoins Olivet, située au sud du cours du Loiret, est principalement résidentielle. Le vieux centre est sur la rive gauche du Loiret; en aval s'ouvrent des espaces verts avec des moulins et le château de Fontaine; château du Rondon (17e s.) avec parc d'agrément (18e s.). À l'ouest passe l'A 71, qui dispose d'un échangeur dans les bois, près du complexe sportif du Donjon; l'échangeur de Belle-Croix, plus à l'est, donne accès à la N 20. À la limite sud de la commune, où commencent les bois de Sologne, s'est établie l'armée: quartier Valmy (6e-12e régiment de cuirassiers, équipé de chars Leclerc), hôpital militaire, résidence Maréchal-Foch et, au-delà, le site de Maison-Fort dans la commune d'Ardon. Le canton a 28 100 hab. (27 200 en 1999), 3 communes et 4 638 ha dont 781 de bois; les deux autres communes sont Saint-Hilaire-Saint-Mesmin et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, de part et d'autre du Loiret.


Saint-Hilaire-Saint-Mesmin

2 700 hab. (Hilairois), 1 412 ha dont 400 de bois, commune du Loiret dans le canton d'Olivet, 4 km à l'ouest du chef-lieu; église à clocher et porche protégés (16e s.). Le centre-ville est au bord du Loiret et la commune atteint à l'ouest le confluent de la Loire et du Loiret. Le sud est dans le bois de Sologne, autour du château de Folleville (19e s.). La commune, banlieue résidentielle, cultive quelques vignes (43 ha); elle accueille un institut médico-éducatif et un négoce de fruits et légumes (Dorléane, 20 sal.). La réunion des deux villages est du 18e siècle. Leur population avait approché 1 500 hab. dans les années 1840 puis était descendue à 900 en 1931; elle augmente lentement depuis et s’est accrue de près de 300 hab. entre 1999 et 2007.


Saint-Pryvé-Saint-Mesmin

5 500 hab. (Pryvatains), 887 ha, commune du Loiret dans le canton d'Olivet, en banlieue SO d'Orléans entre la Loire et le Loiret, qu'elle accompagne jusqu'au confluent. Elle a de nombreuses serres horticoles; théâtre de l'En Vie, hippodrome de l'île Arrault, réserve naturelle. Les principales entreprises sont les ateliers Alombard (matériels électriques, 170 sal.), l’atelier protégé de la Couronnerie (140 sal.); ascenseurs Schindler (40 sal.), installations électriques Brunet (20 sal.), négoces de matériel de chantier SOMTP (50 sal.) et M-Loc (30 sal.), travaux publics Appia (Eiffage, 65 sal.), transports R. Perrin (90 sal.), nettoyage Diamant (50 sal.); maison de retraite (Esmera, 40 sal.).

La commune est traversée par l'A 71; son territoire touche au sud-ouest à la rive droite du Loiret par le quartier de Santin, et contient toute la pointe d'interfluve entre Loire et Loiret jusqu'au confluent. Saint-Privé avait absorbé en 1824 Saint-Nicolas-Saint-Mesmin, elle-même issue d'une réunion antérieure; elle a changé son nom à cette occasion. Elle a eu 800 hab. de 1850 à 1921, puis sa population a augmenté, lentement d'abord (1 500 hab. en 1954), un peu plus vite ensuite jusqu'en 1999; mais elle a perdu 200 hab. de 1999 à 2007.