Canton de Martel

Martel

1 660 hab. (Martelais), 3 528 ha dont 1 066 de bois, chef-lieu de canton du département du Lot dans l'arrondissement de Gourdon, 15 km ENE de Souillac, 26 km NNO de Gramat et 28 km au SSE de Brive. La bourgade est située sur le plateau calcaire qui porte le nom de causse de Martel et qui occupe le nord-ouest du département. Elle fut une ville libre et fortifiée à partir de 1219, et une place marchande active. Les boulevards dessinent le tracé de l'enceinte disparue; le centre conserve des restes de remparts et sept tours dont une de 25 m du 14e s., une grande église gothique fortifiée du 15e s., de nombreuses maisons et hôtels particuliers du 14e au 16e s., un palais du 16e s., une halle de 1785.

Martel, qui a un collège public, accueille un Intermarché (35 sal.) et surtout une usine de plasturgie, fabriquant des étuis et bouchons pour cosmétiques et employant 310 personnes (Solev ou Lotoise d'Évaporation). Mais elle mise sur le tourisme, grâce à ses atouts urbains et périurbains. L’ensemble est «station verte de vacances» et figure parmi les «villages de charme»; quatre hôtels, deux campings, un quart de résidences secondaires. D'environ 2 000 hab. au début du 19e siècle, la population communale était tombée à 1 100 en 1936, 1180 en 1962; elle a repris jusqu'en 1975 puis s'est à peu près stabilisée;elle a gagné 130 hab. de 1999 à 2009. La communauté de communes du canton de Martel, qui siège dans le bourg, compte 11 communes, 5 900 hab. et 24 500 ha et sa population active.

Le finage approche de la rive droite de la Dordogne au château de Mirandol et au belvédère de Copeyre, face au cirque de Montvalent. Elle l'atteint au hameau de Gluges, ancien port de la Dordogne, au pied d'un escarpement à grottes fortifiées dans lequel s'insère une église à demi-souterraine. Elle offre aussi un parc animalier spécialisé (Reptiland), une serre exotique à orchidées, un labyrinthe végétal de maïs près de Gluges (Labyrinthus). Deux trains touristiques, dont un à vapeur, ont été remis en marche sur le tronçon de voie de Martel à Saint-Denis depuis 1997, reprenant le nom traditionnel de Truffadou, surnom ancien du train qui apportait au marché de Martel les «truffes» du haut pays, en vérité plutôt les pommes de terres, dont le nom occitan est truffo

Le canton a 5 400 hab. (4 700 en 1999), 10 communes, 20 527 ha dont 7 175 de bois; il atteint au nord la limite de la Corrèze, mais le causse n’a que de petites communes dépeuplées. Les visiteurs privilégient la vallée de la Dordogne. Cressensac (650 hab., 2 304 ha dont 976 de bois) tient l'angle nord-ouest du canton; son finage est frôlé à l'ouest par la voie ferrée Paris-Toulouse et traversé du nord au sud par l'ancienne N 20 (D820) et l'A 20, qui y a une aire de service (Pech Montat) avec une station Esso (35 sal.) au nord, un échangeur avec péage au sud. La commune a gagné 70 hab. depuis 1999.

Saint-Denis-lès-Martel (390 Saint-Dyonésiens, 793 ha), 5 km à l’est de Martel, a une gare avec bifurcation ferroviaire sur les voies de Brive à Capdenac et Brive à Aurillac, et comprend une fraction de la plaine de la Dordogne, où se niche, sur un site de moulin, le beau château renaissance de Briance, rénové au 19e s.; la commune a un village de vacances. En face, Floirac (280 Floiracois, 1 902 ha dont 705 de bois) bénéficie du grand site de cingle du cirque de Montvalent.

Le village de Montvalent (320 Montvalentais, 2 761 ha dont 1 001 de bois) est plus au SO, et d’ailleurs sur un autre cingle; il s'est accru de 50 hab. depuis 1999. Il domine le village de Creysse (300 Creyssois, 951 ha dont 308 de bois), rive droite, au centre d’une petite plaine issue du recoupement de méandres de la Dordogne, qui a abandonné le grand méandre de Creysse, l'un des beaux sites de la vallée; le village, qui a gagné 40 hab. après 1999, est curieusement le siège du Syndicat de Défense de la Noix et du Cerneau de Noix du Périgord. Il est aussi le siège du pays de la Vallée de la Dordogne lotoise (62 communes, 33 400 hab., 874 km2).