Canton de Puy-l'Évêque

Puy-l'Évêque

2 200 hab. (Puy-l'Évêquois), 2 638 ha dont 1 011 de bois, chef-lieu de canton du département du Lot dans l'arrondissement de Cahors, 33 km à l'ouest de la préfecture, sur la rive droit du Lot. La ville est établie en position défensive sur l'étroit pédoncule d'un méandre resserré du Lot. Elle conserve un donjon carré à trois étages d'où l'on a une vue étendue, une église fortifiée (14e et 19e s.), des maisons anciennes, et bénéficie d'une vaste esplanade. Au nord de la commune à 3 km, une église à fresques du 15e s. se signale au hameau de Martignac.

Point fort du vignoble lotois, et «station verte de vacances», Puy-l'Évêque a un collège public, un Intermarché (30 sal.), une métallerie Métal Formage (35 sal.), une entreprise de travaux publics (Marcouly, 70 sal.). Elle abrite le siège de la communauté de communes du Lot et du Vignoble qui dépasse largement le canton puisqu’elle réunit 29 communes (15 200 hab.). Sa population, forte de 2 500 hab. en 1831, est descendue à 1 500 en 1936; elle a nettement repris après la dernière guerre avant de culminer à 2 350 hab. (sdc) en 1975 puis de se réduire un peu; elle reste stable.

Le canton a 9 400 hab. (9 000 en 1999), 16 communes, 21 524 ha dont 7 616 de bois; il est limitrophe du Lot-et-Garonne et touche aussi, au nord, au département de la Dordogne. Il est traversé d’est en ouest par la large vallée du Lot. Au nord du chef-lieu à 6 km, Cassagnes (220 Cassagnais, 1 162 ha dont 639 de bois) a une église romane et un plan d’eau de 5 ha sur la Thèze, affluent du Lot qui conflue à Fumel. Montcabrier (380 Cabrimontiens, 2 175 ha dont 1 312 de bois), 9 km au NO de Puy-l’Évêque, est un village perché au-dessus de la vallée de la Thèze, issu d’une bastide de 1297, au plan en damier; il porte le nom du sénéchal du Quercy qui la lança pour le compte du roi de France. Son église s’orne d’un portail flamboyant; sur le versant d’en face dans la même commune, se voient les ruines de l’ancienne bastide ennemie de Pestillac, disparue en tant que telle.

Un peu en aval dans la même vallée de la Thèze, Saint-Martin-le-Redon (220 Saint-Martinons, 1 060 ha dont 561 de bois), à 9 km ONO de Puy-l’Évêque, a des maisons anciennes à balet qui annoncent l’Agenais, et une source d’eau minérale exploitée (marque Saint-Martial). Juste au NO se dressent les hautes tours du château de Bonaguil, une merveille de l’art militaire, mais qui est juste au-delà de la limite régionale, sur le finage de Saint-Front-sur-Lémance (Lot-et-Garonne). La commune de Soturac (680 Soturacois, 1 955 ha dont 639 de bois) atteint aussi les abords de Bonaguil et longe la limite départementale du nord au sud; le village est dans la plaine du Lot, rive droite, juste à la limite de la région, et exploite 123 ha de vignes.

Au sud du Lot, Mauroux (540 Maurosiens, 1 620 ha dont 281 de bois), 11 km au SO de Puy-l’Évêque, cultive 91 ha de vignes; au bord du Lot, subsistent quelques ruines du château et de l’ancienne ville d’Orgueil, tous deux rasés au cours de la guerre de Cent Ans pour avoir rallié les Anglais; un site de fouilles y est ouvert. La commune a gagné 110 hab. depuis 1999. Sa voisine Lacapelle-Cabanac (160 Capellois, 804 ha dont 259 de bois), 2 km au NE, participe également au Vignoble (98 ha), comme Floressas (160 Floressacois, 1 384 ha dont 425 de bois), nettement plus éloignée du Lot, 9 km au sud de Puy-l’Évêque sur le causse (121 ha de vignes).

Dans la vallée du Lot, les villages sont rapprochés et viticoles. Touzac (360 Touzacois, 1 489 ha) est sur la rive gauche, 8 km à l’ouest du chef-lieu, et connu pour la résurgence de la source Bleue, qui débite 1 800 litres par seconde dans une vasque d’un beau bleu; un moulin y est devenu hostellerie dès le 16e s., et la source a aussi entretenu une papeterie au 19e s., transformée en fabrique de pâtes alimentaires au 20e s. Vire-sur-Lot (420 Virois dont 45 à part, 777 ha), en amont, est un ancien port de descente des vins vers Bordeaux; la commune a la plus grande surface de vignes de tout le vignoble lotois (396 ha), et un institut médico-éducatif; la commune a 60 hab. de plus qu'en 1999.

En face, 6 km à l’ouest de Puy-l’Évêque au pied du coteau de rive droite, Duravel (990 Duravelois, 1 497 ha dont 609 de bois) est issue d’une vieille cité gallo-romaine auprès de laquelle l’abbaye de Moissac avait établi un prieuré; il en reste une petite bourgade de marchés, avec des maisons anciennes dont celle du prieur (15e s.), une église des 11e-12e s. à clocher carré du 14e, chapiteaux sculptés et crypte mérovingienne; transports Roquemauroux (20 sal.). Duravel a gagné 90 hab. de 1999 à 2009.

Au sud du chef-lieu sur la rive gauche, Grézels (240 Grézelois, 1 102 ha dont 264 de bois) se signale par le château féodal restauré de la Coste, qui domine la vallée; musée de la vigne et de la gastronomie, 86 ha de vignes; la commune a 40 hab. de moins qu'en 1999. Pescadoires (140 Pescadariens, 328 ha), juste à l’est de Puy-l’Évêque au milieu d’un grand lobe de méandre, cultive 170 ha de vignes. Lagardelle (140 Gardelliens, 307 ha), 2 km au SE, a une menuiserie (Noël, 40 sal.) et a crû de 40 hab. depuis 1999. Bien plus peuplée, Prayssac est juste à l’est du canton.


Prayssac

2 540 hab. (Prayssacois) dont 100 à part, 2 405 ha, commune du département du Lot dans le canton de Puy-l’Évêque, 5 km à l’est du chef-lieu sur la rive droite du Lot. C’est un haut lieu du vignoble lotois, à la fois marché actif, avec des conserveries, et la deuxième commune pour la surface en vignes (350 ha), riche de 18 caves. C’est aussi une «station verte de vacances» dotée d’un village de vacances, d’un festival estival de tango et d’un «festival mondial de folklore».

Elle s’orne du château de Calvayrac (19e s.) et possède un collège public et les nombreux équipements culturels et sportifs modernes d’une commune qui eut la chance d’avoir pour maire Maurice Faure avant qu’il ne lui préfère Cahors. Les principaux employeurs sont les supermarchés Carrefour (30 sal.) et Intermarché (30 sal.), les Autocars du Lot (Antunes, 25 sal.). Avant 1950, la population communale avait oscillé entre 2 000 hab. (1840-1880) et un peu moins de 1 500 (années 1930); elle a sensiblement augmenté ensuite, puis sa croissance s’est ralentie; elle a gagné 110 hab. de 1999 à 2009.