Canton de Tonneins

Tonneins

9 500 hab. (Tonneinquais) dont 350 à part, 3 478 ha, chef-lieu de canton du Lot-et-Garonne dans l’arrondissement de Marmande, à 18 km SE de la ville. C’est une ancienne place huguenote au bord de la Garonne sur la rive droite, au passage de la voie ferrée et de la N 113 (devenue D 813). Elle dispose de nombreux équipements: musée de l’automobile miniature; musée-exposition de la batellerie A Garonna; établissements pour handicapés et paralysés (centre d’aide par le travail), institution pour enfants, centre de rééducation, hôpital local (20 lits), collèges privé et public, lycée professionnel agricole au sud-est de la ville, et même une Confrérie du Jambon. La ville se veut aussi «station verte de vacances». Son finage comprend au sud la large plaine alluviale de rive droite de la Garonne en incluant le gros hameau d'Ayet sur la N 113, et une partie des collines entre Lot et Garonne. Il est limité à l'est par le cours de la Torgue, affluent de gauche du Tolzac. La population, qui déclinait depuis 1975, s'est stabilisée; elle a regagné 70 hab. de 1999 à 2008.

Parmi les entreprises, dominent l’industrie du bois avec les portes Righini (180 sal.) et les charpentes Sacba (Société d’aménagement et de construction de bâtiments agricoles, 85 sal.); plastiques pour bâtiment Siba-Menuiserie (50 sal.); petite usine chimique Archimica ex-Clariant (40 sal.), huiles et graisses Biopress (30 sal.); matériel pour l'industrie de la viande par les Ateliers de la Queille (35 sal.), montage de matériel de levage Acces Industrie (30 sal.); négoces de produits agricoles phytosanitaires Cerevi (90 sal.), de métaux KDI (30 sal.); constructions SCMCBC (25 sal.) et Maisons SIC (50 sal.), bétons Weber (25 sal.); installations sanitaires, d'eau et de gaz Badie (40 sal.); ingénierie Serp (30 sal.); hypermarché Leclerc (170 sal.), Intermarché (45 sal.). La manufacture de tabacs de la Seita y a employé jusqu’à 600 personnes avant d’être arrêtée fin 1998 et définitivement fermée en janvier 2005. Le groupe coopératif Terres du Sud (35 sal.) est un fournisseur de matériel agricole et d’irrigation; élevage de volailles Sopavi (Corlay, 35 sal.).

Le canton a 13 900 hab. (13 600 en 1999), 5 communes et 11 560 ha. Il se déploie entre les vallées de la Garonne et du Lot au nord du confluent, mais ne comprend pas celui-ci; il englobe Clairac au sud. Fauillet (870 hab., 1 425 ha) est au nord de Tonneins dans le couloir de la Garonne au confluent du Tolzac. Le village est sur la rive gauche du Tolzac à 4 km NNO du chef-lieu; la commune a les fabriques de matériel de levage Delta Manlift (JLG) de 100 emplois et Sogecofa (140 sal.) et une autre de matériel agricole Razol (70 sal., depuis 1855), dans le prolongement de la zone industrielle de Tonneins; mécanique Someton (20 sal.), levage et manutention Mediaco (30 sal.)Constructions rationnelles industrielles (CIR, 70 sal.), conserves de la Maison du Confit (70 sal.), traiteur Guérin (40 sal.); maintenance industrielle Acces (30 sal.), travaux publics Cuendet (25 sal.), entrepôt des tabacs à la limite de Tonneins. La commune avait été réunie à Tonneins entre 1972 et 1987, mais a voulu reprendre son indépendance. Elle ne fait d’ailleurs pas partie de la communauté de communes marmandaise du Val de Garonne, à laquelle adhère Tonneins.

Varès (670 hab. 1 679 ha dont 232 de bois), 6 km au NE de Tonneins, est au pied du versant gauche de la vallée du Tolzac; lac collinaire à deux cornes au nord dans le vallon du Chavanac et haras du Paon; au nord-est, restes du hameau du Vieux Varès sur la rive droite. La commune a perdu des habitants après 1999. Lafitte-sur-Lot (790 hab., 1 599 ha), au sud-est du canton, est la seule commune sur la rive gauche du Lot; la mention du Lot dans son nom est de 1975; elle a gagné 80 hab. de 1999 à 2008. Son village est à 12 km ESE de Tonneins au bord du Salabert, qui conflue avec le Lot juste au nord-ouest; château Saint-Sauveur (16e s.), temple, halles; le château de Poudepé (18e s.) est sur la rive du Lot à l'angle nord-ouest du finage. Celui-ci monte au sud-est sur la haute terrase du Lot où le Salabert est doté d'un lac collinaire. Le musée du Pruneau est à l'angle nord-est du territoire sur la rive du Lot au Gabach, juste sous le haut coteau de rive droite de Laparade, dans un environnement de vergers; scierie Cobois (75 sal.).


Clairac

2 700 hab. dont 270 à part, 3 378 ha, bourgade du Lot-et-Garonne à 40 km NO d'Agen sur la rive droite du Lot, dans le canton de Tonneins, 10 km au SE du chef-lieu. Clairac fut le lieu de la première introduction du tabac par Nicot en 1620, du séchage des prunes au soleil (17e s., par une abbaye bénédictine), puis de la prune d'ente; elle fut une ville huguenote et marchande prospère au 17e s. La prune et le tabac restent ses spécialités, avec les légumes (coopérative). On y flatte l'accueil touristique: artisanat d'art, musée ethnographique, musée de poupées anciennes, musée de trains miniatures et parc d'attractions de l'abbaye, avec musée d'automates retraçant la vie monastique médiévale (70 000 visiteurs par an). La bourgade a aussi une institution pour enfants, un lycée professionnel public, une maison de retraite, un établissement pour handicapés mentaux (esat de Castille, ALGEEI, 40 sal.).

Clairac est le centre de la communauté de communes de la Basse Vallée du Lot (7 communes, 4 900 hab.) et le siège de la grosse coopérative Terres du Sud (11 000 adhérents, 1 100 salariés), qui rayonne sur les départements de la Dordogne, de la Gironde et surtout du Lot-et-Garonne (céréales, produits animaux, agrifournitures), et emploie 80 personnes sur place; jardinerie Carré Vert (150 sal.), négoce agricole Delta Sud (30 sal.), fabrique de matériel agricole Barre (25 sal.). Sa population se maintenait depuis les années 1920; elle avait dépassé 5 000 hab. au début du 19e siècle et en avait encore 2 900 en 1900 (sdc).