Canton de Tournon-d'Agenais

Tournon-d'Agenais

820 hab. (Tournonais), 2 126 ha dont 352 de bois, chef-lieu de canton du Lot-et-Garonne, dans l’arrondissement de Villeneuve-sur-Lot, 12 km au SSE de Fumel; c’est une bastide du 13e s. tassée en ellipse sur une étroite et haute butte au pays des Serres, dominant la vallée du Boudouyssou, mais au centre d'un petit bassin et d’une étoile de routes. Ancienne place forte protestante, elle a gardé ses remparts et de nombreuses maisons anciennes, un beffroi-porche (14e et 17e s.), église en partie du 12e s.; elle est inscrite parmi les «villages de charme». De vigoureuses serres se dressent à l'est et au sud, entaillées par de profonds vallons au fond desquels ont été barrés des lacs collinaires, dont le plus grand est celui de Nautet dans le vallon de Cantegrel au sud-est; château perché (15e-16e s.) et moulin de Lamothe au sud-ouest, anciens moulins du 16e s.

La commune était très étendue au début du 19e s., où elle correspondait au canton, après avoir intégré de nombreuses paroisses: elle contenait près de 8 000 hab. Puis Montayral et Saint-Vite en sorties en 1837, et six autres communes en 1876, sa population tombant alors à 1 400 hab. Ensuite sa population a oscillé autour de 800 hab. de 1921 à 1962, est remontée à 1 000 hab. en 1975, avant de retomber; elle a néanmoins regagné 50 hab. de 1999 à 2008. La communauté de communes du Tournonnais associe 7 communes (2 100 hab.) et siège au chef-lieu.

Le canton, limitrophe des départements du Lot et du Tarn-et-Garonne, a 6 800 hab. (10 communes, 14 110 ha dont 2 256 de bois); il est traversé par la vallée du Boudouyssou, qui vient de Belmontet (Lot) et coule d’est en ouest sur 28 km avant de rejoindre la rive gauche du Lot à Penne-d’Agenais. Sa limite nord suit la vallée du Lot et englobe Montayral et l’aérodrome de Fumel. La plaine du Lot, active et peuplée, au nord, s'oppose ainsi au plateau au sud, couronné de serres et d'habitat très lâche.

Saint-Vite (1 200 hab., 547 ha), en banlieue de Fumel, est sortie en 1837, comme Montayral, de la commune de Tournon; pépinières, conserves de fruits Roucadil (40 sal.). Le centre est sur la rive gauche du Lot un peu en aval de la ville au confluent du Dor; il est épaulé en amont par le hameau de Libousseau devant le pont de Fumel, et à l'ouest par les urbanisations plus récentes des Rochers. Le finage se limite à la plaine alluviale et contient à l'ouest le château de Lapoujade (13ee-14e et 16e s.). Saint-Vite a subi les fluctuations de l’emploi du bassin de Fumel, montant de 840 hab. (1968, sdc) à 1 440 (1975) et redescendant depuis.

Saint-Georges (560 hab., 1 596 ha dont 211 de bois) est un petit village perché à 8 km NO de Tournon, sur un promontoire dominant un vallon. Le château Montbeau est perché aussi, au nord-est. Le finage comprend une partie de la plaine du Lot qui s'achève au confluent de la Mounesse, où le Lot vient couler au pied du coteau de rive gauche. La commune n'a été créée qu'en 1946, à partir de Saint-Vite, avec 410 hab., et sa population a lentement augmenté; 26 ha de vignes. Bourlens (370 hab., 1 544 ha dont 350 de bois), créée en 1876 avec 540 hab., est à 4 km au NO de Tournon, dans un léger ensellement du bas plateau, dominé au nord-ouest par la butte du Pech de l'Estelle, au sud-ouest par celle du Pech de Padès. Son territoire est limité au nord et à l'est par la vallée encaissée du Dor; au sud, celle du Périsson sépare son finage de celui de Tournon; le château de Foulou (17e-18e s.) est à l'angle sud-ouest du finage; 16 ha de vignes.

Cazideroque (250 hab., 1 194 ha) est un tout petit village sur un replat de la grosse butte du Castel, 6 km à l'ouest de Tournon, avec une église inscrite des 11e-12e s., des vestiges d'un château du 13e et des 17ee-18e s.; la vallée du Boudouyssou s'ouvre largement au pied, suivie par la D 661, ancienne N 661 qui vient de Villeneuve-sur-Lot, et dominée par deux autres buttes au nord. La commune a été créée en 1876 avec 450 hab. et s'est dépeuplée jusqu'en 1982 (220 hab.). Anthé (210 hab., 1 393 ha), créée en 1876 avec 510 hab., tient l'angle sud-ouest du canton. Le village est à 7 km au SO de Tournon dans la vallée du Ressegayré, affluent de gauche du Boudouyssou. Le finage monte au sud sur une serre très découpée, comprend la vallée du Ressegayré, la serre entre celle-ci et celle du Boudouyssou au nord, et la moitié méridionale de la plaine du Boudouyssou.

Trois communes de peu d'habitants se partagent l'est du canton. Courbiac (110 hab., 905 ha) forme l'angle sud-est du canton; créée en 1876 avec 330 hab., elle n'a pas de véritable centre, simplement une église dans la vallée du Boudouyssou à 5 km au sud-est de Tournon. Le château de Rodié (15e au 18e s.) est juste au sud. Le finage monte sur les serres des deux côtés de la vallée. Masquières (170 hab., 1 231 ha dont 300 de bois), créée en 1876 avec 440 hab., a un semblant de centre 6 km à l'est de Tournon; son finage est accidenté par un profond vallon au sud-ouest, tributaire du Boudouyssou, où sont un lac collinaire et la grotte du Cordonnier; le château du Bosc (17e s.) est sur un rebord de plateau à l'ouest, assorti d'un village de vacances. Thézac (190 hab., 1 121 ha dont 263 de bois), créée en 1876 avec 490 hab., n'a également qu'un fort petit centre, 5 km au NE de Tournon sur le plateau, dont la surface piquetée de dolines, est éventrée au nord par les vallons de tête du Dor; château de Trichot (16e au 18e s.) près du centre au nord.


Montayral

3 100 hab. (Montayralais), 2 454 ha dont 308 de bois, commune du Lot-et-Garonne dans le canton de Tournon-d’Agenais, 12 km au nord du chef-lieu. Elle a été créée en 1837 à partir du territoire de Tournon. Surtout résidentielle, la ville est sur la rive gauche de la vallée du Lot et fait partie de l’agglomération de Fumel, au sud-est de celle-ci. Son finage se partage entre la plaine du Lit dans un large coude de la rivière, et les collines au sud, bordées par la vallée du Dar qui furnit la limite au sud et à l'ouest. La commune a des vergers avec confiseries, un centre commercial Leclerc (170 sal.), un Intermarché (35 sal.) avec un Bricomarché (25 sal.); travaux publics Crobam (35 sal.), instalaltions sanitaires Martin (20 sal.). De 900 hab. vers 1940, la population de Montayral est passée à 1 700 en 1962, 3 200 en 1982 (sdc); elle a reculé un peu ensuite mais s'est stabilisée après 1999.

L'habitat comprend un centre urbain au milieu de la plaine et plusieurs noyaux secondaires tels que Cézérac au nord-ouest près du pont de Saint-Vite à Fumel, avec un château au bord du Lot; Lasballettes au sud-ouest; Cavaillé et Caillavet au sud au contact des collines; Tempoure au nord au bord du Lot avec un pont vers Fumel, et Ladhuis juste en amont, où sont un château et une grosse laiterie ex-coopérative passée en 1998 au groupe Besnier-Lactalis (LNUF, desserts lactés, 240 sal. plus 40 pour la distribution); un autre pont est au nord-est mais sans hameau. Deux zones d'activité bordent le principal carrefour au nord-ouest du bourg. Au sud-est, le château de Montayral est sur les premières collines, avec pour voisins l'aérodrome su le plateau, dit de Fumel-Montayral, doté d'une ne piste à revêtement souple de 715 m et d'un aéroclub, des coupoles astronomiques, un centre aéré et un village de vacances. Au sud-ouest sur les collines, Perricard conserve des maisons, l'église et le cimetière d'une ancienne paroisse.