Canton de Florac

Florac

1 990 hab. (Floracois) dont 70 à part, 2 989 ha dont 694 de bois, sous-préfecture de la Lozère, 40 km SSE de Mende, à 530 m. La ville est au fond de la vallée du Tarnon, juste après le confluent de la Mimente et avant le confluent avec le Tarn, qui se situe dans la commune. Elle est dominée à l'ouest par le puissant escarpement du causse Méjean, qui monte à 1 081 m au Rochefort (point de vue). Vers l'est, le finage s'élève sur les pentes boisées du massif du Bougès, jusqu'au col du Sapet (1 116 m). Le centre-ville est riche en maisons anciennes et lieux d'intérêt, dont le château du 17e s., qui abrite le siège et le site d'accueil du Parc national des Cévennes, avec exposition permanente et boutique du Parc; ou la résurgence de la source du Pêcher et le cours du Vibron avec cascades et viviers de poissons, les anciens remparts, le centre culturel moderne.

La bourgade a un tribunal, un hôpital local (20 lits), un collège public, un centre de formation professionnelle agricole (CFPPA), un centre d'expérimentation pédagogique (CEP), une maison d'accueil spécialisée (MAS). Elle accueille un village de vacances et le label «station verte de vacances» et organise en octobre un original festival de la soupe; elle a cinq hôtels (140 chambres), cinq campings (340 places) et un peu plus de 400 résidences secondaires (29% des logements).

Florac n'a que de très petites entreprises, la principale étant un supermarché Carrefour de 20 salariés;maçonnerie Araujo Bourély (25 sal.). La population communale a augmenté de 1954 (1 450 hab.) à 1990; mais elle avait atteint 2 200 hab. en 1881 déjà, et elle a diminué de 80 hab. après 1999, repassant sous les 2 000. La municipalité est traditionnellement à gauche; le maire est Daniel Velay, communiste. Florac est le siège de la communauté de communes du pays de Florac et du Haut Tarn (5 communes, 3 400 hab.). L'arrondissement a 13 200 hab. (12 500 en 1999), 5 cantons et 50 communes, 168 745 ha.

Le canton a 4 100 hab. (3 900 en 1975), 9 communes, 29 312 ha dont 7 205 de bois. Il s'allonge du sud au nord avec pour axe la vallée du Tarnon. À l'extrême sud, le territoire de Rousses (100 Roussois, 2 238 ha dont 696 de bois) va jusqu'au pied de l'Aigoual et englobe les gorges du Tapoul; la partie amont est dans le Parc national des Cévennes, autour du hameau de Massevaques. Un peu au nord, Vébron (210 Vébronnais, 6 966 ha dont 1 875 de bois), sur le Tarnon à 14 km de Florac (660 m), possède une grande étendue sur la partie orientale du causse Méjean (1 247 m au mont Gargo) et dépasse à l'est la corniche du Can de l'Hospitalet, dont elle a le point le plus élevé (1 111 m) près de l'aven de Montgros; elle organise un festival vidéo. Saint-Laurent-de-Trèves (180 Laurentrévois, 2 309 ha dont 552 de bois), dont le village à 9 km SSE de Florac est juché à 900 m à mi-pente du Can de l'Hospitalet, mais dont le finage monte à l'ouest sur le Grand Causse, conserve dans la roche des empreintes de dinosaures; la commune a gagné 40 hab. de 1999 à 2009.

Le canton s'élargit au nord. Près de Florac, Bédouès (300 Bédouesquins, 2 680 ha dont 1 204 de bois), dans la vallée du Tarn à 660 m, a un finage très contourné qui monte à l'est vers le Bougès dans la forêt de Ramponenche, où l'on exploita des mines. Elle ne manque pas d'attraits: collégiale fortifiée du 14e s. en schiste brun; festival Nature du Parc; château de Miral dans la vallée du Tarn (13e s.); manoir d'Issenges (17e s.) au nord. Cocurès (200 Cocurésiens, 355 ha), juste en amont de Bédouès dans la petite vallée du Briançon près de son confluent avec le Tarn, a quelques petites entreprises de bois (20 sal.) et maçonnerie (25). Les Bondons (140 Bondoniens, 4 554 ha dont 659 de bois), 12 km au NNE de Florac à 860 m, étend son finage jusqu'à la crête du mont Lozère où il atteint 1 562 m; on y apprécie des cascades, et surtout les nombreux mégalithes au site de la Cham, qui en font le principal groupe du Midi de la France, riche de 150 menhirs; anciennes mines de baryte; maçonnerie Chapelle (45 sal.).

Ispagnac (870 Ispagnacois, 5 371 ha dont 801 de bois) est au contraire au fond de la vallée du Tarn à l'entrée des gorges, à 520 m. La commune occupe une partie du causse de Sauveterre (mont Chabrio, 1 106 m) où l'on voit un clocher des tourmentes; elle va au nord jusqu'au col de Montmirat (1 042 m, beau panorama) sur la route de Mende, à l'est sur les premières pentes du massif ancien jusqu'à l'Esquine d'Aze («le dos d'âne», 1 233 m). Ce «jardin de la Lozère» connaît quelque renouveau depuis le creux des années 1970 (540 hab.), grâce au tourisme, et se veut «station verte de vacances»; festival de théâtre, village de vacances, usine d'embouteillage de l'eau de Quézac (55 sal.) au groupe Nestlé Waters; la commune a gagné 80 hab. de 1999 à 2009.