Canton du Malzieu-Ville

Malzieu-Ville (Le)

900 hab. (Malzéviens), 780 ha, chef-lieu de canton de la Lozère dans l’arrondissement de Mende, 8 km au NNE de Saint-Chély-d’Apcher dans la vallée de la Truyère, à 860 m. Le village, tassé, est un des beaux ensembles médiévaux du Gévaudan, qui a gardé une partie de ses hauts remparts, de ses anciennes portes et de son château. La bourgade a un bon équipement de base, avec un hôpital local (5 lits); «station verte de vacances», elle dispose d’un complexe municipal de loisirs au bord de la Truyère, avec village de vacances; exposition sur la «bête du Gévaudan»; laiterie des Fromageries Occitanes (40 sal.), aliments du bétail (J.-L. Boulet, 55 sal., au moulin), carrières et maçonnerie (Trébuchon, 25 sal.), transports par cars Seyt (20 sal.). La population s’est érodée depuis 1886 (1 140 hab.), mais très lentement, et a repris depuis le minimum de 1968 (800 hab.), mais elle aurait reperdu 90 hab. depuis 1999.

Le canton a 2 500 hab. (2 300 en 1999), 9 communes, 16 085 ha dont 4 328 de bois; limitrophe du Cantal et de la Haute-Loire, il s’étend en Margeride et il est le plus septentrional de toute la région. À l’est du chef-lieu, Le Malzieu-Forain (490 Malziolains, 4 865 ha dont 1 878 de bois) est une commune étendue, qui dépassait 1 100 hab. en 1906 mais en a regagné 130 de 1999 à 2009; son territoire comporte une série de hameaux dispersés et monte jusqu’au Truc de la Garde (1 486 m).

Tout au nord, le finage de Paulhac-en-Margeride (110 Paulhacois, 1 579 ha dont 548 de bois), 14 km NNE de Malzieu-Ville, va jusqu’au mont Mouchet (1 496 m), à la limite des trois départements, haut lieu de la Résistance consacré par un monument et un musée dans la commune voisine d’Auvers, en Haute-Loire. Le village, à 1 167 m d’altitude, a été reconstruit après avoir été incendié par les troupes allemandes en juin 1944.

Vers l’ouest, le petit village de Chaulhac (70 Chaulhaciens, 947 ha dont 144 de bois), 13 km NNO du chef-lieu à 920 m, domine les gorges de la Truyère. Prunières (260 Pruniérois, 1 309 ha dont 169 de bois), 4 km au sud du Malzieu-Ville à 1 030 m, a une église romane et, au hameau d’Apcher, des restes de l’ancien château seigneurial, dont une chapelle romane; elle s'est accrue de 80 hab. entre 1999 et 2009. Le canton fut le théâtre principal des exploits de la «bête du Gévaudan» en 1764-1767.