Canton de Doué-la-Fontaine

Doué-la-Fontaine

7 800 hab. (Douessins) dont 310 à part, 3 590 ha dont 383 de vignes, chef-lieu de canton du Maine-et-Loire dans l'arrondissement de Saumur, 19 km OSO de Saumur. La ville tient une solide position de carrefour dans un environnement de bas plateau très régulier et bien dégagé, à peine drainé par le Douet, petit affluent de droite du Layon. Elle a bénéficié d'un original effort d'urbanisme à la fin du 18e siècle sous la conduite de Joseph-François Foulon, qui y lança des plantations de peupliers tandis que son jardinier se consacrait à des roseraies, qui font aujourd'hui la renommée de la ville: on y aurait compté 8 millions de rosiers… Un festival fête la rose en juillet; parc-jardin des Roses aux écuries de l'ancien château de Foulon, distillerie d'eau de rose (la Sablière).

Doué a des maisons anciennes, dont une «maison carolingienne» du 10e s. avec un donjon rectangulaire, et des arènes qui ont été aménagées au 15e siècle dans d'anciennes carrières. Les environs abondent en carrières, caves, souterrains et aménagements troglodytiques dans les faluns; moulin restauré, parc zoologique des Minières sur 10 ha au SO de la ville (Bioparc, 30 sal., plus 25 pour la buvette du zoo). La ville a un musée des vieux commerces, un collège public et un privé, un hôpital local (20 lits) et l'hospitalisation à domicile LNA (20 sal.), un Intermarché (40 sal.) et un supermarché U (140 sal.), quelques négoces comme la Quincaillerie Douessine (40 sal.) et Sedetex (habillement, 25 sal.).

Doué est surtout un centre tertiaire, avec assez peu d’industries si ce ne sont les fabriques de chaussures Image de Paris (65 sal.) et de chaussures de sport Technisynthèse (70 sal.), toutes deux du groupe Eram, l’imprimerie Étienne (45 sal.) et sa filiale ÉtiquAdhésif (25 sal.); vins mousseux Lacheteau (35 sal.) et vins Johanes Boubée (Produis, 50 sal.); Anjou-Viandes (20 sal.); transports Trallia (45 sal.), autocars Quétineau (20 sal.); nettoyage Arenis (140 sal.).

La commune était Doué tout court jusqu’en 1933; elle s’est agrandie du territoire de La Chapelle-sous-Doué (600 hab.) au sud-ouest en 1841, de ceux de Douces (680 hab.) à l’est et Soulanger (1 200 hab.) à l’ouest en 1964. La population était de 6 000 hab. (sdc) en 1968; elle a continué de croître après la fusion, mais s'est stabilisée entre 1999 et 2009. La communauté de communes de la région de Doué-la-Fontaine groupe 11 communes (12 3800 hab.).

Le canton a 14 500 hab. (13 500 en 1999), 12 communes, 23 345 ha; le Layon traverse sa partie occidentale, dominé par le talus rigide, d’une cinquantaine de mètres, qui marque le rebord d’un petit horst de roches primaires. Les Verchers-sur-Layon (910 Verchéens, 3 070 ha) en sont la commune la plus méridionale, au coude du Layon; on y cultive 452 ha de vignes; château d’Écheuilly, de 1740, à douves, tours et colombier; travaux publics La Verchéenne (70 sal.); la commune a 70 hab. de plus qu'en 1999.

Juste en aval, Concourson-sur-Layon (560 Concoursonnais, 1 821 ha), 5 km au SO de Doué sur la route de Cholet, jadis point de départ du canal de Monsieur qui permettait de naviguer dans la vallée du Layon, cultive 361 ha de vignes et a restauré les moulins des Bleuces. Encore en aval, Saint-Georges-sur-Layon (780 Saint-Georgeois, 2 250 ha), 8 km à l’ouest de Doué, fut au 18e s. le lieu des mines de charbon qui justifièrent le creusement de ce canal; il y reste un château des Mines du 19e s., où habitait le directeur; manoir du 15e s. et prieuré du 17e, 203 ha de vignes; elle a gagné 170 hab. de 1999 à 2009. Martigné-Briand est un peu plus à l’ouest.

La partie du canton qui est au nord de Doué est très marquée par l’habitat troglodytique, dit de plateau par opposition à celui des coteaux de Loire. À Louresse-Rochemenier (870 Louressiens, 2 582 ha dont 400 de bois), 6 km au NNO de Doué, qui réunit en fait trois villages dont la Bournée au nord, les deux autres fusionnés en 1842, et qui empiète tout au nord sur la forêt de Milly, on visite au village troglodytique de Rochemenier, dans les faluns, une ferme, un musée paysan et un centre d’information sur les troglodytes; au SO, le château de Launay, remontant au 13e s. mais détruit pendant la Révolution, a été refait en 1830, avec parc et étang; maçonnerie Justeau frères (50 sal.) et travaux publics Justeau (25 sal.), plâtrerie Roux (20 sal.).; la commune a gagné 240 hab. (+38%) depuis 1999.

Dans la commune de Denézé-sous-Doué (460 Denézéens, 2 377 ha dont 582 de bois), dont le centre est à 6 km au nord de Doué, les villages troglodytiques de la Fosse (avec musée) et de Saugré (avec dolmen) sont creusés dans le turonien, comme plusieurs petits hameaux; caverne sculptée au 16e s. (cave de Mousseaux); au SO, château du Pont de Varenne, du 16e s.; négoce de cuirs et peaux MD Angora (40 sal.). Denézé a 40 hab. de plus qu'en 1999.

À Meigné (350 Meignéens, 1 319 ha dont 630 de bois), 7 km au NE de Doué, un institut pour enfants handicapés est installé au château de la Tremblaye (150 sal.). Les Ulmes (580 Ulmois, 810 ha), 9 km au NE de Doué, se signale par 125 ha de vignes et un dolmen, et a gagné 90 hab. depuis 1999. Montfort (110 Montfortais, 441 ha), 4 km à l'est de Doué, accueille les transports Diguet (25 sal.).


Martigné-Briand

1 950 hab. (Martinéens), 2 721 ha, commune du Maine-et-Loire à l'extrémité occidentale du canton de Doué-la-Fontaine. La commune s'appuie au SO sur le cours du Layon, mais le bourg, 14 km au NO de Doué, est un peu à l'écart sur le plateau, et entouré de plusieurs villages distincts. Martigné est la plus grande commune viticole du Maine-et-Loire (832 ha de vignes) et le chef-lieu du rosé doux, issu du cabernet d'Anjou. Elle conserve les hautes cheminées d'un château détruit en 1793, et une façade édifiée en 1503. Au village de Villeneuve qui domine le cours du Layon, sont le manoir de la Cour (15e s.), avec châtelet, et le domaine de la Barre (17e s.), transformé en prieuré de femmes fontevristes depuis 1961.

Au nord du bourg, Soussigné est un village en partie troglodytique. Au NO et empiétant sur la commune de Chavagnes, Jouannet, au bord du ruisseau de la Vilaine qui coule vers le Layon, a été une station thermale aux 18e et 19e s.; la source existe toujours mais n'est pas exploitée. Martigné-Briand a un hôpital local de 10 lits, un institut médico-éducatif de la Croix-Rouge; meubles Brouillet (35 sal.). La population communale évoluait assez peu, mais elle a augmenté de 140 hab. entre 1999 et 2009.