Canton de Gennes

Gennes

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Le Thoureil. Le port du Thoureil sur la Loire. © R. Brunet
Le Thoureil. Le port du Thoureil sur la Loire. © R. Brunet

2 070 hab. (Gennois), 3 252 ha dont 979 de bois, chef-lieu de canton du Maine-et-Loire dans l’arrondissement de Saumur, 16 km au NO de Saumur et 33 km ESE d’Angers sur la rive gauche de la Loire. La bourgade hérite d’un site qui avait intéressé les Romains: il en reste un amphithéâtre et des thermes. D’une église perchée s’offre un très beau point de vue sur le val de Loire; parc municipal du Joreau, musée archéologique, collège public, petits commerces et ateliers; supermarché U (35 sal.), transports Suzanne (30 sal.). La commune est «station verte de vacances».

Son finage est assez boisé et a un contour compliqué; il englobe au sud, à 7 km du bourg, l’ancien village de Milly-le-Meugon et sa forêt, incorporés dès les années 1790; au village de Sarré, 3 km SO du bourg, un moulin à eau avec roue à augets du 16e s. a été restauré et fonctionne; le plateau à l’ouest du bourg est peuplé de dolmens et de menhirs (la Pierre Longue, dolmen de la Forêt). Gennes a eu 1 300 hab. dans les années 1930 et a crû depuis, sauf de 1999 à 2006. La communauté de communes de Gennes siège au bourg et correspond au canton.

Le canton a 7 700 hab. (6 700 en 1999), 10 communes, 16 371 ha; accidenté, boisé, dominant directement la Loire par un coteau abrupt, très riche en témoins du passé, c’est l’un des plus visités de l’Anjou, dont le fleuron est Chênehutte-Trèves-Cunault. Le Thoureil (440 Thoureillais, 1 102 ha dont 327 de bois) a son centre en bord de Loire à 5 km de Cunault, et étire son finage le long de la Loire sur 7 km; un petit port y est fréquenté par des bateaux de pêche et de plaisance; de nombreuses maisons cossues bordent ici le fleuve. À la pointe nord, au bord de l’eau, se tient l’ancienne abbaye bénédictine de Saint-Maur du Glanfeuil, qui remonte à 543 et dont les grands bâtiments du 17e s. ont été restaurés par les bénédictins autour de 1900; elle appartient au département et accueille les Orphelins apprentis d’Auteuil. Un nymphée gallo-romain a été trouvé à proximité; près du centre, subsistent les bases du vieux donjon de Richebourg; le village a des maisons anciennes et une église des 11e-12e s. à clocher carré d’allure lombarde. La commune a gagné 70 hab. de 1999 à 2009.

Saint-Georges-des-Sept-Voies (710 Saint-Georgeois, 1 522 ha dont 342 de bois) est sur le plateau en arrière du Thoureil et de Gennes et se divise en plusieurs hameaux; Sept-Voies serait en fait une déformation de Savoie; au nord, logis du 16e s. à la Sansonnière (mairie); au sud, église romane classée du 12e s. à Saint-Pierre-en-Vaux où a été aménagé un gîte d’étape troglodytique; à l’ouest, l’Hélice terrestre de l’Orbière est un «espace d’arts plastiques permanent en milieu troglodytique» avec statues, moulages et maquettes; plusieurs moulins, menhirs de Nivelle ou de la Pierre-qui-Pousse, et de la Chaise aux Morts. La commune a 130 hab. de plus qu'en 1999.

Coutures (540 Couturois, 931 ha dont 144 de vignes), 11 km ONO de Gennes, offre le dolmen d’Étiau et le château de Montsabert (15e et 16e s.), ainsi qu'un musée de la Vigne et du vin d'Anjou; elle a gagné 160 hab. (un tiers) depuis 1999. Chemellier (730 Chemellois, 1 099 ha), 13 km à l'ouest de Gennes a une maçonnerie EGCA (25 sal.) et un site de vol libre; la commune a gagné 260 hab. de 1999 à 2009, soit +55%! (540 Grézillois, 1 762 ha dont 304 de bois et 115 de vignes), 10 km OSO de Gennes, s’orne du château de Pimpéan, carré à quatre tours, de 1440 et du 17e s., et d'un moulin rénové; meubles Laurioux (20 sal.), charpentes Moreau (45 sal.). Grézillé a gagné 130 hab. de 1999 à 2009 (+32%).

Un peu au sud à Louerre (430 Loriens, 1 444 ha dont 570 de bois), qui est aux sources de l’Aubance, se voient la chapelle et le manoir du Vau (16e s.); Louerre a 40 hab. de plus qu'en 1999. Juste au sud, Noyant-la-Plaine (320 Noyantais, 499 ha), qui a un manoir du 16e s. et a gagné 130 hab. (+68%) depuis 1999, est au passage de la D 761 (ex-N 761) d'Angers vers le sud-est, traitée en voie rapide. Il en est de même d'Ambillou-Château (980 Castel-Ambillouçois, 1 999 ha dont 665 de bois), 13 km SO de Gennes, a gagné 100 hab. depuis 1999; elle s'orne du château de la Grézillé des 13e-15e s. à tourelles, et accueille le négoce alimentaire Team Ouest (20 sal.).


Chênehutte-Trèves-Cunault

1 070 hab. (Chênehuttois), 2 761 ha dont 468 de bois, commune du Maine-et-Loire dans le canton de Gennes, 7 km au SE du chef-lieu. Comme son nom l'indique, la commune réunit trois anciens villages; ils s'alignent au pied du coteau de rive gauche de la Loire et les finages occupent aussi quelques petites îles du fleuve. Deux d'entre eux avaient déjà fusionné en 1839 sous le nom de Trèves-Cunault; Chênehutte-les-Tuffeaux, elle-même née d'une fusion de 1792, les a rejoints en 1974. Depuis, la population est restée stable, y compris depuis 1999.

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Cunault. L’église romane de Cunault (12e s.). © R. Brunet
Cunault. L’église romane de Cunault (12e s.). © R. Brunet

Cunault est en aval, et connu pour son église paroissiale, la plus grande de France sans transept, sauvée au 19e s. par Prosper Mérimée; datant des 11e et 12e s., elle est ornée de nombreuses sculptures et d'un impressionnant ensemble de 221 chapiteaux. Trèves, au centre, est connue pour l'église romane Saint-Aubin (12e s.) et un puissant donjon de 30 m de haut, datant de 1435. Chênehutte fut le site d'un oppidum gaulois et conserve un temple (fanum) gallo-romain; manoir des Fontaines (15e-16e s.), château de la Mimbrolle au sud, dominant la Loire (18e s.); hôtellerie du Prieuré (45 sal.).

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Trèves. Le donjon de Trèves (1435). © R. Brunet
Trèves. Le donjon de Trèves (1435). © R. Brunet