Canton de Pouancé

Pouancé

3 270 hab. (Pouancéens), 4 897 ha dont 222 de bois, chef-lieu de canton du Maine-et-Loire dans l'arrondissement de Segré, 24 km ONO de Segré. Le bourg domine le cours de la Verzée et s'environne de trois étangs de barrage et d'un aérodrome qu'elle partage avec Châteaubriant, qui est à 16 km à l'ouest. Pouancé fut une forteresse des marches entre Bretagne, Maine et Anjou, et le gros bourg d'un pays de forges. Il conserve de belles maisons anciennes et les ruines de l'ancien château fort des 13e-14e s., lieux d'un chantier archéologique, plus une porte du 13e s.

Les étangs de Tresse et de Saint-Aubin sont sur le territoire de la commune, «station verte de vacances» et qui forme un coin entre les départements de Loire-Atlantique, d’Ille-et-Vilaine et de Mayenne, jusqu’à l’orée de la forêt d’Araize. Tout près du village mayennais de Senonnes, le finage contient l’hippodrome des Senonettes. Le manoir de Tresse, de 1848, abrite un centre médical. La ville a un collège public, une maison familiale rurale, un hôpital local (17 lits). La population communale est assez stable: 2 500 hab. vers 1900, un creux à 2 800 dans les années 1920-1935, une lente remontée ensuite; elle a perdu160 habitants de 1999 à 2009. La communauté de communes de Pouancé-Combrée correspond au canton.

L’industrie s'était concentrée sur les plastiques, avec Cadence Innovation, ancienne Peguform elle-même issue de Manducher (plastiques pour automobiles), qui a eu 500 sal. puis a été l’objet d’une série de reprises par des fonds d’investissement et dont l’avenir reste incertain — reprise en janvier 2007 par Sora Composites, elle associe une fabrique de pièces plastiques (Sotira 49, 190 sal.) et, sous le nom de Peinture Accessoires Composites, un traitement de surfaces de 45 sal. Une deuxième usine est celle de Trioplast-SMS (90 sal., films plastiques). Les autres établissements sont une maçonnerie (Haut-Anjou, 30 sal.), un supermarché U (55 sal.).

Le canton a 10 300 hab. (10 100 en 1999), 14 communes, 24 765 ha; le plus septentrional et le plus occidental du Maine-et-Loire, il est limitrophe de trois départements. Marqué dans son paysage par les reliefs parallèles du Massif Aarmoricain, il est drainé vers l’est par l’Araize et la Verzée en direction de l’Oudon, sauf à sa pointe SO, où sont les sources du Don. Chazé-Henry (890 960 Chazéens, 1 987 ha) est à 6 km ENE de Pouancé, près de la N 171 qui mène à Craon; au bord de la route sont deux noms significatifs des anciens relais, à mi-chemin de Châteaubriant et de Craon: Virebouton et Tourne-Bride. La commune réunit une entreprise de bâtiment et bétons Jousselin (165 sal.), une carrière Bretagne-Loire Granulats (30 sal.), des ateliers de plastiques (INPA, 40 sal.) et de menuiserie (Dupré, 30 sal.). La population de Chazé-Henry a diminué de 70 habitants de 1999 à 2009.

La Prévière (260 Éperviers, 724 ha), 3 km au sud de Pouancé, inclut l’étang du Fourneau, qui barre un petit affluent de la Verzée, et son finage mord un peu sur la forêt de Juigné; la commune a 40 hab. de moins qu'en 1999. Armaillé (290 Armailléens, 1 678 ha), 5 km SE de Pouancé, sur une butte dominant la Verzée, a des maisons anciennes et des lavoirs, un manoir du 17e s., et cache au SO, à l’orée de la forêt de Juigné, l’ancien prieuré de la Primaudière (13e s.) et le menhir de la Pierre Frite. Le dépeuplement a été accusé: Armaillé avait avoisiné 800 hab. en 1851.

Le finage de Saint-Michel-et-Chanveaux (360 Michelois, 2 767 ha dont 493 de bois), 8 km SSE de Pouancé, occupe tout l’angle SO du canton, avec la forêt de Chanveaux et le bois de la Minière; elle est issue d'une réunion de communes des années 1790; ancien château des 15e-16e s., étang de Maubuisson sur le Don, petits étangs en bordure de la forêt de Juigné au NO. Vergonnes (340 hab., 1 038 ha), 7 km à l’est de Pouancé sur la route de Segré, a un hippodrome; elle est l'une des rares communes du canton à avoir gagné récemment des habitants (+50 de 1999 à 2009). La partie orientale du canton s’organise autour de la forêt d’Ombrée. Combrée y assure les services locaux.


Combrée

2 770 hab. (Combréens) dont 50 à part, 2 416 ha dont 370 de bois, commune du Maine-et-Loire dans le canton de Pouancé, 13 km ESE de celle-ci. La commune, dont le territoire est limité au sud par la vallée de la Verzée, inclut au nord une bonne part de la forêt d'Ombrée; château du Plessis au Maire (16e s.), restes de l'ancienne abbaye de la Boissière (12e et 15e s.). Dans le val d'Ombrée (vallée du Misangrain), s'est développée une active firme d'électronique, Selco-Eolane, qui emploie 300 personnes sur place et 800 en France (dans le Nord et à Montceau-les-Mines).

À Combrée travaillent en outre une fabrique de plastiques pour bâtiment (Carea, 80 sal.) et un atelier de maroquinerie de la firme du luxe Longchamp (115 sal.). La commune est un centre de services pour l’est du canton; collège privé, lycée général et professionnel public dans l’ancien séminaire; transports de voyageurs par cars CAA (55 sal.). Combrée est passée de 1 500 hab. en 1840 à 2 000 en 1900, puis a culminé à trois reprises à 3 500 hab. en 1906, 1931 et 1954, avant de se dépeupler; puis elle a repris 180 hab. de 1999 à 2009.