Canton de Ville-en-Tardenois

Ville-en-Tardenois

570 hab. (Tardenevilliens), 1 120 ha dont 273 de bois, chef-lieu de canton du département de la Marne dans l’arrondissement de Reims, 20 km au SO de la préfecture. Le village est dans un fond de vallée et n’a qu’un seul vigneron (6 ha); silos, commerces et services, église romane restaurée classée; il est le siège de la communauté de communes Ardre et Tardenois (16 communes, 2 800 hab.).

Le canton a 12 500 hab. (11 900 en 1999), 38 communes et 21 824 ha. Il s’étend dans les collines du Tardenois et de la Montagne de Reims; sa moitié sud-est est dans le Parc régional. Côté est, il inclut tout le front de côte et les communes viticoles face à Reims: du sud au nord Écueil (320 hab., 703 ha dont 256 de bois), qui a 138 ha de vignes, la Région d’Écueil étant une subdivision du Vignoble champenois (24 communes dont Reims, 1 540 ha AOC); Sacy (380 Sacéens, 556 ha dont 150 ha de vignes AOC, coopérative, église classée des 12e et 16e s.); Ville-Dommange (430 Villedommangeois, 340 ha, 190 ha de vignes d’AOC champagne, deux caves coopératives), dont le village est dominé par la chapelle Saint-Lié; Jouy-lès-Reims (190 Jouissiens, 186 ha dont 95 ha de vignes), avec coopérative; Pargny-lès-Reims (360 hab., 362 ha dont 75 ha de vignes AOC); Coulommes-la-Montagne (220 Coulommois, 270 ha dont 76 de vignes), qui s’orne du château de Ribeaucourt; Vrigny (230 Vrignolais, 446 ha dont 88 de vignes). Écueil et Ville-Dommange ont perdu chacune 40 hab. entre 1999 et 2008.

La partie centrale du canton est défoncée par la vallée de l’Ardre, affluent de la Vesle, où le vignoble s’est également étendu, et il est traversé du SO au NE par l’autoroute A 4. Au sud, Chaumuzy (320 Chaumuziens, 1 994 ha dont 865 de bois), dans la vallée de l’Ardre à 6 km ESE de Ville-en-Tardenois, a 82 ha de vignes AOC et une cave coopérative. Bouilly (170 Beullisiens, 564 ha), 13 km au SO de Reims, se signale par 50 ha de vignes d’appellation, et par le grand domaine forestier de Commétreuil, tenu par une institution catholique: centre de conférences, sports et restauration du milieu naturel, chantier de jeunes, centre d’initiation à la nature; société forestière, agricole et viticole, haras.

Lagery (200 Lagerois, 934 ha), 8 km au NO du chef-lieu, cultive 47 ha de vignes et conserve les restes assez imposants d’un château, dont une tour du 13e s. et le porche sont classés, ainsi que des halles du 17e s. et une église avec portail du 12e; jadis on a fabriqué du drap à Lagery, et la commune a eu un maximum de 508 habitants en 1806. Gueux est devenue la commune la plus peuplée, suivie de Muizon.


Bouilly

1 100 hab. (Bouillerands), 1 549 ha dont 657 de bois, chef-lieu de canton du département de l’Aube dans l’arrondissement de Troyes, 15 km au SSO de la préfecture, au pied du talus du pays d’Othe; église classée du 16e s. La population était vers 500 hab. avant 1950, et a augmenté jusqu’en 1975, mais stagne depuis; petites entreprises de matériel pour la restauration (Catserv, 35 sal. et Catequip, 20 sal., à l'états-unien Prince Castle); un collège public.

Le canton a 10 300 hab. (9 400 en 1999), 28 communes et 19 552 ha et s’étend surtout dans la plaine de craie entre la Seine et la forêt d’Othe. Au nord, plusieurs communes relèvent de l’agglomération troyenne. Buchères (1 450 Bucherois, 714 ha) est au bord de la Seine à 7 km SSE de Troyes; transports LTT (55 sal.), garage et location de véhicules Mercedes (100 sal.); distillerie d’alcool Dislaub (75 sal.), fers à béton Pro Armature (20 sal.),; négoce de matériaux CDM (45 sal.), travaux publics Pass (25 sal.); sa population est passée de 500 hab. en 1950 à 1 300 en 1980; elle a repris sa croissance, gagnant 70 hab. entre 1999 et 2008. Juste à l’ouest de Buchères, Saint-Léger-près-Troyes (710 Taupins, 921 ha), 7 km au sud de la préfecture, a gagné le même nombre d'habitants; elle a une ferme-musée, une église classée du 16e s. et un négoce d'informatique (UFP, 50 sal.). Un vaste parc logistique et d’activités de 250 ha s'est constitué à cheval sur les communes de Saint-Léger et Buchères, profitant de la conjonction d’une gare et d’un échangeur de l’A 5.

Saint-Pouange (1 100 hab. dont 210 à part, 1 002 ha), 8 km SSO de Troyes, dont les habitants se nomment Glayolats en référence à une culture traditionnelle de glaïeuls, est connue pour son lycée agricole public, et abrite quelques ateliers, dont la bonneterie Chanteclair (35 sal.) et un laboratoire de recherche sur les pesticides (Biotek, 35 sal.); château de Souleaux (fin du 17e s.). Hors le lycée, la population municipale est passée de 140 hab. en 1962 à 780 en 1990; la progression continue: 170 hab. de plus entre 1999 et 2008, soit +24%.

Isle-Aumont (520 Islois, 348 ha), à 10 km au SSE de Troyes, qui fut promue chef-lieu de duché en 1665 pour un maréchal, a une curieuse église (classée) double à triple sanctuaire, une nef venant d’un prieuré du 12e s. et l’autre ayant été bâtie au 15e s. pour les paysans; la commune avait 130 hab. en 1962 et sa population s'est accrue jusqu'en 1999 (550 hab.). Juste à l'ouest, le village de Moussey (530 Mousséens, 725 ha), 10 km au sud de Troyes, se double à l'ouest du gros hameau de Savoie; la commune est traversée au nord-est par l'A 5 et inclut le château et les bois de Villebertin au bord d el' vallée de l'Aube; maçonnerie Drujon (45 sal.). la commune a gagné 120 hab. entre 1999 et 2008.

Le territoire de Saint-Thibault (480 Théobaldiens, 1 172 ha), dont le village est un peu en amont d’Isle-Aumont sur le même bord gauche de la vallée de la Seine et dont l'église est classée, englobe au nord l’échangeur A 5-N 71 et une fraction de la zone industrielle Sud de l’agglomération de Troyes, où la SMB (General Trailer) avait transféré son usine de Bernon (80 sal., pièces de remorques) avant de fermer en 2009; la commune abrite une station de la société des autoroutes (SAPRR, 50 sal.), un négoce d'habillement (RMF Uvson, 55 sal.), un recyclage d'électronique (Remondis, 95 sal.).

La partie méridionale du canton empiète sur les marnes de Champagne humide, drainées par la Mogne et l’Hozain, qui confluent à Isle-Aumont dans la vallée de la Seine. La forêt d’Aumont, témoin d’un duché créé en 1665 au profit d’un maréchal de France, s’y étale largement, adossée à la forêt de Crogny qui est dans le canton de Chaource. Tout à l’est du canton près de la forêt, un centre médico-éducatif s’est établi à Montceaux-lès-Vaudes (290 Montcelliersdont 40 à part, 1 011 ha dont 445 de bois), 17 km SSE de Troyes. Au sud-ouest à l’orée des bois, Jeugny (460 Juvéniens, 1 585 ha dont 1 219 de bois) a une gare sur la voie de Troyes à Saint-Florentin, et tient une grande partie de la forêt; sa population a augmenté de 70 hab. entre 1999 et 2008.


Gueux

1 630 hab. (Gueuxiens), 886 ha dont 19 de vignes, commune du département de la Marne, 9 km à l'ouest de Reims. Elle fait partie de la banlieue résidentielle plutôt riche de la ville et sa population est en croissance: elle a gagné 380 hab. entre 1999 et 2008, soit plus d’un quart, un record local. Naguère célèbre pour son circuit automobile de formule 1 (maintenant désaffecté), Gueux est dotée d'un collège public, d'une Maison des sports et d'une Maison du vignoble, d'un grand terrain de golf sur les pentes de la côte. Tout près se trouve le château, entouré de douves, de la fin 16e s. et du 17e, succédant à un château du 13e s., plusieurs fois reconstruit, où des rois firent étape avant de se faire sacrer à Reims; Eisenhower et Churchill s'y rencontrèrent en 1944; il a été en partie restauré par les Roederer.

La commune a reçu quelques établissements de banlieue: supermarché Aldi (360 sal.), négoce de produits chimiques Compas (75 sal.), installations électriques Forclum (20 sal.), nettoyage CNC (130 sal.), gardiennage SCI (30 sal.), travaux oublics Solotra (25 sal.). Gueux est le siège de la communauté de communes Champagne-Vesle, qui rassemble 30 communes à l'ouest de Reims (13 500 hab.), dont Muizon.


Muizon

2 300 hab. (Muizonnais), 716 ha, commune du département de la Marne dans le canton de Ville-en-Tardenois, dans la vallée de la Vesle à 10 km ONO de Reims. La bourgade apparaît ainsi comme une banlieue de Reims en expansion, et se trouve bien équipée en services et commerces. Sa croissance a été spectaculaire: elle n’avait encore que 320 habitants en 1962; mais elle a perdu 80 hab. entre 1999 et 2008. Le nom, Mutatio villa au 9e s., évoque l'existence d'un ancien relais de chevaux sur une voie romaine.

Dotée d’une desserte ferroviaire et d’une zone industrielle, Muizon abrite toute une série de petits établissements, parmi lesquels des entreprises de bâtiment (Le Bâtiment associé, 105 sal.), constructions métalliques (AFM, 35 sal., métallerie d'aluminium), blanchisserie et location de vêtements de travail (Blanchisserie du Nord-Est, 30 sal.), gardiennage (Securitas, 180 sal.), négoce alimentaire (Transgourmet, 20 sal.); transports Szymanski (100 sal.) et TSO (20 sal.) , travaux publics STPE (25 sal.); gros silos de la Coopérative de l’arrondissement de Reims.