Canton de Montier-en-Der

Montier-en-Der

2 170 hab. (Dervois), 2 779 ha dont 983 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Marne dans l'arrondissement de Saint-Dizier, 25 km SSO de celle-ci dans la Vallée (Champagne humide), en bordure de la Voire. Le nom se prononce et s'est jadis écrit Montierender, le r central s'entend. Centre de services traditionnel du pays du Der, le bourg est connu pour son église abbatiale (13e s.), héritière de l'abbaye bénédictine du 7e s. dont la ville tire son nom (Montier = monastère), ses haras (20 étalons, dont 8 ardennais) et son hippodrome, qui lui valent de tenir un festival international de la photographie animalière et de nature; il est fleuri (trois fleurs) et a aussi quelques ateliers, surtout de bois, et un tricotage Devanlay (45 sal.), une ferronnerie (Fer et Tradiitons, 20 sal.), maçonnerie SNM52 (40 sal.); un collège public, un hôpital local (12 lits), institut médico-éducatif; un Intermarché (45 sal.). La population communale est stable depuis les années 1960 et a culminé en 1982; elle a repris une cinquantaine d'habitannts entre 1999 et 2008; Montier anime une communauté de communes du Pays du Der (11 communes, 5 600 hab.).

Le canton a 5 600 hab. (5 300 en 1999), 11 communes et 22 733 ha dont 7 396 de bois; il est limitrophe des départements de la Marne et de l'Aube et très boisé. Le village de Ceffonds (620 Ceffondais, 3 652 ha dont 1 056 de bois) jouxte le chef-lieu, juste au sud; belle église du 16e s. avec vitraux; transports Dupuis et Petit (30 sal.). Au NO, le canton inclut les villages agricoles et touristiques de Puellemontier et Droyes. Droyes (500 Droyens dont 120 à part, 2 523 ha), 7 km au NO du chef-lieu, s'orne de l'étang d'Aigremont; au NE, la commune frôle le lac du Der; église classée (11e et 16e s.), ferme-musée de Berzillières; lycée professionnel agricole privé. Droyes a gagné 50 hab. après 1999. Puellemontier (210 Puellemontois, 1 522 ha dont 568 de bois), 6 km ONO du chef-lieu, tire son nom d'un ancien monastère de nonnes; château et église classés, maisons à pans de bois, étangs de la Horre dans un massif forestier; elle a gagné 18 hab. entre 1999 et 2005.

Au sud-est du canton, Sommevoire (760 Sommevigériens, 3 268 ha dont 1 050 de bois), à 11 km du chef-lieu, est comme son nom l'indique à la source de la Voire; d'une longue tradition de fonderie d'art, dont les fleurons furent Antoine Durenne (1822-1895), puis Eugène-Antoine Durenne (1860-1944), il reste une usine de la société GHM (Générale Hydraulique Mécanique) appartenant au groupe Lang-Ferry, modernisée et qui fabrique du mobilier urbain, des lampadaires et pylônes (320 sal.); elle s'accompagne d'une sorte d'écomusée où sont rassemblées des fontaines et des statues, notamment des modèles de figures religieuses qui servaient aux Durenne, et dont le nombre a fait surnommer Paradis cette collection; maison de retraite publique, aéroclub et terrain équipé pour ULM.

À l'est du chef-lieu, Robert-Magny-Laneuville-à-Rémy (290 hab., 2 538 ha dont 1 608 de bois) résulte d'une fusion de 1972 entre deux villages de clairière de la forêt du Der, riches en maisons à pans de bois. Robert-Magny est une déformation de l'ancien nom Raimbertmesnil et Laneuville est un village de défrichement du 12e s.; dans son château de brique et pierre de 1618 vécut un moment Voltaire. La population communale s'est accrue de 50 hab. entre 1999 et 2008.