Canton de Longuyon

Longuyon

5 770 hab. (Longuyonnais), 2 970 ha dont 1 057 de bois, chef-lieu de canton de la Meurthe-et-Moselle dans l’arrondissement de Briey, 40 km au NO de Briey. Le nom viendrait de longus et vadum, le long gué. La ville est au confluent de la Crusnes et de la Chiers, toutes deux très encaissées, et s’étire davantage dans la première que dans la seconde vallée; des cités ouvrières ont été construites sur le plateau au sud et à l’ouest; église du 13e s., fort de Fermont sur le plateau, à la limite du ban de Montigny, très visité (21 000 entrées par an).

La ville, au carrefour des N 18 et 43, desservie par la voie ferrée de Valenciennes à Thionville, avec embranchement vers Longwy, a un collège public et une seule usine, fabriquant des pièces de carrosseries d’automobiles: Kaiser, du groupe BTK Behm Titan (230 sal.); fabrique de peintures Lorraine (25 sal.); Intermarché (35 sal.) et Champion (25 sal.). La population communale a augmenté continûment de 1820 (1 600 hab.) à 1936 (6 300 hab.) puis a connu des soubresauts après 1950 (8 300 hab. au maximum de 1962, 6 500 en 1968, 7 400 en 1975) et diminue depuis; le déclin se ralentit néanmoins (-220 hab. de 1999 à 2008). La ville est le siège de la communauté de communes des Deux Rivières (15 communes, 6 700 hab.).

Le canton, frontalier de la Belgique et limitrophe du département de la Meuse, a 14 700 hab. (14 100 en 1999), 23 communes, 20 947 ha dont 5 446 de bois. Il s’étend d’ouest en est, sur le plateau du revers des côtes de Moselle, dont le talus est juste à la frontière. Saint-Pancré (320 hab., 613 ha dont 193 de bois), 11 km au NNE de Longuyon, est le seul village à se blottir dans un vallon qui échancre la côte, au-dessus de la vallée belge de la Vire. Villers-la-Chèvre (550 hab., 402 ha), au bord de la N 18 à 14 km au NE de Longuyon, sur le plateau, a un négoce de plomberie (Procal, 30 sal.) et a gagné 50 hab. depuis 1999.

Un peu au sud, Cons-la-Granville (580 hab., 825 ha dont 220 de bois), 11 km ENE de Longuyon sur un méandre de la Chiers, se distingue par son grand château renaissance de 1572, et conserve aussi des restes d’un prieuré du 18e s. et d’un haut-fourneau; la commune avait absorbé celle de Villers-la-Chèvre de 1811 à 1833; sa population, qui était montée à 830 hab. en 1968, diminue depuis; elle a baissé de 49 hab. entre 1999 et 2008.

Juste en aval, Montigny-sur-Chiers (480 hab., 936 ha dont 251 de bois) a un atelier de laminage à froid Gorcy-La Roche (50 sal.); la Roche est l’un des trois villages de Montigny, en aval du principal, l’autre étant Fermont au sud, dominé sur le plateau par l’ancien fort de Fermont, de la ligne Maginot, aménagé en musée. La commune avait absorbé dans les années 1790 la Quarre (la Caure sur la carte de Cassini) et les Converts, au sud-est, où subsiste une grosse ferme, puis en 1811 Fermont.

Pierrepont (950 Pierrepontais, 702 ha), à la pointe sud-est du canton, 8 km ESE du chef-lieu, au-dessus de la vallée profonde de la Crusnes, abrite une usine des sièges d’automobiles Faurecia, passée de 390 sal. en 2005 à 60 sal. en 2011; la commune a perdu 50 hab. de 1999 à 2008. En aval de Longuyon à 7 km NO dans la vallée de la Chiers, Villette (210 Villettiers, 463 ha) a une nécropole nationale et, sur le plateau, l’aérodrome de Longuyon-Villette.

À l’angle NO du canton, Charency-Vezin (650 hab., 1 479 ha dont 593 de bois), près du confluent de la Chiers et du Loison, réunit deux villages de part et d’autre de la Chiers et s’est vu doter d’un cimetière allemand; sa population s'est accrue de 80 hab. entre 1999 et 2008. Allondrelle-la-Malmaison (620 520 hab., 1 361 ha dont 402 de bois) est une autre commune frontalière au nord-est, 9 km au NNO de Longuyon, associant un village de vallon (Allondrelle) et un de plateau (La Malmaison). Elle a eu plus de 1 000 hab. autour de 1850, Charency-Vezin 1 200 en 1836; mais Allondrelle a gagné 100 hab. depuis 1999. Ces deux communes sont issues de fusions anciennes (1793).

Le village de Viviers-sur-Chiers (680 hab., 1 624 ha dont 255 de bois) est dans la vallée à 4 km au nord-est de Longuyon; il a gagné 50 hab. après 1999; Viviers a été réunie à Braumont au nord et Revermont au sud, toutes deux sur le plateau, dans les années 1790, et «sur-Chiers» est une addition de 1933. La commune a reçu en 2009 un parc de 6 éoliennes (13,8 MW, société Eolfi) sur le plateau de Braumont, qui monte à 384 m au Haut des Martyrs; deux autres, dits Longuyon 1 et 2 , ont été ouverts en 2008 au sud de la commune sur le plateau de Revermont (11 mâts, 25,3 MW en tout) par Eolfi pour Wind Prospect.