Canton de Vézelise

Vézelise

1 450 hab. (Vézelisiens), 535 ha, chef-lieu de canton de la Meurthe-et-Moselle dans l’arrondissement de Nancy, 28 km SSO de la préfecture au bord du Brénon, affluent du Madon; halles en bois de 1599; collège public, festival international du théâtre amateur; supermarché Leclerc (20 sal.), équipements industriels Sogit (30 sal.), transports Vigneron (45 sal.). La commune a eu 1 900 hab. au début du 19e s., entre 1 200 et 1 300 dans les deux premiers tiers du 20e; sa population a un peu fluctué ensuite; elle a gagné 90 hab. de 1999 à 2008.

Le canton a 9 500 hab. (8 500 en 1999), 33 communes, 21 842 ha dont 3 768 de bois; allongé du nord au sud dans le Saintois, il touche au département des Vosges. Vézelise et les communes autour de la butte de Sion participent à la communauté de communes du Saintois. La vallée du Madon traverse la partie nord du canton et longe trois villages: en aval, Xeuilley (790 Xeuillois, 737 ha), 9 km au nord de Vézelise, y a une cimenterie Vicat (70 sal.) et une gare; Pierreville (340 hab., 287 ha), 2 km au SE, une gare et une métallerie (Esti, 20 sal.); Pulligny (1 270 Pullinéens, 930 hab. dont 211 de bois), juste en amont, est la plus peuplée et a aussi sa gare, plus une entreprise de travail temporaire Dextre Primo (130 sal.).

Thélod (270 hab., 1 076 ha dont 304 de bois), 8 km au NO de Vézelise, est au pied d’un promontoire de la côte de Moselle qui monte à 448 m (mont Thélod). Plus au sud, 6 km à l’ouest de Vézelise, Goviller (400 Govillois, 1 212 ha dont 294 de bois), qui a gagné 40 hab. de 1999 à 2008, est dominée par la butte-témoin circulaire du mont d’Anon, et englobe une forêt domaniale; mécanique Saintois (25 sal.).

Ces reliefs avancés de la côte de Moselle prennent au sud du canton plus de relief, sous la forme de deux buttes élevées. L’une, au sud, monte à 522 m au-dessus de Gugney (80 hab., 293 ha), village où s’est établie l’une des trois coopératives de la mirabelle (Les Coteaux lorrains). L’autre est plus vaste, plus haute encore (541 m) et surtout plus célèbre puisqu’il s’agit de la butte de Sion-Vaudémont, dite «la Colline inspirée» par Maurice Barrès en 1913. Elle porte au sud le panorama du signal de Vaudémont, au sud-ouest les ruines du château (11e s.) et le petit village de Vaudémont (80 hab., 576 ha), qui a eu 490 hab. en 1831 et a fortement décliné ensuite, ce qui fit le désespoir du Barrès des Déracinés.

Au nord-est, se tient le petit village de Saxon-Sion (70 hab., 625 ha, contre 380 hab. en 1841), doté d’une basilique mariale de 1741, rehaussée en 1853 et rénovée en 1967, d’un monument à Barrès et du couvent de Sion, où a été ouvert un musée archéologique et missionnaire. Sion évoque l’ancienne Segodunum, point fort de la tribu des Seunti, dont le nom reste aussi dans celui du Saintois (Xaintois); éditions du Bottin Gourmand (20 sal.). Un autre musée, mais «agricole et rural», ou de la machine agricole, est proposé à Vroncourt (230 hab., 416 ha), 3 km au sud de Vézelise en contrebas et à l’écart de la butte, dont la population a augmenté de 100 hab. depuis 1999, soit des trois quarts…

Un troisième musée fonctionne à Thorey-Lyautey (140 hab., 619 ha), sur le Brénon à 8 km SO de Vézelise; il est consacré au scoutisme et rend ainsi à sa façon hommage au maréchal Lyautey, dont le grand château, du début du 18e siècle et du 20e, qui fait aussi hôtellerie et centre d’accueil, abrite le musée, une riche bibliothèque et des collections d’objets exotiques. Le nom de la commune était Thorey jusqu’en 1936, Lyautey est mort au château en 1934. Étreval (55 hab., 237 ha), un peu en aval de Thorey au bord du Brénon, a un autre château, mais du 16e s. Forcelles-Saint-Gorgon (150 hab., 536 ha), 4 km SSE de Vézelise, a une église du 12e s., et accueille un transporteur (Loisy, 30 sal.).