Canton de Pompey

Pompey

5 140 hab (Pompéiens), 813 ha dont 244 de bois, chef-lieu de canton de la Meurthe-et-Moselle dans l'arrondissement de Nancy, 10 km au NNO de la préfecture au confluent des vallées de la Moselle et de la Meurthe. La ville est dominée par l'arrière-côte de Meuse, qui porte les restes d'un vieux château dit de l'Avant-Garde, et la forêt du même nom; elle a un lycée professionnel public et un hôpital local. Elle fut connue pour ses aciéries, qui ont disparu complètement en 1986, après des épisodes de luttes ouvrières où s'illustra Jacques Chérèque, qui en devint le second dirigeant de la CFDT, puis ministre et préfet. Elle se développe en fait comme élément de l'agglomération de Nancy, dont elle prolonge l'urbanisation sans rupture de continuité. La plaine de la confluence de Meurthe et Moselle est divisée par le canal de l'Est, qui forme avec les rivières des îles délimitant deux parcs industriels; l'un au nord partagé avec Custines, l'autre à la rencontre des vallées (parc Eiffel).

Les principales usines sont celles de Raflatac (280 sal.) sur le premier parc, qui fabrique des articles de papeterie et notamment des rubans adhésifs, et qui appartient au groupe finlandais UPM-Kymmene; et, sur le parc Eiffel, Novasep (100 sal.), issu d’un essaimage d’Elf en 1995, cédé par Aventis à Séripharm puis Novasep, groupe français mais lié à Dynamic Synthesis, du groupe états-unien Rockwood, spécialiste de procédés de purification moléculaire et de principes actifs pour la pharmacie; mécanique Fime (20 sal.), traitement de surfaces Technolak (35 sal.), associé à une métallerie Technotol (35 sal.), plastiques MS Techniques (50 sal.); négoce de fournitures pour moteurs électriques Eneria (25 sal.), de mobilier de bureau SDIB (20 sal.), d ematériel antifeu Desautel (20 sal.); gardiennage Sofratel (55 sal.), traitement de déchets Envie2E (20 sal.), des eaux Veolia (20 sal.). Pompey n’avait que 750 hab. en 1872; sa population est brusquement passée à 1 900 en 1876, 2 400 en 1881, puis a augmenté jusqu’à un maximum de 6 500 hab. en 1975; elle a perdu 140 hab. après 1999.

Le canton a 30 600 hab. (31 300 en 1999), 6 communes, 7 577 ha dont 3 568 de bois; il s’étire du nord au sud le long de la rive gauche de la Meurthe. Au nord de Pompey, Marbache (1 780 Marbichois, 1 063 ha dont 805 de bois) aligne ses maisons au pied du haut versant de l’arrière-côte de Moselle et dans un vallon qui échancre la côte; le village fut le site d’une active mine de fer, qui joua son rôle dans le départ des industries de Pont-à-Mousson au milieu du 19e siècle. La commune contient sur le revers de la côte une partie de la forêt de l’Avant-Garde; sa population a crû assez régulièrement de 1860 (700 hab.) à 1990; elle n'a guère gagné que 40 hab. après 1999.

Plus à l’ouest, sur le plateau à 4 km de Marbache, est installée Saizerais (1 490 Saizerillons, 1 444 ha dont 310 de bois), seule commune un peu agricole du canton, mais qui s’équipe d’une zone artisanale et dont la population augmente depuis 1954, où elle n’était que de 560 hab.; elle a encore gagné 230 hab. de 1999 à 2008; entreprise forestière Poli (25 sal.). En amont de Pompey se succèdent Frouard, Champigneulles et Maxéville. La communauté de communes du bassin de Pompey rassemble 12 communes, 40 400 hab. sur 14 800 ha. Elle siège à Frouard et gère cinq parcs d'activités le long de la Moselle et de la Meurthe, plus la zone artisanale de Saizerais.


Champigneulles

6 800 hab. (Champigneullais), 2 399 ha dont 1 542 de bois, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Pompey, 5 km SSE du chef-lieu et 5 km au nord de Nancy sur la rive gauche de la Meurthe. La ville est au débouché du profond vallon de Bellefontaine, garni d’étangs, qui incise le plateau de Haye et où s’insinue l’habitat; elle a un collège public. La commune avait 1 000 hab. en 1850, 3 000 en 1895 et sa population est montée à 7 900 en 1982, une évolution en tous points comparable à celle de Frouard. Le nombre d’habitants diminue depuis, encore de 400 hab. entre 1999 et 2008.

Le finage s’étend sur le plateau, occupé par la forêt de Haye et le champ de tir militaire de la Petite Malpierre. Dans la plaine de la Meurthe, la gare de triage sur la voie Paris-Strasbourg a été flanquée d’un parc logistique où se trouvent notamment le Sernam et sa direction Nord-Est (400 sal. dont 70 sur le site), les transports LTG Andreani (100 sal.) et Foulon (45 sal.), les fruits et légumes Pomona (100 sal.), les négoces de matériel électrique SRP-Rexel (95 sal.), de produits ménagers Le Goff (60 sal.).

Champigneulles fut un haut lieu de la brasserie depuis qu’en 1897 le jeune slovène Antoine Trampitsch s’y installa, mais l’usine, au bord de la Meurthe, est passée sous la coupe de BSN en 1970, et de sa filiale Kronenbourg en 1980; celle-ci y a quelque temps maintenu 350 emplois puis la brasserie a été vendue en 2007 à l’allemand Frankfurter Brauhaus, l’effectif étant réduit à 150 personnes.

Les autres employeurs industriels sont Converteam, ancienne filiale d'Alstom vendue en 2006 au fonds britannique Barclays (470 sal.) et qui fabrique du matériel électrique (convecteurs, moteurs), la Compagnie vosgienne de la Chaussure du groupe André (180 sal., contre 300 en 2005), la métallerie de la GNT (Générale nancéienne de travaux, 105 sal.) et l’imprimeur-éditeur de Nancy Berger-Levrault (110 sal.); emballages en bois Soflog-Telis (40 sal.), ingénierie Separex (25 sal.); supermarché Match (40 sal.), magasin Leroy-Merlin (120 sal.); nettoyage Derichebourg (340 sal.), enlèvement d'ordures Coved (20 sal.).


Frouard

6 700 hab. (Frouardais), 1 296 ha dont 545 de bois, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Pompey, face à Pompey sur la rive droite de la Moselle au confluent de la Meurthe. Une bifurcation ferroviaire majeure permet la liaison entre Metz-Nancy et la ligne Paris-Strasbourg; un collège public. Frouard avait moins de 1 000 hab. avant 1850 et s’est développée surtout après 1875, passant à 4 000 hab. en 1900 et parvenant à un maximum de 7 600 en 1982; mais elle aperdu 340 hab. entre 1999 et 2008. Elle est le siège de la communauté de communes du bassin de Pompey (13 communes, 40 400 hab.) et du pays du Val de Lorraine, qui réunit 8 intercommunalités, 92 communes, 94 000 hab.

L’activité est dominée par la papeterie Delipapier (490 sal)., du groupe italien Sofidel de Lucques, créée en 1997 sur le site des aciéries dans le parc industriel du Ban de la Dame, entre le canal et la Meurthe. Dupont Médical (90 sal.) fabrique des fauteuils pour invalides, Munch (100 sal., groupe Eiffel) travaille dans la chaudronnerie du nucléaire, Assem (35 sal.) dans les armatures pour bétons; imprimerie L'Atelier Lorrain (20 sal.), boulangerie Le Pain au Levain (25 sal.); silos de l’Union des coopératives agricoles (165 000 t, plus 37 000 t au silo Delattre), hypermarché Leclerc (290 sal.) et magasins Media Saturn (50 sal., électroménager), Go Sport (30 sal.), négoce d'habillement Vetura (25 sal.); gardiennage Darmech (30 sal.).


Maxéville

9 000 hab. (Maxévillois) dont 140 à part, 562 ha, commune de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Pompey, juste au nord de Nancy sur la rive gauche de la Meurthe. Elle se partage entre la plaine de Meurthe, où a pris place une station d’épuration, et une fraction du plateau qui porte à Nancy le grand ensemble du Haut du Lièvre, et qui est traversée par l’A 31; très gros échangeur N 4-A 31-A 33 à l’ouest de la commune, les deux autoroutes formant aussi la rocade ouest de Nancy; anciennes carrières Solvay au nord de la commune, en voie de réhabilitation, centre de spectacles Zénith.

La commune a une zone franche urbaine et a reçu en 2008 la nouvelle maison d’arrêt de Nancy (690 places, 280 employés); elle a accueilli d’autres équipements nancéens, l’IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres), une grande maison de retraite catholique, un foyer du Jeune ouvrier, une clinique (13 lits), une maison pour enfants handicapés mentaux et trois instituts médico-éducatifs (institution départementale Jean-Baptiste Thiéry pour polyhandicapés, 300 sal.); polyclinique de Gentilly (25 sal.).

Maxéville abrite quelques établissements industriels comme UTC Fire & Security (matériel antifeu, 140 sal.), Éclatec (125, appareils d'éclairage électrique), Rochling Permali Composites (125 sal., matériels électriques en plastique), Schindler et Thyssenkrupp (ascenseurs, 90 et 25 sal.), TL (matériels électriques d'alarme, 35 sal.), Mail Services (mécanique, 20 sal.), Baldini (menuiserie, 20 sal.); imprimeries Lamour (70 sal.) et Colin (35 sal.); meunerie Ireks (40 sal.).

Maxéville accueille également de nombreuses entreprises de service, comme l’informatique RMI-Adista (85 et 35 sal.), Cheops (30 sal.), Défi Informatique (25 sal.), Asscom+ (20 sal.), les ingénieries IPL (eaux, 185 sal.), ER (25 sal.), BSSI Conseils (25 sal.), les analyses et contrôles Apave (65 sal.), les assurances GAN (50 sal.); nettoyages GSF Ariane (170 sal.), ISS Abilis (45 sal.), gardiennages et télésurveillances Est Valeurs (50 sal.), Critel (50 sal.), Securitas (35 sal.) et Afone (25 sal.), travail temporaire Adequat 093 (50 sal.). La ville a une grosse entreprise de bâtiment Pertuy (770 sal., construction), ainsi que Norpac (110 sal.), Lagarde et Meregnani (250 sal., peinture) et Emp X (Peintures du Xaintois, 45 sal.), les installations électriques Clemessy (25 sal.), Insmatel (25 sal.) et TFC (20 sal.), les travaux publics Eiffage ex-Appia (145 sal.), Screg (70 sal.), DTP (50 sal.), Halle (30 sal.).

Parmi les négoces se distinguent Dupont-Est (180 sal.) en plomberie, L'Eau Pure (75 sal.) en matériels de traitement des eaux, Lorinfo (35 sal.) en électronique et informatique, Ricoh (30 sal.) en matériel de bureau; distribution de chaleur Idex (40 sal.); magasin Super-U (45 sal.), surgelés Maximo (35 sal.), traiteur Marcotullio (50 sal.); transports TNT (50 sal.), MKTS (35 sal.), Bellanger (30 sal.) et Exapaq (20 sal.). Maxéville n’avait que 550 hab. en 1861; à peu près comme Frouard et Champigneulles, elle a vu sa population monter à 3 100 hab. en 1911, 4 500 en 1936, et culminer à 9 400 en 1975; elle a baissé de 120 hab. après 1999.