Canton de Charny-sur-Meuse

Charny-sur-Meuse

570 hab. (Charnysiens), 1 262 ha, chef-lieu de canton du département de la Meuse dans l’arrondissement de Verdun, 7 km au nord de la ville sur la rive gauche de la Meuse; la mention «sur Meuse» date de 1922. La commune se tient à l’ouest de la Meuse et elle est dominée par le fort de Vacherauville, qui faisait partie de la couronne de défense de Verdun. L’usine Soleval ex-Progilor-Bouvart (Protéines et graisses industrielles de Lorraine) fait des farines animales (90 sal.) à partir de déchets. Charny a complété son nom en 1922; elle avait 340 hab. en 1962, 520 en 1982; après un recul, elle a gagné 100 hab. de 1999 à 2008. La communauté de communes de Charny-sur-Meuse siège à Charny et groupe 20 communes (5 500 hab.).

Le canton a 8 900 hab. (8 200 en 1999), 22 communes, 24 153 ha dont 10 645 de bois; il s’étire d’est en ouest, allant de la Woëvre au plateau des Bars, et a été très affecté par le front de 1914-1918. Bras-sur-Meuse (720 Brasiliens, 1 369 ha), juste en face de Charny sur la rive droite, a gagné 120 hab. de 1999 à 2008; maison familiale rurale et négoces de crèmerie de l’Union laitière de la Meuse (100 sal.) et Eurelia (20 sal.), coopérative agricole de céréales et aliments du bétail MC2 (360 sal.); «sur Meuse» date de 1922. Tout à l’est, au pied de la côte de Meuse, restent deux anciens villages: Ornes (3 hab. contre 6 en 1999, 1 852 ha dont 1 557 de bois) quasi vide, Bezonvaux (0 hab., 923 ha dont 600 de bois) détruit et jamais reconstruit, mais maintenu comme commune. Les Hauts de Meuse au-dessus de la côte forment le sinistre secteur de Vaux et Douaumont. Le village même de Vaux-devant-Damloup (74 hab., 656 ha dont 503 de bois) est au pied de la côte, 9 km au NE de Verdun, sous le fort de Vaux, auquel est consacré un musée.

Sur le plateau, Fleury-devant-Douaumont (0 hab., 1 027 ha dont 975 de bois), 6 km au NE de Verdun, est un village détruit dont la commune a été maintenue; elle a son musée et mémorial de Verdun, le fort de Souville, plusieurs ouvrages militaires, cimetières et points de vue. Un peu plus au nord, Douaumont (614 ha dont 443 de bois) reste aussi un village détruit, avec fort, musée, maison de la Tranchée des baïonnettes, et surtout l’imposant ossuaire devenu lieu de pèlerinage, et qui contient 130 000 cadavres; mais la commune enregistre 7 habitants en 2008, au lieu de 0 jusqu'en 1999. Trois autres communes vides prolongent Douaumont vers le nord: Louvemont-Côte-du-Poivre (825 ha dont 823 de bois, «Côte du poivre» ayant été rajouté en 1922), Beaumont-en-Verdunois (787 ha dont 700 de bois, Beaumont simplement avant 1922), Haumont-près-Samogneux (1 081 ha dont 1 079 de bois), où sont un monument commémoratif et le poste du colonel Driant.

Samogneux (80 hab., 616 ha dont 410 de bois), 7 km NNO de Charny au bord de la Meuse, est un petit village reconstruit après 1918 par un accord entre la France et les États-Unis; sa commune a incorporé celle d’Haumont, village détruit 2 km au NE dans la forêt de Verdun. De l’autre côté de la Meuse, le front a surtout laissé des traces sur la butte du Mort Homme, élément avancé de la côte du plateau des Bars, dans les communes de Cumières-le-Mort-Homme (0 hab., 611 ha dont 535 de bois), 9 km ONO de Charny, nommée Cumières jusqu'en 1922, et Chattancourt (180 hab., 1 036 ha), juste au sud-ouest: tranchées, monument et nécropole.

Au sud, sur les collines qui découpent l’arrière-côte de Meuse dans les communes de Marre (150 hab., 1 020 ha), 6 km à l’ouest de Charny, et Fromeréville-les-Vallons (240 hab., 2 030 ha dont 504 de bois), 9 km SO de Charny, cinq forts protégeaient Verdun mais sont restés du côté français, un peu au sud du front. La mention «les Vallons» date de 1921. Enfin tout au sud, de part et d'autre de la Meuse, Thierville-sur-Meuse et Belleville-sur-Meuse relèvent du canton mais sont des banlieues de Verdun.


Belleville-sur-Meuse

3 270 hab. (Bellevillois), 1 016 ha dont 233 de bois, commune du département de la Meuse dans le canton de Charny-sur-Meuse, juste au nord de Verdun sur la rive droite de la Meuse. La commune s’étire d’ouest en est le long de la rivière et sur les Hauts de Meuse, atteignant à l’est le sommet de la côte de Meuse. Le fort de Belleville domine l’ancien village, le fort Saint-Michel est plus à l’est. Belleville est devenue «sur Meuse» en 1922; la commune a atteint le millier d’habitants un peu avant 1900, 2 600 en 1936, 3 000 en 1962 (sdc) et se maintient à peu près à ce niveau depuis (+60 hab. de 1999 à 2008).

La ville est le siège d’un gros ensemble coopératif agricole, spécialisé dans l’élevage, autour des abattoirs de Verdun: SEAV (abattoirs, 40 sal.), Socopa (50 sal.), coopérative Alotis (30 sal., négoce d’animaux). Dans d’autres domaines, distribution de chaleur Idex (30 sal.), nettoyage Quali-Net (95 sal.), nettoyage urbain Sita (45 sal.), gardiennage Filien (60 sal.) et négoce de matériel agricole (Louis & Davignon, 30 sal.); menuiserie (Addenet-Lamorlette, 30 sal.), maçonnerie (Hory-Chauvelin, 30 sal.); un Intermarché (45 sal.).; publicité Mediapost (70 sal.).


Thierville-sur-Meuse

3 200 hab. (Thiervillois), 1 209 ha, commune du département de la Meuse dans le canton de Charny-sur-Meuse, en banlieue NO de Verdun sur la rive gauche de la Meuse; plusieurs plans d'eau d'anciennes gravières. C'est surtout une ville de casernes (1er et 2e régiment de chasseurs, 1 350 personnes et 80 chars); elle a aussi un collège public et tout un ensemble logistique: plate-forme logistique du groupe Maximo (distribution à domicile de surgelés et produits d’épicerie, 270 et 40 sal.), transports Antoine Meuse (85 sal.), Translivres (35 sal.); en outre, génie thermique Lorraine Énergie (35 sal.), menuiserie Janton (20 sal.).

Le nom de la commune a été, comme beaucoup d'autres aux environs, complété en 1922. Thierville n'avait que 500 à 600 hab. au milieu du 19e s.; elle est passée brusquement de 750 à 2 500 hab. (sdc) entre 1886 et 1891, a atteint presque 4 300 hab. en 1931; descendue à 2 200 hab. en 1975, sa population (sdc) est remontée à 2 800 en 1990. Le changement de définiiton des populations comptées à part a fait baisser la population totale de 340 hab. entre 1999 et 2008, tandis que la population municipale restait stable.