Canton de Ligny-en-Barrois

Ligny-en-Barrois

4 630 hab. dont 120 à part, 3 226 ha dont 2 504 de bois, chef-lieu de canton du département de la Meuse dans l'arrondissement de Bar-le-Duc, 16 km au SE de la préfecture dans la vallée de l'Ornain. À la traversée de la vallée de l'Ornain par la N 4, Ligny bénéficie également de la voie ferrée et du canal de la Marne au Rhin. Jadis capitale d'un comté, elle conserve de ses anciennes fortifications une porte et une tour (12e et 16e s.) du château de Luxembourg; église du 13e s. très remaniée par la suite, promenades. La ville a un collège public et deux privés, une halte nautique, un supermarché Carrefour (55 sal.).

Elle s'est fait une réputation dans les instruments de précision et les verres optiques; la firme Essilor, qui résulte d'une fusion de 1972 entre la vénérable Société des Lunetiers (Essel, fondée en 1849) et la Silor du groupe Lissac (fusion de la SIL et de LOR ex-LOS), et dont le nom même semble évoquer discrètement la Lorraine, en est issue et domine toujours l'emploi, avec deux usines de verres (290 sal.) et de «compasserie» (180 sal., instruments d’optique); s’y ajoute un atelier de la MPB (Mécanique de précision du Barrois, 40 sal.) mais Ocular Sciences (60 sal., lentilles de contact, au groupe états-unien OSI), a fermé. L’autre activité, issue de la métallurgie du Barrois, s’est orientée vers la construction de véhicules: Evobus, repris par le groupe Mercedes, fabrique des autobus et minibus (420 sal., ancienne usine Kassbohrer).

Le ban communal s’étire assez loin vers le SO en une queue de 11 km, englobant la forêt domaniale de Ligny. Elle avait atteint 5 000 hab. dès 1891 puis 5 900 en 1901 et, après un léger creux à moins de 5 000 dans les années 1930-1960, sa population est montée à 6 100 (sdc) en 1975, puis a reperdu des habitants, dont 640 entre 1999 et 2008. La ville est le chef-lieu de la communauté de communes du Centre-Ornain (12 communes, 9 200 hab.).

Le canton a 10 800 hab. (11 900 en 1999), 20 communes, 22 479 ha dont 8 632 de bois. En aval de Ligny, Velaines, Nançois et surtout Tronville-en-Barrois complètent son agglomération et son poids industriel. À Velaines (980 hab., 1 071 ha dont 450 de bois), 2 km au NO de la ville, sont l’atelier de mécanique Cabanes (40 sal.), la métallerie LAM (20 sal.) et les transports frigorifiques TFE Lorraine (80 sal.); la population communale est montée de 620 hab. en 1962 à 1 140 en 1990. À Nançois-sur-Ornain (390 Nançoisiens, 798 ha dont 274 de bois), juste en aval, où est la bifurcation ferroviaire par laquelle la voie Paris-Strasbourg quitte la vallée de l’Ornain, l’atelier d’éclairages pour spectacles Leblanc Chromex est devenu Leblanc Scénique et a réduit son personnel à 16 salariés; la commune a perdu 40 hab. après 1999.

Vers le nord du canton, Loisey-Culey (470 hab., 2 448 ha dont 689 de bois) résulte d’une fusion de 1972 qui unit deux villages tapis dans la vallée du Culey, affluent local de l’Ornain. À l’extrémité SE du canton, à la limite de Saint-Amand-sur-Ornain (70 Saint-Amandinois, 606 ha dont 236 de bois), 9 km au SE de Ligny, et de Naix-aux-Forges (220 hab., 632 ha dont 172 de bois), a été découvert un site archéologique qui semble être celui de la cité de Nassium, l’un des chefs-lieux de la tribu des Leucquois (Leuci ou Leukes) avec Toul et Dieulouard, dont le nom se retrouve dans celui de Naix.

Chanteraine (220 hab., 2 240 ha dont 589 de bois), 5 km ESE de Ligny, est une commune nouvelle formée en 1973 par la réunion de Chennevières, Oëy et Morlaincourt; le château de Morlaincourt est du 16e s., remanié aux 18e et 20e; le joli nom de la commune a été choisi nom pour évoquer une souveraine, mais le chant des grenouilles du ruisseau de Noitel, petit affluent de l’Ornain; d’où le a. La commune a reçu en 2008 une première éolienne Nordex (2,3 MW, société Pedersoli), associée à deux voisines de la commune de Nançois-le-Grand (60 hab., 925 ha dont 230 de bois) de l'autre côté de la N 4 (canton de Commercy). Menaucourt (230 hab., 630 ha), 5 km SSE de Ligny dans la vallée de l'Ornon, a accueilli en 2009 sur le plateau de Plainchamp-la Renardière, à l'est, 8 éoliennes (16 MW) de la SFE (Sorgenia), débordant aussi sur le finage de Chanteraine.


Tronville-en-Barrois

1 670 hab. (Tronvillois), 1 264 ha dont 280 de bois, commune du département de la Meuse dans le canton de Ligny-en-Barrois, 5 km au NO du chef-lieu dans la vallée de l’Ornain et à 11 km au SE de Bar-le-Duc. C’est le site de la gare principale de l’agglomération de Ligny, sur la voie Paris-Strasbourg, et une petite cité industrielle. La grande usine est la tréfilerie Sodetal (400 sal.), qui fabrique des câbles pour pneus; issue en 1969 de Rhône-Poulenc, elle a été cédée en 1988 au groupe italien Redaelli Tecna, qui l'a vendue en 2008 à l'allemand Saarstahl; Rhovyl a une fabrique de fibres textiles synthétiques (50 sal.); appareils d'éclairage Technic Industries (30 sal.), mécanique Zalmeca (25 sal.).

Tronville, devenue «en Barrois» en 1891, n’avait alors pas 500 hab., mais est passée à 1 300 dès 1906, après un repli à moins de 1 000 de 1936 à 1954; sa population est montée à 2 400 en 1982, puis a diminué à nouveau. Elle vient de perdre 400 hab. de 1999 à 2008, une des plus fortes régressions du département. Ces fluctuations sont étroitement liées à celles des emplois du petit bassin de Ligny et Bar-le-Duc.