Canton de Vaubecourt

Vaubecourt

320 hab., 2 262 ha dont 943 de bois, chef-lieu de canton du département de la Meuse dans l'arrondissement de Bar-le-Duc, 22 km au nord de la ville. Le village est au bord de l'Aisne, dans la plaine au sud de l'Argonne; il dispose d'un collège public en dépit de sa faible population; la moitié ouest de la commune est en forêt. Vaubecourt a eu plus de 1 300 hab. au début du 19e s. et s'est constamment dépeuplée depuis, du moins jusqu'en 1990; elle reprend quelques habitants (+60 de 1999 à 2008).

Le canton a 2 800 hab., 12 communes, 23 710 ha dont 7 129 de bois; il est limitrophe du département de la Marne et il est drainé au sud par la Chée, qui s'écoule vers la Marne; au nord-ouest par l'Aisne; au nord-est par l'Aire, affluent de l'Aisne. Il est en plaine, mais boisé et très dépeuplé. Laheycourt (410 hab., 1 800 ha dont 707 de bois), 11 km au SO du chef-lieu, est un village-rue de type lorrain sur la rive droite de la Chée; grand bois au nord de la commune. Sa voisine de l'ouest Noyers-Auzécourt (250 Nussériens, 1 722 ha dont 200 de bois) est née d'une fusion de 1972 entre Noyers-le-Val (320 hab.) et Auzécourt (100 hab.), tous deux au bord de la Chée, mais a continué à perdre des habitants. Sommeilles (200 hab., 1 881 ha dont 1 055 de bois), la commune la plus occidentale du canton, englobe une forte part de la forêt domaniale de Lisle; elle a eu plus de 600 hab. dans les années 1840.

Lisle-en-Barrois (35 hab., 2 894 ha dont 1 820 de bois), 5 km SSE de Vaubécourt, est à la tête d'une commune qui s'étire d'est en ouest sur 11 km à travers les bois qui flanquent la haute vallée de l'Aisne (forêt domaniale de Lisle); elle a eu 410 hab. en 1886; à l'ouest, l'ancien hameau d'Yvraumont est entouré d'étangs, dont le plus grand est celui des Brauzes (21 ha). Rembercourt-Sommaisne (34 hab., 2 232 ha), 6 km ESE de Vaubécourt, résulte d'une fusion de 1973; Sommaisne, comme son nom l'indique, est juste à la source de l'Aisne, 4 km au nord de l'ancien Rembercourt-aux-Pots, dont les eaux coulent au contraire vers la Chée, donc la Marne.

Au-delà, à la pointe nord-est du canton, Chaumont-sur-Aire (160 Chaumontais, 992 ha) est dans un petit bassin qui correspond à l'entonnoir de percée de l'Aire dans la côte des Bars, au confluent de l'Ezrule — dont l'ancien nom était Ericia et a donné des noms de villages en Érize dans le canton voisin de Vavincourt, plus Érize-la-Petite (60 hab., 718 ha) tout près de Chaumont-sur-Aire. Sur le coteau qui domine à l'ouest les vallées de l'Aire et de son affluent l'Ezrule, le parc éolien de la Française d'éoliennes dit Voie Sacrée comprend 27 hélices (54 MW) dans les communes d'Érize-la-Petite et Courcelles-sur-Aire, et à Raival juste au sud, dans le canton de Vavincourt. Courcelles-sur-Aire (40 hab., 1 193 ha) en accueille 5 autres (11,5 MW) depuis 2007, à la firme espagnole Iberdrola, sur le plateau de rive droite au nord du village, au site des Anglecourt.

Les Hauts-de-Chée (750 hab., 5 017 ha dont 860 de bois), au SE du canton, est le nouveau nom adopté en 1972 par la fusion de cinq communes drainées par la Chée et dont le centre est dans l'ancien village de Condé-en-Barrois (340 hab.), les autres étant Génicourt-sous-Condé (36 hab.), Hargeville-sur-Chée (120), Louppy-sur-Chée (160) et Les Marats (150); la population a un peu augmenté entre la fusion et 1990 (800 hab.); l'aérodrome de Bar-le-Duc (code LFEU), doté d'une piste en herbe de 940 m, d'un aéroclub et même d'une aérogare, est juste à l'est de Condé.