Canton d'Auray

Auray

12 900 hab. (Alréens) dont 410 à part, 691 ha, chef-lieu de canton du Morbihan dans l'arrondissement de Lorient, 19 km à l'ouest de Vannes; An Alre en breton. Ville de fond d'estuaire, à 14 km de la mer, où le Loc'h devient la rivière d'Auray, elle a été illustrée par la bataille de 1364 où Jean de Montfort prit possession du duché de Bretagne et fit Duguesclin prisonnier, puis par le port de Saint-Goustan, actif surtout du 15e au 17e s., où il faisait figure de troisième port de Bretagne. La ville haute, sur la rive droite (à l'ouest) se serre autour de la cathédrale Saint-Gildas et a conservé de belles maisons des 15e au 17e s.; elle domine la promenade ombragée qui suit la rive du Loc'h. En face, à l'autre bout d'un pont de pierre qui remonte au 12e s., Saint-Goustan est la ville basse, ancien port de pêche et de commerce, centre de l'artisanat et du tourisme; le petit port offre 160 places à bouée. La ville a huit hôtels (un peu plus de 200 chambres) mais seulement 330 résidences secondaires.

Auray compte au rang des «villes d'art et d'histoire» et, entre Vannes et Lorient, a un statut supérieur à celui d'un simple chef-lieu de canton. Elle offre hôpital public (168 lits) et institut supérieur de formation d'infirmiers, centre de rééducation auditive G. Deshayes (75 sal.), collèges public et privé, lycée général et lycée professionnel publics (1 250 élèves ensemble) et lycée agricole privé (500 élèves) avec station expérimentale à Kerplouz; maisons de retraite Lann Eol (Ker Anna 55 sal. et Sainte-Marie 35 sal.), maison pour enfants Éducation Espopir (40 sal.). S'y ajoutent les marchés du lundi, un musée de la vie portuaire dans la goélette Saint-Sauveur, le mausolée de Cadoudal.

L’éventail des emplois est assez large: plats cuisinés de poissons Gel-Moor (40 sal.) et viandes Kervadec (30 sal.); emballages plastiques Axilone (150 sal.) et Plasto Breiz (55 sal.), plasturgie Ouest Composites (55 sal.) et Auray Plast (40 sal.); mécanique de précision Kantemir (50 sal.); négoces de médicaments Ouest Répartition (70 sal.) et de matériaux Le Dore (65 sal.) et Réseau Pro (Wolseley, 45 sal.), d'articles de puériculture Thermobaby (35 sal.), de pneus (Auray Pneus, 30 sal.), réparations électriques Electro Standard (25 sal.); distribution d'électricité ERDF (65 sal.), traitement des eaux de la Saur (260 sal.), espaces verts Atlantic Paysages (25 sal.). Auray a un hypermarché Leclerc (160 sal.), des magasins Super-U (65 sal.), Carrefour Market (30 sal.), Bricomarché (45 sal.); comptabilité de la Fiduciaire de l'Ouest (35 sal.) et Sobrecomo (25 sal.).

La commune avait 6 500 hab. en 1900, 8 000 en 1950 et sa population continue de croître: elle a augmenté de 1 600 hab. entre 1999 et 2008, soit +14%. La municipalité a été dirigée par la droite jusqu'en 1995; à cette date, elle est passée à gauche sous la direction du maire Michel Le Scouarnec, communiste, ancien instituteur.La ville est le siège de la communauté de communes du pays d'Auray, qui réunit 10 communes, 36 900 hab., 30 600 ha, soit le canton de Pluvigner et une partie seulement de celui d'Auray.

Un pays d'Auray a adopté une charte dès 1978; reconnu en 2002, il compte 28 communes appartenant aux 5 cantons d'Auray, Belle-Île, Belz, Pluvigner et Quiberon et inclut les communautés de communes de Belle-Île, des Mégalithes et de la Ria d'Étel, soit au total 79 200 habitants et 63 400 ha. L'Insee attribue à Auray une aire urbaine de 23 300 hab. Le canton d'Auray a 34 000 hab. (28 300 en 1999), 9 communes, 15 586 ha dont 1 174 de bois. Il s'étire sur 25 km du nord (Plumergat) au littoral (Locmariaquer et Saint-Philibert) et comprend les villes de Pluneret et Crach près d'Auray.

Locmariaquer (1 710 Locmariaquérois, 1 099 ha), Lokmaria-Kaer en breton, occupe la presqu'île entre la rivière de Saint-Philibert, le littoral de la baie de Quiberon et la rivière d'Auray, qui se termine à la pointe de Kerpenhir. La commune joue sur l’ostréiculture et le tourisme; elle est surtout connue pour la Table des Marchands, qui fait partie d’un grand ensemble mégalithique au bord du golfe du Morbihan. Elle a 1 100 résidences secondaires (59% des logements), 6 campings (630 places), 3 hôtels (70 places). La population, longtemps stable, a gagné 300 hab. entre 1999 et 2008. Le petit port, modernisé, assure des liaisons avec Port-Navalo et des visites du golfe du Morbihan (80 000 passagers par an) et peut accueillir 230 bateaux de plaisance en ponton, 450 en mouillage.

Saint-Philibert(1 510 hab., 705 ha), plus à l’ouest, est sortie de Locmariaquer en 1892; la commune avait alors 650 hab. et a crû depuis, surtout après 1970 (850 hab.), gagnant 220 hab. après 1999; le bourg étire ses maisons le long de la longue baie de la rivière de Saint-Philibert à l’est, et la commune est bordée à l’ouest par la rivière du Crac’h face à La Trinité; la biscuiterie La Trinitaine y emploie 140 personnes; fabrique d'accessoires d'habillement PPMC (35 sal.). La commune a 1 500 résidences secondaires (plus des deux tiers des logements), plus de 400 places de camping. Sainte-Anne-d'Auray, Bono et Plougoumelen ont dépassé recemment les 2 000 habitants.


Bono

2 300 hab. (Bonovistes), 596 ha, Ar Bonoù en breton, commune du Morbihan dans le canton d'Auray, 5 km SSE du chef-lieu à l'embouchure de la rivière du Bono, rive gauche. Elle a été créée en 1947 à partir de Plougoumelen, et croît depuis: elle a gagné 300 hab. de 1999 à 2008. Son nom est souvent dit, mais non officiellement, Le Bono. Elle conserve au sud le château de Kerdréan (13e, 15e et 19e s.), et au nord-est, au bord de la rivière du Bono, le moulin et le château de Kervilio. Le village de Lavarion, au sud-est, s'est équipé d'une zone artisanale. On y pratique l’ostréiculture; transports par cars Auray Voyages (20 sal.). Le port de plaisance admet 335 bateaux sur bouée.


Crach

3 360 hab. (Crac’hois), 3 054 ha dont 387 de bois, commune du Morbihan dans le canton d’Auray, 5 km au sud du chef-lieu, allant de la ria du Crac’h à l’ouest à celle du Loc’h à l’est; la mode bretonnante est d’écrire Crac’h mais l’orthographe officielle reste Crach. La population communale augmente depuis 1950 (1 800 hab.), surtout depuis 1975 (2 000 hab.); elle s'est accrue de 260 hab. entre 1999 et 2008. La commune a 490 résidences secondaires (un quart du parc immobilier), 3 campings (300 places), un seul hôtel.

Le finage comprend le château et le parc du domaine de Plessis-Kaer (15e et 19e s.), au NE, au bord du Loc’h; il accueille une vingtaine d’ostréiculteurs, une trentaine d’agriculteurs produisant surtout du lait (contre 140 vers 1970), 1 000 ha de labours et 250 de prés, 1 30O bovins; un parc artisanal de 25 ha avec des ateliers; plastiques Ouest Composites (55 sal.), menuiserie Auray (fermetures, 30 sal.), éditions Pêcheurs d'Images (20 sal.); un Intermarché (50 sal.), négoce de matériaux Le Doré (Tanguy, 65 sal.), travaux publics et réseaux de la Cise (55 sal.).


Plougoumelen

2 400 hab. (Plougoumélinois), 2 130 ha, Plougouvelen en breton, commune du Morbihan dans le canton d'Auray, 7 km ESE du chef-lieu. Elle n’avait plus que 830 hab. en 1954 du fait de l'émancipation de Bono, située en aval et qui l'écarte ainsi de la rivière d'Auray; mais elle a connu une croissance bien plus rapide ensuite, et avait déjà doublé sa population en 1993; elle a encore gagné 600 hab. depuis 1999, soit un tiers.

Au bord de la rivière de Bono, le château de Pont-Sal remonte au 16e s. mais est devenu une auberge; non loin, au bord de la N 165 de Vannes à Lorient, a été aménagée la zone d'activités du Kénéah, tandis qu'au sud-est du bourg la cité de Kerphilippe voisine avec le moulin et le château de Kervilio, qui sont à Bono; négoce de bois et matériaux Wolseley (Réseau Pro, 45 sal.), brûlerie de thé et café d'Alre (25 sal.), un camping (80 places). Le nom de la commune viendrait d’un saint Konvelen.


Plumergat

2 700 hab. (Plumergatais), 4 194 ha, commune du Morbihan dans le canton d'Auray, 11 km au NE du chef-lieu. Elle a plusieurs monuments dont une église romane du 13e s.; deux entreprises fabriquent des instruments de mesure; installations électriques BRE (40 sal.). Au SE, le finage et les maisons de Mériadec (700 hab. et 700 ha) ont été partagés entre Plumergat pour les deux tiers et Pluneret pour un tiers. La population augmente depuis 1968 (1 800 hab.); elle a gagné 455 hab. entre 1999 et 2004, soit plus de 17%, passant nettement au-dessus de 3 000 hab. La population totale de la commune avait déjà été fixée à 3 200 hab. au recensement complémentaire de 2003.


Pluneret

3 800 hab. (Plunerétais), 2 620 ha dont 249 de bois, commune du Morbihan dans le canton d'Auray, 3 km à l'est du chef-lieu. Le territoire communal se situe entre la rive gauche du Loc'h et la rive droite de son affluent le Bono (ou rivière de Bono) et se termine en pointe au confluent, face à Bono. Il est traversé par la voie ferrée et la N 165, qui y déploie un gros échangeur; zone d'activités (bateaux, matériaux de construction), supermarché Champion (80 sal.). Le château de Kermadio (18e-19e s.), face à Auray, fut un lieu de séjour de la comtesse de Ségur (1799-1874), qui est enterrée à Pluneret. Au sud, au bord de la rivière de Bono, chapelle renaissance de Saint-Avoye (16e s.). Le château de Treulan (19e s.) est à l'extrême NO de la commune au bord du Loc'h. Pluneret a un collège public; sa population était descendue de 3 400 à 1 600 hab. après le départ de la commune de Sainte-Anne-d'Auray en 1950, mais elle a connu depuis une croissance fort rapide. Sa population totale est passée à 4 300 hab. au recensement complémentaire de 2002.


Sainte-Anne-d'Auray

2 300 hab. (Saintannois), 497 ha, commune du Morbihan dans le canton d'Auray à 5 km au NNE du chef-lieu, Santez-Anna-Wened en breton, a un collège et un lycée professionnel privés et une basilique de 1866-1877, mais avec cloître et trésor, qui reçoit des foules lors des grands pèlerinages qui font sa renommée. La basilique n’est pas consacrée à la Vierge mais à sa mère: «sainte Anne», considérée comme la grand-mère du Christ et qui en Bretagne fait figure de patronne des grand-mères, serait «apparue» en 1623 à un paysan du cru, Yves Nicolazic, ce qui a fait aussi apparaître un musée Nicolazic et, en 1905, une nouvelle «maison natale» à la place de l’ancienne; plus un musée du costume breton. La commune n’a été créée qu’en 1950, à partir de Pluneret; sa population augmente depuis un creux en 1960; elle s'est accrue de 360 hab. entre 1999 et 2008 (+19%). Le bourg se classe 6e au palmarès des villes de pèlerinage françaises (800 000 visiteurs par an); 5 hôtels (130 chambres), un camping (115 places).