Canton de Cattenom

Cattenom

2 600 hab. (Cattenomois), 2 553 ha dont 500 de bois, chef-lieu de canton du département de la Moselle dans l’arrondissement de Thionville-Est, 9 km au NE de Thionville. Le bourg est dans la vallée de la Moselle, rive gauche, au bord d’un ancien méandre; il fut Kattenhofen sous la période allemande. Il est doublé à l’est par le village de Sentzich, rattaché en 1971, et dispose d’un collège public. C’est à 3 km au NO du bourg qu’a été construite la centrale nucléaire de Cattenom, en bordure sud de la forêt domaniale de Garches; elle est associée à un village et à un réservoir de barrage également à l’écart de la Moselle.

La centrale est équipée de quatre groupes de 1 300 MW chacun et a produit 38 000 GWh en 2003; elle emploie 1 200 personnes et a fixé à Cattenom la société de maintenance nucléaire Polinorsud de 120 sal. (groupe Areva), l'ingénierie nucléaire Techman (85 sal., groupe Onet), le traitement de déchets Amalis (GADS, 40 sal.), les nettoyages TFN (110 sal.) et TNEX (110 sal.); maintenance électrique Valiance (570 sal.), maintenance mécanique Endel (35 sal.), maçonnerie All Bat (30 sal.); boulangerie industrielle Scherrer (50 sal.). La commune a absorbé sa voisine de l’est Sentzich (530 hab.) en 1970; sa population se maintient à peu près depuis, mais a baissé de 200 hab. après 1999. Au nord-ouest, subsiste l’ouvrage militaire Immerhof, de 1933, à la limite du bois de Janfen.. La communauté de communes de Cattenom et environs, qui siège dans la ville, compte 20 communes et 23 200 hab.

Le canton a 23 700 hab. (19 500 en 1999), 20 communes, 18 779 ha dont 3 626 de bois; bordé au nord par la frontière du Luxembourg, au sud par le cours de la Moselle, il s’étend surtout dans la plaine au nord de Thionville, que traversent la N 53, l’autoroute A 31 vers Luxembourg, et l’ancienne voie romaine de Metz à Trêves. Toutefois, il mord à l’ouest sur le Pays Haut, qui domine la plaine par une côte de 200 m de commandement. Volmerange-les-Mines y a dépasssé 2 000 hab. Escherange (590 hab., 1 318 ha dont 380 de bois) est l’autre commune du plateau, au sud de Volmerange; elle est moins peuplée, mais a gagné 160 hab. (+37%) de 1999 à 2008; elle avait intégré en 1811 l'ancienne commune de Molvange, dont le village subsiste au nord dans la même vallée; elle partage avec Volmerange le bois des Quatre-Seigneurs.

Au pied du talus bordier, traversées par l'A 31, se tiennent trois communes. Entrange (1 340 Entrangeois, 399 ha), qui avait été réunie à sa voisine du sud Œutrange (ensuite réunie à Thionville) de 1811 à 1902, poursuit sa croissance: elle avait 720 hab. en 1975 et a encore gagné 100 hab. de 1999 à 2008; une mine de fer (Charles-Ferdinand) y a été exploitée; l’abri Zeiterholz est un fortin de la ligne Maginot qui se visite, avec un petit musée. Kanfen (1 010 Kanfenois, 850 ha), juste sous Volmerange, a gagné 220 hab. dans le même temps et contient au sud-est le bois de Kanfen; échangeur de l’A 31. Zoufftgen (760 hab., 1 670 ha dont 821 de bois), 14 km au nord de Thionville, est plus au nord ans la plaine, et frontalière; elle fut Suftgen en allemand; elle est séparée du Luxembourg par son ample forêt domaniale, et a gagné 150 hab. après 1999; le club de parapente Mosailes utilise la haute corniche du plateau.

La commune de Basse-Rentgen (350 hab., 1 046 ha), à 15 km NNE de Thionville, Nieder-Rentgen en allemand, est traversée par la N 53 et sa limite orientale suit la voie romaine; le village de Haute-Rentgen est au NO, tandis qu’au nord le château de Preisch (on écrit aussi Preiche) dispose d’un parc clos de 106 ha qui va jusqu’à la frontière; construit en 1623 à l’emplacement d’un ancien château seigneurial, il a été très restauré depuis, au 18e et surtout au 19e siècle, et arbore deux tours carrées flanquant un bâtiment un peu austère; un golf de 27 trous y a été aménagé. La commune avait intégré en 1811 ses voisines Dodenhoven, Preische et Haute-Rentgen; elle a ensuite cédé Dodenhoven à Roussy-le-Village. Elle conserve quatre exploitations agricoles, mais la plupart de ses travailleurs ont leur emploi en ville ou au Luxembourg; elle a gagné 40 hab. depuis 1999.

Rodemack (1 110 Rodemackois, 996 ha), 3 km au SE de Rentgen, se veut la «Carcassonne lorraine»; c’est très exagéré; néanmoins, le village conserve une haute enceinte de 700 m de long, ornée d’une porte de Sierck et de jardins médiévaux; il a aussi des restes de l’ancien château seigneurial, et une maison des Baillis de 1560; l’ensemble est censé en faire l’un des «plus beaux villages de France»; elle a gagné près de 300 hab. de 1999 à 2008 (+35%). Puttelange-lès-Thionville (910 Puttelangeois, 1 067 ha) est une commune frontalière juste au nord-est; elle a gagné 290 hab. après 1999 (+47%). À Breistroff-la-Grande (580 Bresitroffois, 1 063 ha), 2 km au SO de Rodemack, qui a gagné 160 hab. (+38%) depuis 1999, s’est installé un Espace nautique (Carilis, 25 sal.). Une ancienne voie romaine se suit à la limite occidentale de ces trois communes, qu'elle a fixée.

Roussy-le-Village (1 180 Rodossyens, 1 250 hab.), 7 km NNE d'Hettange-Grande, est traversée par la Voie de la Liberté (D 653). La commune a absorbé en 1811 sa voisine de Roussy-le-Bourg, à l'est, et a reçu en 1826 le hameau de Dodenhoven au nord-est, précédemment à Basse-Rentgen. Elle a gagné 200 hab. de 1999 à 2008. Boust (1 050 Boustois, 701 ha), 10 km NNE de Thionville, est dans la petite vallée du Boler, affluent de gauche de la Moselle, juste à l’orée nord de la forêt domaniale de Garches et à 3 km de la centrale nucléaire de Cattenom. C’est un village-rue qui croise la voie romaine; une église moderne en rond, de formes et de décors très réussis, y a été ouverte en 1962; un peu à l’est, l’ancien clocher d’Ussel est fait d’une tour romane octogonale très ancienne (9e-11e s.), de 25 m de haut. Boust a une base de loisirs avec un bois et des étangs, sur 5 ha, juste au nord. Hormis une petite distillerie, le village est uniquement résidentiel, et en croissance: il a gagné 320 hab. (+44%) de 1999 à 2008. Au sud-ouest, Hettange-Grande est nettement plus peuplée.


Hettange-Grande

7 600 hab. (Hetangeois), 1 627 ha dont 316 de bois, commune de la Moselle dans le canton de Cattenom, 8 km à l’ouest du chef-lieu et 5 km au nord de Thionville; Gross-Hettingen en allemand. C’est à partir d’elle et de ses roches que le géologue Gries a proposé en 1864 de nommer hettangien l’un des étages du lias; l’ancienne carrière est devenue, sous le nom de Gries, un site géologique protégé de 6 ha. La ville, surtout résidentielle, s’est ornée de sculptures en plein air et d’un mur des tags, et dotée d’un centre social et culturel Europa; collège public, deux supermarchés Match (70 et 30 sal.). Sa population croît assez régulièrement (3 300 hab. en 1946, 5 100 en 1962, 6 100 en 1975); elle a augmenté de 800 hab. entre 1999 et 2008. Vers le nord, la commune inclut le village et la forêt de Soetrich, ancienne commune intégrée en 1811 avec 280 hab., quand Hettange la Grande en avait 500.


Volmerange-les-Mines

2 050 hab. (Volmerangeois), 1 292 ha dont 570 de bois, commune du département de la Moselle dans le canton de Cattenom, 13 km au NO de Thionville dans le Haut Pays. Le village originel se cache dans la vallée très encaissée du ruisseau de Volmerange, un affluent de l’Alzette, qui descend vers le nord par Dudelange au Luxembourg; à la frontière, la côte monte à 427 m au Hutberg. Volmerange, Volmeringen en allemand, fut un site minier mais son nom n’a été complété qu’en 1920; deux mines y ont fonctionné de 1874 à 1973; la population est passée de 800 hab. en 1885 à 1 400 en 1911, s’est stabilisée ensuite puis a augmenté un peu de 1970 à 1990; elle a gagné 300 hab. entre 1999 et 2008. La plupart des travailleurs ont leur emploi à Dudelange, dont les maisons touchent celles de Volmerange. La cité a un collège public; un grand stand de tir international a été construit en 1998 près de la frontière.