Canton de Fontoy

Fontoy

3 160 hab. (Fenschois), 1 688 ha dont 736 de bois, chef-lieu de canton du département de la Moselle dans l’arrondissement de Thionville-Ouest, 12 km à l’ouest de Thionville sur le plateau du Pays Haut, à la source de la Fensch et du Conroy. Le bourg, qui fut nommé Fentsch en allemand, est entouré de bois et proche d’un accès à l’A 30 et d’un centre d’interconnexion électrique; anciennes mines de fer, atelier de traitement de surfaces Vel ex-Redelsperger (55 sal.), métallerie ACMM (25 sal.); maçonnerie CEP (50 sal.), transports LTF (40 sal.); un collège public, centre commercial Super U (85 sal.). La population de Fontoy était de 1 000 hab. environ entre 1830 et 1890, puis est passée à 2 500 en 1906, 4 200 en 1931; elle décline depuis 1962 (4 100 hab.).

Le canton a 22 500 hab. (21 400 en 1999), 12 communes, 12 121 ha dont 3 380 de bois; limitrophe de la Meurthe-et-Moselle, il atteint au nord la frontière du Luxembourg. Dans la partie nord, Audun-le-Tiche, Ottange, Aumetz, Boulange et Tressange dépassent 2 000 hab. Havange (460 Havangeois, 965 ha dont 296 de bois), 4 km au nord de Fontoy, Havingen en allemand, a une métallerie (Steap Stailor, 50 sal.) et a gagné 130 hb. de 1999 à 2008. Angevillers (1 300 Angevillois, 871 ha), 5 km au NE de Fontoy, au-dessus d'Algrange, a également exploité le fer (puits Armand); elle avait atteint 1 600 hab. en 1962 et perdu des habitants ensuite, mais en aurait regagné 90 depuis 1999; équipements thermiques Virgili (30 sal.). Rochonvillers (220 Rochonvillois, 564 ha), 4 km au nord de la précédente, est la plus petite commune du canton.


Audun-le-Tiche

6 100 hab., 1 543 ha dont 583 de bois, commune de la Moselle dans le canton de Fontoy, 16 km au nord du chef-lieu dans la vallée de l'Alzette. Son nom originel fut Aquaeductus, déformé ensuite en Awdu puis Audun, Tiche venant d'une racine qui évoque le parler germanique, comme «tudesque» et «teuton» ou même «deutsch»; pendant l'occupation allemande, elle fut Deutsch Oth. Cette commune frontalière jouxte Esch-sur-Alzette (Luxembourg). Elle fut le siège d'une seigneurie de la famille Molberg, dont les descendants devinrent aux 18e et 19e s. des maîtres de forges, sur un minerai local de bonne teneur; quatre hauts fourneaux y fonctionnèrent. L'habitat s'est concentré le long de l'Alzette et d'un vallon affluent, au pied de la côte; l'extraction de fer, d'abord superficielle, s'est faite en mines par la suite; il reste 30 salariés d'Arbed et les chevalements d'un puits sur le plateau, au sud. Le dernier haut fourneau, devenu propriété d'Arbed, s'est arrêté en 1964 et l'extraction de fer en 1998, entraînant la fermeture définitive de l'usine sidérurgique.

La commune avait 1 100 hab. en 1876, 6 300 en 1911; elle a culminé à 8 500 hab. en 1962 et a encore perdu 300 hab. de 1999 à 2008. Alors que, jadis, Audun avait dû faire venir de nombreux travailleurs étrangers, la situation de l'emploi est restée difficile depuis: sur 2 000 salariés vivant à Alzette, plus de 1 700 travaillent au-dehors, presque tous hors du département, c'est-à-dire surtout au Luxembourg. La ville coopère avec Villerupt et Esch, plus six communes voisines, dans une entente transfrontalière visant surtout au traitement des friches industrielles. La découverte d'une nécropole mérovingienne a fourni un site de visite, complété par un musée de l'Espace archéologique; un collège public, supermarché Carrefour (55 sal.). Vers le sud, Audun possède une assez large part du plateau, incluant l'ancienne gare de Hirps.

Au nord-ouest d'Audun, les deux petites communes frontalières de Russange (1 060 hab., 346 ha) et Rédange (930 hab., 550 ha) sont dans la dépression triasique d'Esch-sur-Alzette, au pied de la côte, et participent à l'entente transfrontalière. Russange est soudée à Audun. Rédange, 3 km plus loin, à l'extrême pointe NO du département, a exploité une mine de fer (Heydt). Russange avait plus de 1 200 hab. dans les années 1950; sa population est à peu près stable depuis. Rédange en avait 920 en 1975; après un léger retrait, elle a regagné une centaine d'habitants de 1999 à 2008.


Aumetz

2 340 hab., 1 035 ha, commune de la Moselle dans le canton de Fontoy, 9 km NNO du chef-lieu sur le plateau. La commune est limitrophe de la Meurthe-et-Moselle et bénéficie d’un échangeur de la N 52 à quatre voies entre Hayange et Longwy; la mine de fer Bassompierre a été fermée en 1983; dès 1989, la commune ouvrait un musée des mines de fer de Lorraine bien conçu. C’est à présent une bourgade résidentielle, avec un collège public, des services et des commerces mais sans entreprise industrielle; Intermarché (55 sal.), négoce de matériaux Patisa (25 sal.). La population a connu son maximum en 1962 (plus de 2 700 hab.) et a diminué jusqu’en 1990; elle augmente un peu depuis, gagnant 90 hab. de 1999 à 2008. Aumetz est le siège de la communauté de communes du Pays Haut-Val d’Alzette (8 communes, 26 300 hab.).


Boulange

2 290 hab. (Boulangeois), 1 278 ha, commune de Moselle dans le canton de Fontoy, 6 km au NO du chef-lieu; elle fut Bollingen en allemand, et a eu des mines de fer, assorties de cités ouvrières comme celle du Bois à l'ouest; un échangeur de l’A 30 est aménagé près du village de Bassompierre, qui fut absorbé dès 1812; maçonnerie H2R (25 sal.). Sa population, de 390 hab. en 1896, était passée à 1 800 en 1911 et a culminé à 2 500 en 1962; elle a diminué jusqu’en 1990 (1780 hab.) et remonte depuis; elle s'est accrue de 480 hab. (+27%) entre 1999 et 2008.


Ottange

2 760 hab. (Ottangeois), 1 548 ha dont 840 de bois, commune de la Moselle dans le canton de Fontoy, 12 km au nord du chef-lieu. C'est une ville frontalière, située dans la petite vallée encaissée de la Pierreuse, affluent de l'Alzette, au fond d'une sorte de reculée qui entaille la côte à Kayl et Rumelange (Luxembourg); château ruiné du 13e s., anciennes mines de fer. La ville eut de la métallurgie dès le 17e siècle; il lui reste une usine Profilest (barres et profilés d’acier et aluminium), descendue à 35 sal.; un lycée professionnel et technique privé en hôtellerie-alimentation et optique (430 élèves). La population communale, de 1 300 hab. vers 1865, a culminé à 4 200 hab. en 1931 et atteignait encore 3 600 hab. en 1962; elle a diminué jusqu’en 1990 (2 480 hab.), puis a regagné quelques dizaines d'habitants (140 de 1999 à 2008).


Tressange

2 000 hab. (Tressangeois), 936 ha, commune de la Moselle dans le canton de Fontoy, 5 km NNO du chef-lieu; elle incorpore au NE le gros village de Bure, où fut extrait du fer. Tressange entretient un musée militaire du souvenir; peinture SPI (25 sal.). Sa population, de moins de 500 hab. avant 1930, a augmenté jusqu’en 1990 et reste stable depuis.