Canton de Sierck-les-Bains

Sierck-les-Bains

1 770 hab. (Sierckois), 480 ha, chef-lieu de canton du département de la Moselle dans l’arrondissement de Thionville-Est, 18 km au NE de Thionville sur la rive droite de la Moselle. La bourgade n’a pas de bains, bien que le nom de Sierck ait été augmenté en 1936, mais s’efforce au tourisme et des croisières sont proposées sur la Moselle; elle n'a toutefois pas d'équipement hôtelier, si ce n'est un camping de 50 places. Le château fort des ducs de Lorraine, ruiné sous Louis XIV, a laissé de gros murs d’enceinte à plusieurs tours; collection d’armes; un collège et un hôpital publics; négoce de boissons de la Confrérie des Gourmets (60 sal.), négoce d’aliments pour animaux Difac (30 sal.). La population communale a été plutôt fluctuante: 2 400 hab. en 1866, moitié moins de 1880 à 1905, 1 780 en 1962 et un creux autour de 1975, puis une remontée, et une perte de 120 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 11 300 hab. (10 700 en 1999), 23 communes, 18 076 ha dont 4 153 de bois; il est limitrophe de l’Allemagne et du Luxembourg, ce qui lui vaut le nom de Pays des Trois Frontières. Juste face à Sierck se dresse de l’autre côté de la Moselle l’impressionnante butte du Stromberg, qui domine le petit village viticole de Contz-les-Bains (510 hab., 319 ha), doté d’un musée de la vigne et qui a gagné 50 hab. de 1999 à 2008. À 2 km de Sierck en amont sur la rive droite, Rettel (810 hab. dont 80 à part, 689 ha), également augmentée de 50 hab. dans le même temps, a un institut médico-éducatif de 80 sal., et abrite une petite fabrique de tubes d’acier Lorraine-Tubes (50 sal.) qu’Arcelor a vendue en 2004 à l’espagnol Bagoeta; musée lorrain des cheminots, supermarché Carrefour (35 sal.).

Rustroff (560 hab., 323 ha), 1 km à l’est de Sierck, avait été réunie à Sierck entre 1811 et 1880; elle est le siège de la communauté de communes des Trois-Frontières, qui associe 22 des communes du canton, Sierck incluse (10 100 hab.); elle a gagné 40 hab. après 1999. Apach (960 Apachois, 335 ha), à 3 km en aval de Sierck sur la même rive, est la dernière commune française au bord de la Moselle, voisine de Perl (Allemagne), au débouché du profond ravin d’Apach; transports Moritz (25 sal.); sa population s'est accrue de 120 hab. entre 1999 et 2008.

À la tête de ce ravin à 8 km ENE de Sierck, le village frontalier de Manderen (430 hab., 892 ha), qui a gagné 50 hab. depuis 1999, est dominé par les ruines du château de Mensberg, construit en 1434, dit aussi château de Malbrouck depuis que le duc de Marlborough, qui y avait établi son quartier général en 1705, s’en retira subrepticement, à la surprise du maréchal de Villers. À Launstroff (260 hab., 781 ha), 6 km plus à l’est, un sculpteur allemand a convaincu plusieurs collègues de jalonner de 28 grandes œuvres sculptées un parcours de 7 km qui associe le proche village allemand de Wellingen, et a dénommé l’ensemble «site des menhirs d’Europe»; il fait fonction de musée de plein air depuis 1986.

Montenach (450 hab., 919 ha), 4 km au SE de Sierck, se tapit à une convergence de profonds vallons débouchant sur la Moselle au ras de Sierck; auberge de la Klauss (30 sal.); le site est protégé depuis 1994 comme réserve naturelle de flore dite des Sept Collines, sur plusieurs parcelles séparées totalisant 107 ha (pelouse calcaire de pente et tourbière alcaline); ce site est inclus dans le site Natura 2000 des pelouses et rochers du pays de Sierck (683 ha).

Au sud du canton s’étend la vaste forêt domaniale de Sierck, ancienne forêt royale de Kallenhoven, qui appartint aux ducs de Lorraine avant de passer au royaume en 1661, et qui contenait alors 8 894 arpents; elle a environ 1 800 ha. Kirschnaumen (480 440 hab., 1 993 ha dont 752 de bois), 8 km au SE du chef-lieu, contient une bonne part de cette forêt. Rémeling (310 hab., 647 ha), 13 km à l’ESE de Sierck, a gagné 40 hab. depuis 1999; atelier de volets roulants (Bettenfeld, 20 sal.) et négoce d'aliments du bétail (Difac, 35 sal.). Plus à l’est, Waldwisse (700 hab., 1 174 ha dont 229 de bois) est une commune frontalière un peu plus peuplée que les villages voisins, sur un sous-affluent de la Nied qui porte son nom; elle a eu 1 220 hab. en 1836; sa population est stable depuis les années 1950.