Canton de Freyming-Merlebach

Freyming-Merlebach

13 400 hab. (Freyming-Merlebachois) dont 210 à part, 906 ha, chef-lieu de canton du département de la Moselle dans l’arrondissement de Forbach, 9 km au SO de Forbach. La commune, frontalière, fut un site majeur des Houillères du Bassin de Lorraine, qui y avaient leur siège. Elle est issue d’une fusion de 1971; Merlebach, qui avait culminé à 8 900 hab. en 1954, avait alors moins de 6 000 hab., Freyming environ 9 500. La population diminue depuis 1962 (16 200 hab. sdc) et s'est abaissée de 1 300 hab. entre 1999 et 2008. C’est dans la commune qu’eut lieu le dernier accident des mines de la Lorraine sarroise, un mort sous un effondrement, en juin 2001. La société a été officiellement dissoute en avril 2004, mais le complexe de cités ouvrières et de déblais entassés le long de la frontière marquera longtemps les paysages.

La ville n'a plus guère que des emplois tertiaires, dont un centre d’ingénierie des Charbonnages de France (25 sal.), un centre d’appels CRCE (140 sal.); gestion immobilière Sainte-Barbe (140 sal.), aide à domicile Servitis (45 sal.); transports de voyageurs Schon et Brullard (130 sal.), ingénierie des transports par fer VFLI (35 sal.); supermarchés Match (35 sal.) et Simply (30 sal.); le nettoyage Onet emploie 470 personnes. À l’ouest, les cités ouvrières Hesselach et de la Chapelle, et plusieurs quartiers d’habitation, font partie des zones urbaines sensibles. La commune a deux collèges et deux lycées publics dont un professionnel, un centre hospitalier privé de plus de 400 lits, un centre de convalescence; musée historique et militaire, mine-exposition de Cuvelette. La communauté de communes de Freyming-Merlebach rassemble 11 communes et 34 700 hab.

Le canton a 26 400 hab. (28 300 en 1999), 10 communes, 6 205 ha dont 696 de bois. Frontalier au nord par Merlebach, il atteint au sud à la fois les sources de la Nied allemande, qui coule vers l’ouest, et le haut bassin du Mutterbach, qui va vers le sud-est en direction de la haute Sarre. La commune d’Hoste (700 Hostois, 947 ha), la plus méridionale, y a deux étangs de barrage de l’ancienne ligne Maginot, et inclut à l’ouest le village de Valette; sa population s'est accrue de 120 hab. entre 1999 et 2008. Elle a pour voisines à l'ouest sur la D 656 Cappel (700 Cappellois, 597 ha), mais dont la forêt est dans la commune de Farschviller qui est dans le canton de Behren-lès-Forbach, et Barst (570 Barstois, 579 ha) où est un service privé de formation continue Diapason (25 sal.). Barst a gagné 70 hab. de 1999 à 2008, Cappel en a perdu une trentaine.

Henriville (750 Henrivillois, 395 ha), 7 km SSE du chef-lieu, est une fondation du duc Henri de Lorraine en 1608; elle avait été réunie à sa voisine Farébersviller entre 1811 et 1847 et fut Heinricherdorf en allemand; peuplée de moins de 400 hab. avant la dernière guerre, elle a reçu dès 1947 une usine d’emboutissage et fonderie d’aluminium Voit France (passée de 280 à 110 sal., groupe allemand); s’y sont ajoutés la serrurerie-ferronnerie Emka (50 sal., groupe Fort) et un négoce de produits de nanotechnologies EPG (20 sal.); une nouvelle usine d’emboutissage du groupe canadien Magna s’est installée dans la Mégazone pour assurer ses contrats avec l’usine Smart d’Hambach, et y emploie 165 salariés. Henriville a culminé à 875 hab. en 1982.

Non loin, Seingbouse (1 930 Seingbougeois, 805 ha dont 192 de bois), 4 km SSE du chef-lieu, qui fut Sengbusch en allemand, a une fabrique de verre de sécurité Interver (60 sal.), à laquelle s’est ajoutée une usine de verre plat et feuilleté du groupe Pilkington (Interpane, 140 sal.); mécanique et montage SNEM (25 sal.). La population de Seingbouse a sensiblement augmenté de 1931 (700 hab.) à 1962 (1 000) puis 1990 (1 720 hab. sdc); elle a gagné 180 hab. de 1999 à 2008. À l’est du canton, Farébersviller est une ville active, qui profite de l’autoroute et a misé sur une Mégazone d’activités avec les deux communes voisines d’Henriville et Seingbouse.

C’est à Béning-lès-Saint-Avold (1 260 Béningeois, 369 ha), dans un vallon entre Freyming et Farébersviller, que se trouve la gare principale du canton, avec triage et quartier de cheminots, d’où bifurquent les voies vers Forbach au NE, vers Sarreguemines au SE; ateliers de matériel ferroviaire roulant Framafer (120 sal.); la commune avait 650 hab. entre les deux guerres; sa population est stable depuis 1962. À sa voisine et presque homonyme Betting-lès-Saint-Avold, devenue simplement en 2005 Betting (910 Bettingeois, 445 ha), dans un autre vallon juste à l’ouest, également limitrophe de Freyming, revient l’échangeur qui marque la bifurcation de l’A 4 vers Strasbourg et de l’A 32 vers Sarrebruck et au-delà; centre Leclerc (230 sal.), métallerie Rodio (120 sal., protection antifeu), constructions métalliques CSE Lichtgitter (25 sal.); installations électriques Ghia (20 sal.), distribution publicitaire Direct (135 sal.); la population communale progresse lentement.


Farébersviller

6 000 hab. (Farébersvillois), 688 ha, commune de la Moselle dans le canton de Freyming-Merlebach, 7 km au SE de celle-ci et 16 km à l'ouest de Sarreguemines; la forme allemande du nom fut Pfarrebersweiler. La ville s'était doublée à l'est d'un grand ensemble d'habitations, logeant des travailleurs du bassin minier, qui a complètement changé son existence, ainsi que celle de la commune de Théding sur laquelle il déborde. Farébersviller avait absorbé Henriville entre 1811 et 1847; elle n'avait que 600 hab. avant-guerre et encore en 1954, et elle est passée d'un seul coup à 8 500 en 1962 avec la création d'un grand ensemble d'habitation. Puis elle s'est dépeuplée, et a encore perdu 900 hab. de 1999 à 2008. Restent quelques difficultés dans la Cité, que ne sauraient régler à elles seules une zone d'éducation prioritaire et l'inscription parmi les zones sensibles.

La ville a un collège public. Avec l'aide des pouvoirs publics et des collectivités territoriales, un grand parc industriel de 104 ha, dit Mégazone Moselle-Est, a été équipé entre un échangeur de l'autoroute de l'Est et la voie ferrée qui mène à Sarreguemines; elle doit ainsi permettre les échanges fer-route, et elle se complète de la zone tertiaire du Buhel (25 ha). L'ensemble déborde sur les deux communes voisines d'Henriville et Seingbouse (v. Freyming-Merlebach).