Canton de Rombas

Rombas

10 250 hab. (Rombasiens), 1 169 ha dont 531 de bois, chef-lieu de canton du département de la Moselle dans l’arrondissement de Metz-Campagne, 17 km au NNO de la préfecture. La ville est au pied de la côte de Moselle, juste au sud du débouché de la vallée de l’Orne; les Allemands la nommaient Rumbach. Le village ancien était sur la basse pente du talus, et cultivait la vigne depuis que l’abbaye de Gorze l’y avait incité. Puis on y a extrait du fer (mine Saint-Paul dans la vallée de l’Orne) et, surtout, l’industriel allemand K. Spaeter a choisi le site pour installer une aciérie fondée sur le nouveau procédé Thomas-Gilchrist, inaugurée en 1890 (Rumbacher Hüttenwerke). La ville actuelle est dans la plaine, au pied de la haute côte de 220 m de commandement qui culmine à 399 m à la côte de Drince, tandis que le plateau reste boisé.

La population était passée de 1 300 hab. en 1881 à 6 200 en 1911; elle était de 7 100 hab. en 1931, est parvenue à 10 500 en 1962, 13 300 en 1975 puis a baissé, s’est à peu près stabilisée après 1985 et aurait perdu près de 600 hab. de 1999 à 2008. L'aciérie, qui était un grand fournisseur de palplanches, a fortement réduit ses activités dans les années 1980 et terminé son existence en 1993. Le dernier haut fourneau a été rasé en 2001. Dès la fin des années 1970, les municipalités ont veillé à diversifier et rénover. Rombas a choisi d’investir dans le fleurissement, obtenant quatre fleurs et le premier prix régional. Le centre-ville a été entièrement refait.

La commune comprend collège et lycée publics, médiathèque et espace culturel. Une zone de loisirs a été aménagée au Fond Saint-Martin, avec étang et parc animalier. Mais il n’y a guère d’entreprise de poids: installations de chauffage Nass (35 sal.), comptabilité Sofico (25 sal.); Intermarché (25 sal.). Lorraine-Ateliers, atelier protégé, emploie 20 salariés à la mécanique. La N 53 court au pied de la côte et longe la ville côté est. Rombas est le siège de la communauté de communes du pays d’Orne et Moselle (13 communes, 52 900 hab.). La majorité municipale est à gauche depuis 1977; le maire est Lionel Fournier, socialiste, également conseiller général du canton. Le canton a 20 300 hab., 2 communes, 2 215 ha; l'autre commune est Amnéville.


Amnéville

10 200 hab. (Amnévillois), 1 046 ha, commune de la Moselle dans le canton de Rombas, à l'est du chef-lieu. La ville est sur la rive droite de l'Orne à son débouché dans la plaine de rive gauche de la Moselle. La commune n'a été créée qu'en 1902, à partir de Gandrange. Son territoire n'atteint pas la Moselle, dont il est séparé par ceux de Mondelange et Hagondange. En revanche, il inclut au-delà de Rombas, sur le plateau, l'enclave du village de Malancourt-la-Montagne. De Wendel créa la première forge en 1813; mais c'est l'aciérie de Rombas qui, dans les années 1890, fit apparaître à Amnéville en 1900 une cité ouvrière nommée Stahlheim, le village de l'acier, à l'origine de la création de la commune. En 1918, il fut proposé de rebaptiser la commune Stahlheim-Amnéville, puis finalement Amnéville tout court (1919), faute d'avoir pu obtenir… Pétainville; l'occupation allemande reprit le nom de Stahlheim de 1940 à 1944.

Le long de l'Orne, l'enchevêtrement des voies ferrées et leur branchement sur l'axe Thionville-Metz ont fait apparaître un vaste ensemble d'usines et d'entrepôts; mais la ville est plus diversifiée que ses voisines. Une politique municipale énergique dans les années 1970, menée par le docteur Kiffer, misa sur la santé et le loisir. Amnéville puise des eaux thermales ferrugineuses (41°C) à 900 m de profondeur et dispose de trois centres de thermalisme, Sant-Éloy, Thermapolis et Villa Pompéi, ainsi que d'un centre de loisirs au bois de Coulanges, avec un gros casino du groupe Tranchant (160 sal.), patinoire et piscine olympiques dès 1974, un tunnel de 500 m et 90 m de dénivelée pour le ski en salle, un lac de 3 ha et un parc d'aventures, un golf de 70 ha, un parc zoologique sur 12 ha (120 sal.) et l'aquarium Imperator de poissons tropicaux. Il s'y ajoute un centre culturel et d'expositions Crid'Art, un musée de la Photo et du Vélo. Le musée d'histoire de Tambow retrace l'histoire des «malgré-nous» incorporés dans l'armée allemande, dont ceux qui furent faits prisonniers par l'Armée Rouge furent détenus au camp de Tambov au sud-est de Moscou. Enfin, le parc d'attractions des Schtroumpfs n'est pas loin.

La ville a un collège public. L'industrie est réduite à quelques représentants: l’usine des Bronzes d’Industrie (LBI, 210 sal.) créée en 1919 et dont le premier client est la marine, la cimenterie Calcia (65 sal.), un constructeur de cabines métalliques pour l’industrie (Rothermel, 40 sal.), un atelier de mécanique (Valméca, 25 sal.), chaudronnerie Etal (20 sal.); génie thermique Boffo (55 sal.), constructions BMH (45 sal.), carrelage Lesserteur (35 sal.), réseaux et assainissement Muller (100 sal.), centre de dépollution industrielle Cedilor (70 sal.); distribution d epresse Fanzer (25 sal.); transports Vaglio (140 sal.) et P. Schneider (25 sal.); hôtels Matt (20 sal.), le Saint-Éloy (20 sal.), restauration Safina (20 sal.).

Malancourt, qui est à 12 km du centre, et qui n'a été réunie à Amnéville qu'en 1973 avec ses 600 hab., propose à la visite la crypte de l'église (9e s.), les carrières de pierre de Jaumont exploitées depuis l'époque romaine. Exception parmi les communes voisines, la population d'Amnéville, partie à 2 000 hab. en 1901, a crû assez régulièrement: 6 600 hab. en 1931, 8 200 en 1962, 9 000 de 1975 à 1990. Elle s'est encore accrue de 800 hab. entre 1999 et 2008, faisant ainsi passer à la commune le cap des 10 000 hab. Le maire est depuis 1965 Jean Kiffer, RPR puis divers droite, ancien député et médecin.