Canton de Marange-Silvange

Marange-Silvange

5 900 hab. (Marangeois et Silvangeois), 1 524 ha dont 699 de bois, chef-lieu de canton du département de la Moselle dans l’arrondissement de Metz-Campagne, 14 km au NNO de la préfecture. L’habitat s’étire sur 5 km au pied de la côte de Moselle et dans la plaine. Marange était un village viticole sur les basses pentes de la côte, dans une large échancrure, en exposition sud-est; Silvange était un vilage à 3 km à l’est, qui faisait à l’origine partie du ban de Rombas; d’abord distinctes, les deux communes ont été réunies dès 1809. Peuplées seulement de 700 hab. au cours des années 1890, elles n’ont pas participé directement à l’extraction du fer et à la sidérurgie, mais ont suivi le mouvement général de la croissance: 1 300 hab. en 1911, 1 900 en 1931, 4 700 en 1962 et un maximum de 6 500 hab. en 1975.

Silvange a hérité d’une cité ouvrière, Marange d’un hôpital de l’UCPMI (Union des consommateurs de produits miniers et industriels), récemment modernisé et qui est le premier employeur de la commune (90 lits); atelier France-Transfo (Schneider, transformateurs) de 150 emplois, matériel de levage Interlift (20 sal.), emballages en bois Covelux (25 sal.); prélèvements et mesures LCDI (30 sal.), installations électriques Est Maintenance Service (45 sal.) et Sobeca (35 sal.), finitions de bâtiment France Peinture (20 sal.); transports Di Egidio (25 sal.). La commune a reçu un collège public. Le dépeuplement est arrêté: Marange-Silvange a repris 460 hab. de 1999 à 2008. Outre ses bois sur le plateau, le finage contient 515 ha urbanisés et seulement 301 ha agricoles. Il est traversé par la N 53, qui croise l’A 4 au sud-est (échangeur).

Le canton a 22 400 hab. (21 000 en 1999), 12 communes, 8 841 ha dont 2 298 de bois. Il est limitrophe de la Meurthe-et-Moselle à Montois-la-Montagne, Sainte-Marie-aux-Chênes et Amanvillers, et à cheval sur le plateau du Pays Haut, la côte de Moselle et la plaine de Moselle. Pierrevillers (1 490 Pierrevillois, 583 ha dont 230 de bois) occupe un petit vallon de la côte de Moselle juste au nord de Marange, non loin de Rombas, sous le sommet du Drince (399 m); elle a gagné 140 hab. de 1999 à 2008; institut médico-éducatif le Point du Jour, église gothique du 15e s. Bronvaux (560 Bronvallois, 157 ha), qui au contraire a perdu une quarantaine d'habitants après 1999, est juste à l’ouest de Marange; le village est dominé par le bois de Jaumont, qui cache les ruines du château féodal de ce nom; la pierre calcaire de Jaumont (oolithe) était spécialement réputée.

Sur le plateau, Saint-Privat-la-Montagne (1 560 Privatiens, 584 ha) et Roncourt (730 Roncourtois, 673 ha dont 256 de bois) ont participé à l’extraction de fer; la mine de Roncourt, dont on sortait 2 Mt/an, n’a fermé qu’en 1992, mais offrait encore de belles réserves, d’au moins 20 Mt. Tandis que Raucourt perdait 90 hab. de 1999 à 2008, Saint-Privat en gagnait 180; la commune a une aire de service de l'autoroute A 4 avec un restaurant d’autoroute (Autogrill, 55 sal.), une entreprise de bâtiment (Réato, 40 sal.), un négoce de fournitures industrielles (Lorraine Stockage Manutention, 30 sal.). Roncourt , 7 km à l'ouest du chef-lieu sur le plateau, 5 km au SSE de Jœuf, a une menuiserie Joffroy (40 sal.) et conserve les ruines du château de Jaumont et le bois de Jaumont sur la côte, au sud-est.

Au sud de l’autoroute, qui profite de l’échancrure de Marange pour attaquer le plateau, quatre anciens villages viticoles se tapissent dans les replis de la côte de Moselle: du nord au sud Fèves, Norroy, Plesnois et Saulny. Elles ont toutes une part de plaine, une de côte et une de plateau. Fèves (930 Févots, 480 ha), juste au sud du chef-lieu, a un atelier de mécanique (AML Microtechnique, 75 sal.) et un fabricant d'équipements aérauliques (Alfagaine, 20 sal.), l'ingénierie Compétence Géotechnique (20 sal.), un négoce de fournitures industrielles (Lantzerath, 95 sal.), installations électriques Ineo (35 sal.), des transporteurs (Ciblex, 40 sal.; Sogep, 25 sal.), une jardinerie Botanic (35 sal.), magasins Kiabi (25 sal.), Go Sport (20 sal.). La commune poursuit sa croissance: elle n’avait guère que 300 hab. entre 1860 et 1960, et a gagné 60 hab. de 1999 à 2008.

À Norroy-le-Veneur (1 070 Noverois, 845 ha), un peu au sud-ouest de Fèves, la métallerie Cotumer emploie 120 sal., la menuiserie Grau Alu 30 sal., la maçonnerie PFF 30 sal.; installations thermiques Le Sanitaire Français (80 sal.) et Savelys (25 sal.), vente par automates Dallmayr (Serviplus, 25 sal.); entreprises de nettoyage GSF Ariane (290 sal.) et Samsic (230 sal.); bureaux du groupe de travaux publics Eurovia (25 sal.), négoce de fruits et légumes Heintz Primeurs (35 sal.); pompes funèbres OGF (30 sal.). La commune s'est accrue de 160 hab. entre 1999 et 2008. Le revers de la côte porte un terrain militaire et le fort de Lorraine à Saulny, qui abrite un centre d’émissions de l’armée. Dans la plaine, c’est sur le ban de Norroy que se trouve le parc d’attractions de l’Aquadrome; le village a aussi une église fortifiée à donjon.

Plesnois, au sud de Norroy, a 800 Plesnoissiens, 311 ha, et a gagné 70 hab. de 1999 à 2008; la commune a fait partie de Norroy de 1812 à 1847. Saulny (1 520 Saulniens, 979 ha dont 329 de bois), qui n’est qu’à 7 km de Metz, est la seule à faire partie de la communauté d’agglomération de Metz, et accueille une fabrique d’appareils électroménagers PHT Newco (ex-Ego, 30 sal.), un négoce de produits en inox (Blanco, 20 sal.), les viandes Ménard (35 sal.), un chauffagiste (Spies, 25 sal.); jardinerie Botanic (30 sal.). Sa population est passée à 1 400 hab. au recensement complémentaire de 2003 (contre 300 à 400 hab. entre 1871 et 1960) et a gagné 340 hab. (+29%) entre 1999 et 2008.


Amanvillers

2 160 hab. (Amainvillois), 976 ha, commune de la Moselle dans l’angle SO du canton de Marange-Silvange, 8 km SO du chef-lieu sur le plateau du Pays Haut. Sa croissance a été forte et régulière: peuplée de 500 à 600 hab. entre 1880 et 1965, elle croît depuis cette date et a bénéficié ensuite de la proximité de l’usine Renault de Batilly; elle a gagné 210 hab. entre 1999 et 2008; peinture en bâtiment Lavigne (30 sal.). Au sud-est, la commune est occupée par les terrains militaires du groupe fortifié Lorraine.


Montois-la-Montagne

2 420 hab (Montoisiens), 710 ha dont 240 de bois, commune de la Moselle dans le canton de Marange-Silvange, 7 km ONO du chef-lieu sur le plateau du Pays Haut. Le bourg est au-dessus de Jœuf et la commune est limitée par la corniche qui domine le versant droit de l’Orne; ancienne mine de fer (mine Pauline), poste d’interconnexion électrique. Montois avait annexé Malancourt-la-Montagne en 1811, mais l’a perdue en 1894, et c’est Amnéville qui l’a récupérée en 1973. Montois avait 1 100 hab. en 1900, 3 100 en 1962 et a connu depuis quelques fluctuations, perdant 230 hab. de 1999 à 2008.


Sainte-Marie-aux-Chênes

3 670 hab. (Quercussiens), 1 019 ha, commune de la Moselle dans le canton de Marange-Silvange, 9 km OSO du chef-lieu sur le plateau, près d’Auboué et de Batilly. Le gentilé, un peu savant, vient du nom latin du chêne (Quercus). Elle a eu plusieurs mines de fer; échangeur de l’A 4, zone industrielle avec quelques entreprises dont la boulangerie La Fournée Dorée (120 sal.), les ateliers de métallerie ALC (25 sal.), de plastiques de base Treffert (30 sal.), de carrosserie Gruau (20 sal.); conditionnement de cosmétiques à façon (Condiluxe, 20 sal.), travaux publics et réseaux WH (25 sal.); travail temporaire Adecco (45 sal.). Un hypermarché Cora (240 sal.) et un collège public y sont établis. La commune n’avait pas 300 hab. de 1871 à 1900, puis elle est passée à 1 700 en 1911, 2 700 en 1931 et a culminé à 3 400 en 1968; sa population s’est ensuite stabilisée, puis a augemnté de 310 hab. entre 1999 et 2008.