Canton de Lannoy

Lannoy

1 700 hab. (Lannoyens), 18 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l'arrondissement de Lille, juste à la limite sud-est de Roubaix. Le nom désignait une aulnaie. C'est l'une des plus petites communes de France, le plus petit chef-lieu de canton de ce point de vue. Le village est fleuri (trois fleurs) et se signale par une porte de l'ancien couvent des Croisiers (15e s.) et le parc des Croisiers, un hôtel de ville du 18e s., trois anciennes tours restaurées. Il accueille un supermarché Match (45 sal.),l'aide à domicile Autonium (35 sal.). Sa population a culminé à 2 000 hab. en 1881 puis diminué jusqu’à moins de 1 200 hab. en 1968 ; elle a augmenté ensuite, mais reste étale depuis 1999.

Le canton, qui est le plus peuplé de la région et l'un des plus peuplés de France, a 62 700 hab., 13 communes, 5 234 ha. Hem et Lys-lez-Lannoy sont les villes les plus étoffées, devant Leers, Baisieux, Chéreng et Willems. Sailly-lez-Lannoy (1 800 Saillysiens, 443 ha) est juste au sud du chef-lieu. Son nom vient des saules et son finage touche à la frontière belge à l'est. La commune n'avait que 840 hab. en 1968 et a plus que doublé sa population depuis: c'est l'une des communes résidentielles de la communauté urbaine de Lille; mais le nombre de ses habitants n'a guère augmenté depuis 1999. Elle contient la ferme de Meurchin (18e s.) sur une motte féodale, et pratique l'horticulture.

Forest-sur-Marque (1 500 Forestois, 105 ha) est à 5 km au SO du chef-lieu, juste au sud de Ham; elle se nommait Forest jusqu'en 1921; ses deux principales entreprises sont Pocheco (110 sal.) qui fabrique des sachets et enveloppes, Delbe (45 sal.), traiteur et préparateur de viandes, et Sciren (40 sal.), installations électriques. Sa croissance récente est également forte : elle avait 970 hab. en 1975 ; mais elle aurait reperdu 120 hab. entre 1999 et 2010.

Tressin (1 300 Tressinois, 189 ha) et Anstaing (1 300 Anstinois, 230 ha) sont un peu plus au sud, à la limite de Villeneuve-d'Ascq; toutes deux sont longées à l'est par la Marque; chacune a sa gare. La population d'Anstaing augmente: elle était de 500 hab. en 1851, 900 en 1954, et 90 hab. de plus en 2101 qu'en 1999. Tressin accueille les fabriques de clôtures de béton Willoquaux (110 sal.) et de produits chimiques Brabant (solvants, 45 sal.); la commune a un institut médico-éducatif (80 places) et conserve des bâtiments de l'ancienne distillerie de la Comète. Sa population est également en croissance depuis les 640 hab. de 1962 et a augmenté de 320 hab. de 1999 à 2010.

Gruson (1 200 Grusonnois, 313 ha) est la commune la plus méridionale du canton, à 10 km au sud du chef-lieu et à 3 km de Cysoing; la course cycliste Paris-Roubaix s'y aventure au carrefour de l'Arbre. Sa population a fortement augmenté de 1954 (450 hab.) à 1999, mais elle aurait reperdu quelques habitants depuis.


Baisieux

4 500 hab. (Basiliens), 868 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lannoy, 7 km au SE du chef-lieu à la frontière belge, sur la route de Lille à Tournai ; son nom viendrait de «bas lieux», les marais, dont on exploita la tourbe. Le gentilé est de simple commodité et n’a rien à voir avec un empereur, ou même une simple basilique. Elle a une gare sur la voie de Lille à Tournai. Le manoir d’Ogimont abrite un centre culturel. La ville a aussi une maison d’accueil spécialisée et conserve les bâtiments protégés de plusieurs anciennes usines.

D’une longue tradition d’industrie de la maille et des revêtements (l’ancien Balatum tirait son nom de Baisieux), il reste une usine de tapis et moquettes Sommer Needlepunch (120 sal.) et un Tissage de Baisieux (40 sal.). S’y ajoutent les produits chimiques des Raffineries Imperator (100 sal., graisses lubrifiantes), un supermarché Carrefour (75 sal.). La population communale a stagné vers 2 000 hab. entre 1850 et 1925, puis a commencé une croissance qui s’est un peu accélérée après 1975 ; elle a gagné 430 hab. de 1999 à 2010.


Chéreng

3 100 hab. (Chérengeois), 418 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lannoy, 8 km au sud du chef-lieu dans le Mélantois, sur la route de Lille à Tournai entre Tressin et Baisieux. Le finage touche à l’ouest à la vallée de la Marque et contient le château de Montreuil avec parc classé et maison des chasseurs du Nord. L’A 27 vers Tournai passe dans le sud de la commune. Le bourg accueille le tissage de coton Duquennoy et Lepers (55 sal.) et la cartonnerie de la Marque (50 sal.). La population de Chéreng a constamment mais lentement progressé au cours des deux denriers siècles : 1 300 hab. en 1850, 1 600 en 1900, 1 800 en 1960, accélérant un peu sa croissance dans les années 1980.


Hem

17 500 hab. (Hémois) dont 200 à part, 965 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lannoy, juste au sud-ouest du chef-lieu et au sud de Roubaix, dont elle a accompagné le développement industriel. D'anciens tissages, teintureries et brasseries y sont préservés et le Géant Gustave le Teinturier y est honoré. Le complexe sportif du château d'Hem est au sud de la ville, qui a aussi une chapelle du 20e s. à vitraux contemporains de Manessier. Hem est dotée de deux collèges publics et un privé, d'un institut d'éducation motrice, d'une maison de retraite.

L’industrie est représentée par l'imprimerie d’étiquettes Etinord (groupe Stratus, 30 sal.) et l’atelier de prépresse Graphic Service (30 sal.), mais les impressions sur tissus SIH (Société d’impression d’Hem, 140 sal. en 2005, ont fermé en 2009. Hem a aussi une une briqueterie RX (30 sal.). Le plus grand nombre d’emplois est toutefois dans la distribution, avec la vente par correspondance de textiles Damart (440 sal.), et les logistiques du groupe de vêtements Kiabi (780 sal.), un magasin des tapis Saint-Maclou (35 sal.), le négoce de fournitures industrielles Nord-Sécurité (40 sal.); entreposage Decoservice (40 sal.), transports Mondial Relay (180 sal.), conditionnement à façon Systan (30 sal.); un supermarché Carrefour (45 sal.); traiteur Lecoq (35 sal.). Hem a aussi deux ateliers d’informatique Goto (40 sal.) et Sarbacane (40 sal.), relais Internet Securitoo Nordnet (60 sal.) ; génie thermique Nord-Climatisation (70 sal.), couverture Bauffe (25 sal.); nettoyage EDP (100 sal.); publicité Promo K (60 sal.).

La ville n’avait que 2 000 hab. en 1836 puis a lentement crû, atteignant 4 700 hab. en 1901, 6 700 en 1936. La croissance a été plus sensible après la dernière guerre et la population communale a connu son maximum en 1975, à 23 200 hab. (sdc). Elle diminue depuis et aurait perdu 2 300 hab. de 1999 à 2010. Plusieurs quartiers de Hem font partie d’une «zone urbaine sensible» Hem-Roubaix de 140 ha et 12 300 hab. à statut de «zone de rénovation urbaine» : Longchamps, Trois Baudets, Trois Fermes, la Lionderie ; ils y sont associés au Nouveau Roubaix et à Haut Champ (Roubaix). Une zone franche urbaine a été instituée dans un périmètre presque semblable (157 ha, 12 600 hab.). En outre, le quartier Beaumont d’Hem est également en «zone urbaine sensible» (27 ha, 1 800 hab.). Le maire est Francis Vercamer (Nouveau Centre), ingénieur chef d’entreprise, également député.


Leers

9 400 hab. (Leersois), 540 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lannoy, 3 km au NE du chef-lieu, à l’est de Roubaix et à la frontière belge. Son territoire est limité au nord par le canal de Roubaix, ouvert en 1843 et réaménagé en 2008 ; Grimonpont y occupe un intéressant et actif site de pont. Leers fut reliée par tramway à Lille en 1909 ; elle conserve un Moulin Blanc restauré, à tour tronconique, et la tour Motte, d’un ancien tissage du 19e s. ; le géant don Carlos de la Motelette anime ses fêtes. De 2 000 hab. en 1836, la population de Leers est montée à 4 000 en 1900 ; elle était à 4 800 en 1954 et a crû assez sensiblement de 1970 à 1990 puis s’est stabilisée.

Leers est dotée d’un collège public et ses principaux étalissements sont ceux des articles en caoutchouc Pronal (110 sal.) et Socatex (60 sal.), des serrures et ferrures Deprat (80 sal.), des articles de papeterie Sepieter (70 sal., enveloppes) et Corex (30 sal.); ameublement Man Orga (40 sal.), métallerie Brévan (35 sal.), housses d'automobiles DBS (30 sal.), plastiques Etiq (25 sal.), cartonnages ID 3D (25 sal.), une briqueterie (20 sal.).

Un gros centre commercial Auchan (670 sal.) est installé à la limite ouest de la commune, avec des magasins Brico-Dépôt (80 sal.), Babou (articles ménagers, 50 sal.), Boulanger (40 sal.), Decathlon (25 sal.), Boulanger (35 sal.) Dhaze (matériaux, 25 sal.). Leers est également le siège de la vente par correspondance Movitex (Daxon, 320 sal.) et accueille les négoces de fournitures Libre Service Accessoires (30 sal.) et Rayonor (25 sal.), entreposage et conditionnement ID Log (60 sal.) et Cotrem (55 sal.), transports LSI (40 sal.).


Lys-lez-Lannoy

13 100 hab. (Lyssois), 326 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lannoy, juste au NE du chef-lieu et proche du Nouveau Roubaix. Elle conserve des traces de nombreuses anciennes usines textiles sauvegardées. Elle offre une médiathèque, un collège public avec établissement régional d’enseignement adapté (erea), un centre d’aide par le travail et honore le géant Astruc. Une grosse usine de médicaments du groupe Schering, qui a eu jusqu’à 500 salariés, y est installée ; elle a été acquise en 2006 auprès du groupe Bayer par le groupe de façonnage et distribution pharmaceutique Delpharm, originaire de Tours et lié aux laboratoires Aguettant, et réduite à 350 salariés.

La ville a aussi une cartonnerie Smurfit Kappa (160 sal.), la confection féminine Promod (150 sal., créée à partir de La Redoute et avec le rachat de Prénatal, sous autorité du hollandais Kronestein), les appareils d’éclairage TLV (60 sal.) ; ameublement Man Orga (80 sal.), mécanique Sogema (50 sal.); emballages en bois Telis (35 sal.); un magasin Conforama (45 sal.); restauration collective Lys Restauration (140 sal.) et API (35 sal.), restaurant les Pyramides (35 sal.), un négoce d'équipements d'automobiles JVP (35 sal.). La commune a crû régulièrement pendant tout le 19e siècle (700 hab. au début, 6 000 à la fin) et le 20ee s., atteignant 10 000 hab. en 1967. Elle semble toutefois avoir perdu 80 hab. de 1999 à 2010. Le maire est Josiane Willoqueaux, socialiste, élue en 2008 après 25 ans de domination de la droite.


Toufflers

4 000 hab. (Toufflersois), 239 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lannoy, à l’est du chef-lieu à la frontière belge. Elle conserve une motte féodale et des restes du château féodal de Wasmes. Elle a reçu deux éoliennes (300 kW). Son principal établissement est la vente de fleurs par correspondance Bakker (Plantiflor, 50 sal.); miroiterie Fermont (30 sal.), pompes Hibon (30 sal.). La commune a atteint 1 000 hab. en 1858, 2 000 en 1926 et a poursuivi sa croissance; elle a gagné 130 hab. de 1999 à 2010.


Willems

3 000 hab. (Willemois), 580 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lannoy, 4 km au sud du chef-lieu, à la frontière belge. Elle s’est dotée de la base de loisirs des Six Bonniers. Plusieurs anciennes usines y sont sauvegardées, et de l’eau de table (la Willemoise) y a été exploitée jusqu’aux années 1960. Les principaux employeurs sont le négoce interentreprises Texdécor (230 sal.), les fabriques d’étiquettes Heuls et Fiquoy (35 sal.) et de pièces plastiques Musthane (30 sal.) et les nettoyages MH (85 sal.) et Étoile (60 sal.); récupération d'emballages Duo (30 sal.). la population a atteint 2 000 hab. dès 1840 et s’est maintenue à ce niveau jusqu’en 1975, puis s’est mise récemment à croître ; elle a gagné 220 hab. entre 1999 et 2010.