Canton de Quesnoy-sur-Deûle

Quesnoy-sur-Deûle

7 200 hab. (Quesnoysiens), 1 436 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l'arrondissement de Lille, 12 km au nord-ouest de la préfecture. Le centre est sur la rive droite de la Deûle, la gare de l'autre côté, et la ville s'étend sur les deux rives; elle a un carillon, une ancienne brasserie préservée et accueille les transports Slembrouck (55 sal.) et Cousin (35 sal.); magasin Carrefour (35 sal.); maison de retraite. La commune avait déjà 4 000 hab. au début du 19e s.; elle est montée à 5 300 hab. en 1891 puis sa population est tombée à 23 500 hab. dans l'entre-deux-guerres; la population a augmenté durant toute la seconde moitié du 20e s. et a encore gagné 800 hab. de 1999 à 2010.

Le canton a 38 900 hab., 8 communes, 6 579 ha. Deûlémont (1 700 Dêulémontois, 994 ha) est à 5 km au NO du chef-lieu sur la rive droite de la Lys au confluent de la Deûle; le nom signifie d'ailleurs «embouchure de la Deûle» (Deule-mond) et n'a aucun rapport avec un mont… La population, supérieure à 2 100 hab. entre 1830 et 1850, s'est maintenue près de ce niveau jusque vers 1910, mais s'est effondrée ensuite à 800 hab., et restait au-dessous de 900 hab. en 1970 encore; elle a augmenté ensuite, gagnant 130 hab. de 1999 à 2010. Le village est frontalier, et doublé au sud par le hameau des Écluses, sur la Deûle, où a été aménagé un petit port de plaisance; étang de pêche, péniche-exposition, supermarché Match (35 sal.).

Sa petite voisine Warneton (210 Warnetonnois, 417 ha) disperse ses maisons juste au nord-est, face à un équivalent belge nettement plus peuplé. Elle a une usine d'aluminium Flandria (190 sal.), société familiale d'origine locale, et une menuiserie Verandalys (25 sal.) associée. Les autres communes du canton, Comines et Wervicq-Sud au nord, Verlinghem, Pérenchies et Lompret au sud, sont nettement plus peuplées.


Comines

12 500 hab., 1 602 ha, commune du département du Nord dans le canton de Quesnoy-sur-Deûle, 6 km au nord du chef-lieu. La ville est sur la rive droite de la Lys, face à son équivalent belge, plus peuplée et dont le territoire, plus étendu, englobe le Warneton belge. Le nom flamand était Komen. La ville est un ancien foyer du textile, et a été reconstruite après 1918. Elle s'orne d'un bel hôtel de ville de 1929 en style flamand, doté d'un beffroi surmonté d'un bulbe, et d'une église néo-byzantine à vitraux, classée. Elle est dotée d'un hôpital-maison de retraite, d'un centre d'aide par le travail, un collège public et un privé, une Maison du Patrimoine. Elle a plusieurs géants, et une collection de grosses louches de bois à l'hôtel de ville, avec confrérie et fête des Louches depuis 1884, la tradition étant d'origine incertaine mais évoquant peut-être d'anciennes coutumes de distribution de vivres par les riches.

LLa spécialité textile reste présente par les tapis et moquettes Ideal Fibres & Fabrics (150 sal.), au groupe belge Beaulieu International (BINTG), qui a fermé en 2009 une autre usine (Beaulieu Weavers, 130 sal. en 2005) ; les textiles industriels Sagaert (85 sal. en deux unités), DMR Rubans (60 sal.) et Schoutteten & Froidure (65 sal.), toutes trois du même groupe français Fauchille ; Lambin & Raveau (40 sal.), Mahieu (25 sal.), Adic (25 sal.).

Les autres activités portent sur les colorants (Holliday Pigments, 120 sal., spécialiste de bleu outremer et violet de manganèse), les plastiques (Onduclair, 75 sal.), les bétons (Saint-Gobain Stradal, 80 sal.), la biscuiterie (Vander, 55 sal.), la menuiserie alu-pvc Nord-PVC (Deceuninck, 35 sal.) et les charpentes (BSM, 45 sal.), la cartonnerie (Debrez, 40 sal.), l’imprimerie avec Crea Prod (45 sal.), Guillaume (45 sal.) et Web Tech (45 sal.) ; transmissions Serax (30 sal.), conditionnement à façon Schoutteten Georges (55 sal.). Comines a aussi un supermarché Carrefour (50 sal.), les négoces d’équipements pour automobiles Innotec Automotive (35 sal.) et d'alimentation Lotus Bakeries (30 sal.); constructions Pro-Bat (30 sal.), transports de voyageurs Trans Val de Lys (210 sal.), du groupe Keolia; travail temporaire Adecco (180 sal.).

L’agriculture a de fortes bases avec les maraîchages de la Ferme de la Gontière (280 sal.), deuxième producteur français de champignons de Paris, qui produit 100 t par semaine (200 000 barquettes), relève de la famille d’industriels Dalle et a été installé sur le site d’une ancienne tuilerie ; de la Sica de la vallée de la Lys (120 sal.), devenue Pinguin Comines et qui appartient au groupe coopératif breton Cecab (marque Daucy) depuis 1981, et fabrique surtout des légumes surgelés. La centrale électrique EdF a été fermée en 1985 ; depuis, la ville s’est dotée de deux zones d’activités. La commune conserve une soixantaine d’exploitations agricoles. Elle avait 4 500 hab. au tout début du 19e s., 8 000 vers 1900 et elle poursuit sa croissance, gagnant près de 500 hab. entre 1999 et 2010, mais semble plafonner depuis. Le maire est Alain Detourney, UMP.


Lompret

2 400 hab. (Lompretois), 310 ha, commune du département du Nord dans le canton de Quesnoy-sur-Deûle, 7 km au sud du chef-lieu. Le château de la Phalecque (18e s.) abrite un centre d’hébergement et de réadaptation sociale (90 places) et son parc est protégé. Lompret a une gare sur la voie de Lille à Dunkerque et la ligne à grande vitesse; la commune accueille les constructions Ramery (140 sal.), les transports Depaeuw (190 sal.) ; horticulture et pépinières. Elle avait 600 hab. au milieu du 19e s., et pas davantage en 1954, mais sa population s’est alors mise à croître et a dépassé les 2 000 hab. en 1995. Elle est toutefois restée stable depuis 1999.


Pérenchies

8 200 hab. (Pérenchinois), 303 ha, commune du département du Nord dans le canton de Quesnoy-sur-Deûle, 6 km au SO du chef-lieu. Elle a un collège public et un privé, une maison de retraite (les Tuileries, 45 sal.), une gare. C’est une ancienne commune du textile, où a notamment fonctionné une grosse usine Agache de 1848 à 1985. Elle accueille la grande fabrique de meubles Demeyere (660 sal.), née en 1909, qui a également une usine à Lompret (et à Nersac en Charente) et des entrepôts à Deûlémont, Houplines et Santes ; les eaux de table Roxane (110 sal., source Saint-Léger, au groupe Cristaline) ; menuiserie Burie (35 sal.), un supermarché Match (35 sal.) et négoces de matériaux Sedpa (40 sal.), de vêtements Dutexdor (30 sal.); ingénierise Baron (30 sal.) et Projet (35 sal.); autocars Catteau (75 sal.). La commune avait 1 000 hab. en 1853 quand sa population a commencé à croître avec les filatures ; elle a atteint 3 000 hab. en 1894, 4 200 en 1911. Elle était à 5 000 hab. en 1962 et croît encore (+490 hab. de 1999 à 2010).


Verlinghem

2 400 hab. (Verlinghemois), 1 008 ha, commune du département du Nord dans le canton de Quesnoy-sur-Deûle, 4 km au sud du chef-lieu. La ferme des Templiers est une grande cense du 17e s. ; une fontaine est classée. La commune a une base de loisirs du Fort au sud-ouest, des cultures maraîchères et florales. L'ancien site de bureaux de la banque Scalbert-Dupont accueille un centre d'informatique bancaire Euro-Information Développements (120 sal.) et un centre de crédit C2C (50 sal.) relevabt du groupe CIC-Crédit Mutuel ; traiteur Job (domaine de la Chanterelle, 45 sal.), transports ATR-LJ (35 sal.). La commune avait plus de 1 700 hab. dans la première moitié du 19e s., 1 200 seulement entre 1926 et 1962, puis a engagé une nouvelle croissance et passé les 2 000 hab. vers 1984.


Wervicq-Sud

4 800 hab. (Wervicquois), 509 ha, commune du département du Nord dans le canton de Quesnoy-sur-Deûle, à l'extrémité NE du canton à 10 km NNE du chef-lieu. La petite ville est sur la rive droite de la Lys à la frontière, face à son équivalent belge Wervik, nettement plus peuplé. L'ensemble fut Viroviacum aux temps gallo-romains, à l'endroit où la voie romaine de Cassel à Tournai franchissait la Lys. Le finage, petit, s'étire en bande vers le sud, le long de la route vers Linselles et Roubaix. Le château Dalle-Dumont et son domaine de 13 ha (la Montagne) sont propriété communale, avec un jardin public, des bois et un plan d'eau. La ville fête le géant Jehan Van d'Helle, rappelant que Wervicq fut un grand centre de production du tabac.

Elle accueille les textiles Cousin (250 sal. dont 40 au moulinage, 90 sal pour les prothèses textiles médicales, 30 pour les composites et 65 aux textiles techniques, plus 25 à la distibution), une fabrique de matériel publicitaire Planorga (Dalle, 60 sal.), une menuiserie (Richart, 35 sal.), un supermarché Match (35 sal.) et un négoce d’électronique (Holdelec, 65 sal.), de pharmacie Cousin (. La population communale est montée de 1 200 hab. au début du 19e s. à 3 000 en 1876, a diminué jusqu’à 2 000 hab. (1926-1954) puis a repris sa croissance ; elle a gagné 460 hab. entre 1999 et 2010.