Canton de Solesmes

Solesmes

4 800 hab. (Solesmois) dont 150 à part, 2 325 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l'arrondissement de Cambrai dans la vallée de la Selle, 20 km à l'est de Cambrai. La commune englobe à l'est sur le plateau les deux villages d'Ovillers et Amerval. Le bourg, fleuri (trois fleurs), a un bel hôtel de ville à fresques de 1903, et fête un carnaval des Seringueux avec un géant Barbari. Elle a un collège public et un privé, un lycée privé et un centre de formation professionnelle, une maison de retraite. La seule industrie est celle des fils métalliques Affival (130 sal.), du groupe allemand SKW; pose de clôtures Saniez (180 sal.), installations thermiques Degroote (35 sal.), travaux publics Leclercq (35 sal.). Solesmes avait 5 000 hab. dans les années 1830 et a atteint 6 400 hab. en 1876 ; elle s’est maintenue à ce niveau jusqu’en 1911 puis a perdu quelques centaines d’habitants, est revenue à 6 000 hab. en 1962 et en perd constamment depuis. Elle est le siège de la communauté de communes du pays du Solesmois, qui réunit 15 communes et 14 800 hab.

Le canton a 16 500 hab., 17 communes, 12 897 ha et toutes ses communes sont d'assez petite taille. La plupart ont vu leur population décliner sensiblement depuis 150 ans, mais certaines ont récemment enrayé ce mouvement. Six villages s'égrènent au nord le long de l'Écaillon. Sommaing (350 Sommaingeois, 360 ha) est le plus en aval, à 10 km au nord de Solesmes. Vendegies-sur-Écaillon (1 100 Vendegeois, 657 ha) est juste en amont, au confluent du ruisseau des Harpies, ce qui lui avait valu de se nommer jadis Duo Flumina (Deux Rivières); elle conserve un menhir de grès. Son finage est traversé par l'ancienne voie romaine de Bavay à Cambrai, dite chaussée Brunehaut. Elle a eu 1 300 hab. en 1861, 770 seulement en 1931 et à peine 800 en 1975, et croît un peu depuis.

À 9 km NNE de Solesmes, Saint-Martin-sur-Écaillon (530 Saint-Martinois, 530 ha) et Bermerain (660 Bermerinois, 666 ha) se font face de part et d'autre de la rivière. Bermerain, sur une éminence qui porte quelques restes d'anciennes fortifications, a eu 1 300 hab. au milieu du 19e s. puis est descendue à 700 hab. en 1931; elle est restée à ce niveau depuis. Capelle (160 Capellois, 507 ha) est près du confluent de l'Écaillon et du ruisseau Saint-Georges, et Escarmain (440 Escarminois, 640 ha) est au bord de ce dernier, à 6 km au NE du chef-lieu; Escarmain a une église fortifiée du 16e s., Capelle la ferme fortifiée du Bruat.

Vertain (480 Vertinois, 578 ha) et Romeries (440 Romériens, 601 ha), à 4 et 3 km au NE de Solesmes, sont dans la petite vallée du ruisseau des Harpies, autre affluent de l'Écaillon. On pratique encore à Romeries lors du carême le lancer de saurets (harengs saurs) à la population depuis le balcon de la mairie. Romeries a aussi un château du 18e s. sur une base médiévale, et un cimetière britannique dont le jardin est considéré comme remarquable. Elle comprend les petits hameaux de Vertigneul (intégré en 1790) et Trousse Minou. Romeries avait 960 hab. en 1861, Vertain plus de 1 300. Beaurain (230 Beaurinois, 101 ha), perché 5 km à l'est du chef-lieu, n'a qu'un minuscule finage.

Les villages de la vallée de la Selle sont plus peuplés. Saulzoir (1 700 Salicétains, 1 010 ha) est à 9 km en aval et au NNO de Solesmes, sur une chaussée Brunehaut de Cambrai vers Bavay. Elle porte le nom du saule, consacré par le gentilé. La commune avait 2 400 hab. en 1866 puis s'est un peu dépeuplée, jusqu'à 1 800 hab. de 1936 à 1954; après un regain, sa population a diminué à nouveau, du moins jusqu'en 1999. Montrécourt (240 Montrécourtois, 356 ha) n'est qu'une très petite commune juste en amont de Saulzoir.

Haussy (1 700 Haussois, 1 622 ha) est à 5 km en aval de Solesmes et son finage englobe à l'est quelques fermes sur la route de Valenciennes au Cateau-Cambrésis. Elle a une maison familiale rurale et une pyramide classée de 1875, qui commémore la bataille de Denain de 1712. Haussy avait 3 500 hab. en 1872 et n'a guère cessé de perdre des habitants depuis. Saint-Python (1 000 Piatonnais, 743 ha) est contiguë à Solesmes côté nord-ouest et a un Intermarché; son nom vient en fait de saint Piat. Elle avait 1 900 hab. en 1866 et s'est dépeuplée jusqu'en 1999, mis à part un léger regain dans les années 1960. Briastre (72 Briastrois, 692 ha) est à 3 km en amont et au sud du chef-lieu; elle a un atelier Ack Plastiques (40 sal.) ; sa population a augmenté d'une centaine d'habitants entre 1999 et 2010. .

Deux villages enfin sont sur le plateau à l'ouest de la Selle. Saint-Vaast-en-Cambrésis (900 Védastois, 442 ha) est au bord de l'Erclin et son finage est presque enclavé dans le canton de Carnières. La commune conserve deux anciennes brasseries, ainsi qu'un moulin à vent rénové, datant des années 1850 et consacré à la production d'huile d'œillette et de lin. La mention «en Cambrésis» date de 1962; la population a diminué depuis les 2 000 hab. de 1876 mais vient de se stabiliser. Viesly (1 500 Vieslysiens, 1 067 ha) est un gros village plus proche de la Selle et de Solesmes, à 5 km au SO du chef-lieu; filature VIT (75 sal.), transports Delta (40 sal.). Ses chemins pavés sont souvent empruntés par la course cycliste Paris-Roubaix; son donjon a été restauré. La commune a perdu des habitants de 1866 (3 200 hab.) à 1999.