Canton de Marcq-en-Bar¦ul

Marcq-en-Barœul

39 800 hab. (Marcquois) dont 840 à part, 1 404 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l'arrondissement de Lille, 8 km au NNE de la préfecture. La commune est limitrophe de Lille et de La Madeleine au sud, et traversée par la Marque canalisée, l'A 22 et la rocade nord de Lille. Elle est à la fois résidentielle et active. En son centre trône un hippodrome de 1931 sur 30 ha, flanqué d'un golf du côté de la Marque, qui coule plus au nord. Le centre-ville est vers le nord du finage, des deux côtés de la rivière: le Bourg sur la rive droite, avec une église du 16e s. et flanqué du parc Bériot; la mairie et ses annexes au sud, rive gauche. Entre l'hippodrome sur la rive gauche, le curieux lotissement des Hautes Loges dessine de petites cellules hexagonales de maisons individuelles.

L'ancien quartier industriel du Pont de Marcq est au sud-ouest, sensiblement remanié depuis la Grande Fabrique de 1826. La zone d'activités du Plouich est plus à l'est, à l'emplacement de l'ancienne Cotonnière de Fives. À la pointe sud de la commune, prennent place un essai de récupération écologique du Triangle des Rouges Barres à l'intérieur d'un ancien carrefour ferroviaire, puis la grande zone industrielle de la Pilaterie au sud-est entre Wasquehal, Villeneuve-d'Ascq et Mons-en-Barœul, près du carrefour de l'A 22 et de la voie rapide. Le parc Europe est au nord-est entre autoroute, voie rapide et rocade, sur la rive sud de la Marque. La partie au nord de la rocade est plus étroite et n'est pas entièrement urbanisée; elle accueille un second golf (Cité Golf) et les villages d'artisans d'art de Septentrion.

Marcq a un musée régional des Télécommunications et un musée de la Résistance, le théâtre de la Rianderie. La fondation Prouvost, sa collection de minéraux et son village d'artisanat d'art ont pris place au nord, dans le parc de 60 ha château du Vert-Bois. Ce château, une folie du 18e siècle garnie d'un mobilier et de souvenirs des 17e-18e siècles, est toutefois juste hors de la limite communale, dans le territoire de Bondues.

La commune de Marcq est desservie par les deux lignes de tramway vers Roubaix et vers Tourcoing, qui suivent l'avenue de la République et divergent à partir du Croisé Laroche. Elle est dotée de trois collèges publics et deux privés, deux lycées publics dont un professionnel, deux lycées privés; polyclinique du Val de Lys (HPM, 230 sal., 100 lits), maternité (35 places), institut médico-éducatif (120 places), centre d’aide par le travail, maisons de retraite Medotels (Korian, 80 sal.), Serience (45 sal.) et six autres.

Les principales usines sont les levures Lesaffre (440 et 220 sal.), d’un groupe fondé en 1853 et longtemps familial avant d'être intégré par le groupe Lactalis, et dont la fabrique subsiste en centre-ville ; les cartonnages Goossens (groupe belge Van Genechten, 190 sal.) ; les cadres et objets en liège et vannerie Dumont Emde (50 sal.), Emde signalant les initiales du fondateur belge Maurice Dumont, installé en 1937; les fibres textiles de la Marcquoise de Filterie (50 sal.). Dans la mécanique, les machines Omega Concept (150 sal.), les ascenseurs Otis (120 sal.) et Thyssenkrupp (120 sal.), les équipements de levage Neu (65 sal.).

Dans l’agro-alimentaire, une chocolaterie du Comptoir européen de la confiserie (Eurocandy, 210 sal.), fabricant du Carembar et membre du groupe Danone ; le siège du groupe de boulangerie Holder (200 sal., siège), d’origine lilloise et resté familial, qui détient les marques Paul, Ladurée et Château Blanc, sur un ancien site Thales ; la viennoiserie Pantin Bwana Jones (50 sal.), les Comptoirs du Biscuit (50 sal.) et Union Biscuits (40 sal.) qui relève du groupe Finaler (chicorée Leroux) et fabrique notamment le Big Choco.

Marcq accueille les bureaux de la Banque Populaire du Nord (400 sal.) et de la BNP (150 sal.), le crédit CGL (Compagnie générale de location d’équipements, 500 sal., groupe de la Société Générale), MB-Finances (45 sal.), les assurances Axa-Iard (100 sal.) et Axa-Vie (100 sal.), Verlingue (70 sal.), les gestions comptables KPMG (270 sal.) et Flandre Comptabilité (70 sal.); informatique IBM (170 sal.), Steria (150 sal.), Safig (100 sal.), Extelia (110 sal.), Mapping (50 sal.); ingénieries Egis (Iosis, 55 sal.), Verdi (50 sal.), Fondasol (40 sal.), Inatis (40 sal.); secrétariat Concilian (50 sal.). Le groupe de presse de La Voix du Nord y a également 120 employés.

Dans le commerce et services se signalent encore Monoprix (180 sal.), Decathlon (150 sal.) et Match (85 sal.), les négoces d’habillement Promod (420 sal.) et Cevimod (60 sal.), de crèmerie Chronodrive (110 sal.), d'alimentation Panapro (75 sal.), de plomberie Brossette (45 sal.), de fournitures FRT Energie (45 sal.), les loueurs de matériel de travaux publics et bâtiment Top Loc Lyon (120 sal.) et Salti (85 sal.), la blanchisserie et location de linge Elis (190 sal.), le loueur d’outillage Kiloutou (190 sal., groupe Auchan); vente à distance d'habillement Bonprix (120 sal.); télécommunications SFR (65 sal.) et Bouygues (65 sal.), réparations électroniques Nextiraone (100 sal.); les gardiennages Securitas (420 sal.) et Power (110 sal.), et les nettoyages ISS Hygiène (95 sal.), Caronett (50 sal.), Nocea (50 sal.).

Marcq est également le siège des transports en commun de la communauté lilloise (Transpole, 2 300 sal.) ; constructions Sogea-Caroni (groupe Vinci, 530 sal.), Demathieu et Bard (270 sal.), réseaux Sogea-Nord Hydraulique (150 sal.); publicité Decaux (130 sal.), CBS (50 sal.) ; centres d’appels Nordcall (220 sal.), N-Allo (60 sal.), Altereos (40 sal.); services à domicile Vivat (50 sal.); hôtel Mercure (70 sal.). ERDF signale 290 sal. Le groupement Europole Textile Habillement rassemble près de 90 entreprises régionales.

La commune avait 3 000 hab. en 1825 et sa population n’a pas cessé d’augmenter. Elle a atteint 10 000 hab. en 1895, 20 000 dès 1933, 30 000 en 1964. Elle a augmenté de 2 000 hab. entre 1999 et 2010. Sa population est à dominante bourgeoise et la municipalité est traditionnellement de droite ; le maire est Bernard Gérard (UMP), également député. Le canton, créé en 1964, a 48 900 hab., 2 communes, 2 709 ha. L'autre commune est Bondues.


Bondues

10 100 hab. (Bonduois) dont 240 à part, 1 305 ha, commune du département du Nord dans le canton de Marcq-en-Barœul, juste à l'ouest de celle-ci et 10 km au nord de Lille, sur la N 17. Elle s'orne des châteaux de la Vigne (1666) et du Vert-Bois (1743), dotés de parcs. Le premier accompagne le golf de Bondues, qui offre deux fois 18 trous. Le second, dont le parc est de 60 ha, abrite depuis 1975 dans son ancienne ferme une fondation Prouvost (galerie Septentrion et Village des métiers d'art). Le fort Lobau de Bondues (1880), qui a moins servi à l'armée française qu'à l'allemande aux cours des deux guerres du 20e siècle, et qui a été en grande partie détruit en 1944, est devenu un musée de la Résistance.

Bondues a un collège public et un privé, un lycée privé; maison de retraite, maison d'accueil spécialisée. Son territoire accueille deux éoliennes (800 kW). Un aérodrome de loisirs est au sud de la commune, partagé avec Marcq-en-Barœul; ouvert en1938 comme aérodrome militaire, il est doté de deux pistes gazonnées de 850 m et utilisé par l'aéroclub de Lille-Bondues et par une école de parachutisme.

La principale usine est la confiserie-chocolaterie Lamy Lutti (550 sal.), qui produit 40 000 t par an et qui est devenue la filiale d’un fonds d’investissement néerlandais après cinq changements de propriétaires en huit ans, parmi lesquels Campbell Soup et Axa. Les autres établissements industriels sont des fabriquse de margarine (Industrielle de Bondues, 60 sal.), d’équipements de contrôle France Log (40 sal.), de billards Toulet (30 sal.). Bondues se signale aussi par un ensemble d’entreprises des arts graphiques : imprimeries Publi-Screen (65 sal.), Jean Bernard (35 sal.) et du Centre (groupe GS, 40 sal.) ; reliure Nord Façonnage (30 sal.) et Technofa (25 sal.), imprimerie-cartonnages Pastour (30 sal.),.

Dans les services et commerces, figurent des magasins comme Carrefour (60 sal.) et Castorama (120 sal.), des négoces de quincaillerie Masson (45 sal.) et Optimavente (30 sal.), de produits alimentaires Vandenbulcke (50 sal.), de fournitures Orexad (30 sal.), d'instruments de musique Euroguitar (30 sal.) ; location de linge Sdez (50 sal.) ; installations électriques Portalp (40 sal.), maçonnerie Decottegnie (40 sal.) ; nettoyage de la Régionale de Propreté (30 sal.) ; transports Delfly (45 sal.); ingénierie Paredes (65 sal.), gardiennage Stanley (55 sal.). La ville est également le siège du groupe de cyclisme Cofidis Compétition (55 sal.).

Bondues avait 2 500 hab. au début du 19e s., 3 100 à la fin; après un léger tassement à la suite de la guerre de 1914-1918, elle a repris une croissance qui s'est accélérée après 1970, dépassant les 10 000 hab. en 1988. Mais elle a officiellement perdu 700 hab. de 1999 et 2010. La commune attire notamment en périphérie des ménages à revenus élevés, cadres et professions libérales de Lille et de Tourcoing. Selon le maire Patrick Delebarre (UMP), «Bondues est au départ une commune agricole où certains ont décidé, dans les années soixante, d'y loger les cadres du textile, et ça répondait aussi à un besoin» (La Voix du Nord, 26 septembre 2008); ce qui contribue à expliquer le faible nombre de logements sociaux dans la commune (8%) et l'orientation politique de la municipalité, ainsi d'ailleurs que les votes aux élections présidentielles (82% pour Sarkozy).