Canton d'Anzin

Anzin

13 600 hab. (Anzinois) dont 230 à part, 364 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l'arrondissement de Valenciennes, juste au nord de celle-ci. Anzin eut la première exploitation moderne de houille du bassin du Nord en 1734, ouverte par le Belge Désandrouin, propriétaire de verreries. Elle fut le siège de la compagnie minière d'Anzin, créée en 1757 par Désandrouin et qui exploita de nombreuses fosses aux environs de Valenciennes, dont certaines dans la commune d'Anzin, aux 18e et 19e s. La grève des mineurs de 1884 y fut durable (46 jours) et retentissante. Une seule mine fonctionnait encore au 20e siècle, et fut fermée dès 1935. La commune eut aussi des aciéries de Denain-Anzin (plus tard Usinor, fermée en 1981) et Escaut-Meuse (plus tard Vallourec, fermée en 1991).

La ville offre un musée municipal d'histoire de la houille, le parc Mathieu, le château Dampierre (19e s.), un théâtre de 1934; le géant Jean la Houille est de 2006. Elle a deux collèges publics et un lycée professionnel public, un institut médico-éducatif (120 places) et deux centres d'aide par le travail, une maison d'accueil spécialisée. Elle bénéficie du nouveau tramway de Famars (Université) à Anzin par le centre de Valenciennes (2006), qui circule en partie sur d'anciennes voies ferrées minières et qui est prolongé vers l'ouest jusqu'à Denain (2008); une autre ligne devrait aller d'Anzin à Vieux-Condé (2011).

Les entreprises présentes actuellement sur le site sont d’assez petite taille : métalleries Itech (40 sal.), Protig (40 sal.), Sotem (40 sal.) et GTS (30 sal.), mécanique Grands Travaux Spéciaux (40 sal.); magasin d’informatique Ecoburotic (85 sal.), publicité Mediapost (90 sal.), commerce de véhicules Sodiva (85 sal.), entreposage SIL (40 sal.) et Anzin Logistique (30 sal.); supermarché Carrefour (30 sal.); travail temporaire Sovitrat (110 sal.), garidennage ACSN (50 sal.), services à la personne O2 Valenciennes (50 sal.); traitement des eaux Eau et Force (220 sal.), des ordures Sita (50 sal.).

Le quartier Carpeaux, au NNO, est classé en «zone urbaine sensible» (29 ha, 2 200 hab.). Le quartier Bleuze-Borne, au nord-est, où subsiste un gros terril boisé, est classé en «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» sur 74 ha (2 300 hab.), et incorporé dans la zone franche urbaine du Val d'Escaut. Au sud-ouest de la commune, le quartier du Coron des 120 fait partie d'une «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» intercommunale Anzin-Valenciennes de 120 ha et 6 700 hab., qui est incluse dans la même zone franche.

Anzin avait 3 000 hab. en 1800, plus de 14 000 un siècle après, et sa population a culminé à 16 300 hab. (sdc) en 1962; elle a ensuite diminué jusqu'en 1990, s’est stabilisée et semble avoir repris sa baisse. Le maire est Pierre-Michel Bernard, socialiste, médecin. Le canton a 43 300 hab., 4 communes, 2 538 ha; les trois autres communes sont Beuvrages, Bruay-sur-l'Escaut et Saint-Saulve.


Beuvrages

6 700 hab. (Beuvrageois), 300 ha, commune du département du Nord dans le canton d’Anzin, juste au nord du chef-lieu et en bordure de Raismes. Elle offre un bel hôtel de ville et le parc Fénelon, un collège public, une gare avec bifurcation ; un Intermarché (25 sal.). La commune est dans le Parc régional Scarpe-Escaut et conserve au nord un secteur de marais.

Sa population n’a pas cessé de croître durant près de deux siècles : 1 000 hab. en 1850, 1 700 en 1900, 3 200 en 1954, 8 000 en 1968, pour culminer à 8 600 hab. en 1982 ; mais elle a diminué ensuite et aurait encore perdu plus de 1 000 hab. de 1999 à 2010. La cité Fénelon, à l'est, est considérée comme «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine», et incluse dans la zone franche urbaine du Val d'Escaut avec sa voisine Bleuze-Borne qui est dans la commune d'Anzin.


Bruay-sur-l'Escaut

12 400 hab. (Bruaisiens), 670 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes, 4 km au nord du chef-lieu sur la rive gauche de l’Escaut. La commune est entièrement urbanisée et touche à la forêt de Raismes-Saint-Amand. Bien que les fosses lui aient été extérieures, les premiers forages ayant été décevants et noyés, elle fut un centre minier par ses voies ferrées et sa gare de triage, qui permettaient de rassembler et de réorienter les extractions de communes voisines ; la compagnie des mines d’Anzin y fit construire plusieurs cités. La cité Thiers est classée en «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» sur 89 ha et 4 000 hab. partagés avec Escautpont.

Bruay est à présent une ville principalement résidentielle, dotée d’un collège public, un centre d’aide par le travail. Elle n’a que de petites entreprises, d’où émergent une maison de retraite Medica (40 sal.), la métallerie Val Industrie (50 sal.), l’imprimerie-papeterie Valetiq (45 sal.), un magasin Super-U (45 sal.); peinture Duvivier (40 sal.) et Lecroart (25 sal.). Le nom de la commune, d’abord Bruay, a été précisé en 1902. Sa population est passée de 1 400 hab. au début du 19e s. à 7 000 à la fin, et a continué à croître jusqu’en 1968 (12 500 hab.). Elle a diminué ensuite, mais a repris 460 hab. de 1999 à 2010.


Saint-Saulve

11 100 hab. (Saint-Saulviens) dont 120 à part, 1 204 ha, commune du département du Nord dans le canton d'Anzin, 5 km à l'est du chef-lieu et à la limite nord-est de la commune de Valenciennes sur la N 30. Elle s'orne du château Fortier, devenu centre de loisirs et restaurant d'application du centre de formation Valarep et du lycée hôtelier de Valenciennes, d'un parc, de l'église contemporaine du carmel (1956) par P. Szekely. Fleurie (trois fleurs), elle est dotée de l'espace Athéna et d'une maison des jeunes et de la culture, d'un collège public et un privé, d'une maison de retraite et de la polyclinique du Parc (380 sal., 110 lits). Un port fluvial et une grande zone industrielle sont sur la rive droite de l'Escaut, face à Bruay.

La ville a été un temps minière, par l’ancienne fosse de charbon Thiers (1860-1955) de la Compagnie des mines d’Anzin, dont près de 15 Mt ont été extraites. Elle conserve une forte base métallurgique avec l’aciérie et sa voisine l’usine de tubes à laminoir continu Vallourec-Mannesmann (V&M, 900 et 420 sal., 650 000 t/an) et la métallerie Val TI (70 sal.) du même groupe, plus l'informatique VM (110 sal.). S’y ajoutent la métallerie SETAM (160 sal.), la fabrique de matériel médical AP (Santé Assistance Promotion, 125 sal.), maintenance industrielle Techma Nord (135 sal.), les recyclages de métaux Strap (Norsider, 170 sal.) et Gagneraud (40 sal.).

Dans d'autres secteurs, installations thermiques Michenard-Quint (70 sal.) et électriques Tempere (35 sal.), négoces de matériaux (Cellumat, 90 sal.) et de produits chimiques agricolkes Netlon (30 sal.); intérim Celest (120 sal.), nettoyage S2N (40 sal.), nettoyage urbain Netrel (125 sal.), enlèvement de déchets hospitaliers DHS (30 sal.) et usine d'incinération Cideme (25 sal.) ; supermarché Simply (50 sal.). Saint-Saulve abrite aussi la plate-forme des transports urbains de Valenciennes (Veolia Transvilles, 350 sal.).

La commune a eu 2 000 hab. en 1856, 3 700 en 1911, et sa population a crû jusqu’en 1990 (11 100 hab. sdc) avant de se stabiliser. Le maire est Cécile Gallez, UMP, ancienne pharmacienne, qui a succédé à J.-L. Borloo, dont elle a été suppléante et, à ce titre, députée de 2002 à 2012.