Cantons de Douai

Douai

43 500 hab. (Douaisiens) dont 1 300 à part, 1 687 ha, sous-préfecture du département du Nord, 32 km au sud de la préfecture. La commune s'étend vers l'ouest au-delà du canal, et surtout vers l'est et le sud-est dans des faubourgs parcourus de voies ferrées, et englobant des zones d'activités et le centre hospitalier. Elle fut une forteresse gallo-romaine (Duacum), et plus tard une ville flamande dont la bourgeoisie était enrichie par le travail de la laine; elle reçut à ce titre parlement et université, et l'un des tout premiers lycées de France en 1802. Elle fut aussi une étape sur la voie de Paris à Lille, aussi bien routière que ferroviaire, et un nœud fluvial de première grandeur à la jonction des canaux de la Deûle, de la Sensée et de la Scarpe. Elle fut même une notable ville de garnison, promue grande place militaire dès l'annexion à la France en 1667. La mise en valeur du bassin minier lui valut une école des maîtres ouvriers mineurs (1878), transformée ensuite en École des Mines, ainsi que le siège central des Houillères.

Classée ville d'art et d'histoire, fleurie (trois fleurs), elle est restée une ville d'apparence bourgeoise et sa municipalité a une majorité de droite; elle a pour maire depuis 1983 Jacques Vernier, UMP, ingénieur, ancien député. Douai avait un peu plus de 18 000 hab. au début du 19e s.; sa population a crû assez sensiblement, passant à 30 000 hab. en 1886, 40 000 vers 1930, et a culminé à 49 200 hab. (sdc) en 1968; elle a ensuite perdu des habitants, dont 1 200 de 1999 à 2010.

Le centre-ville, traversé par la Scarpe, est ceint d'une ceinture de boulevards en forme de poire entre la gare et les voies ferrées à l'est, le canal de la Sensée à l'ouest. À l'intérieur, le centre historique n'en occupe qu'une petite partie, au lacis serré de petites rues, entre la porte de Valenciennes à l'est et l'église Saint-Jacques à l'ouest, incluant mairie, palais de justice et collégiale.

La ville conserve quelques restes de remparts, la porte de Valenciennes (15e s.) à l'est et la massive porte d'Arras au sud, un haut beffroi des 14e-15e s., restauré au 19e s. et doté d'une cinquantaine de cloches, un théâtre des années 1780, une grande collégiale qui est surtout du 18e s., comme le palais de justice récemment rénové. Douai célèbre ses géants Gayant, dont le principal mesure 8m50 et pèse 370 kg; elle propose plusieurs parcs, l'ensemble de fontaines de la place d'Armes, le musée de la Chartreuse (beaux-arts) et un musée de sciences naturelles et d'archéologie. L'ancienne fonderie de canons a été rénovée et assortie d'un jardin.

La ville est dotée d'un conservatoire régional de musique, de la scène nationale L'Hippodrome, de cinq collèges et quatre lycées publics plus un professionnel, deux collèges et deux lycées privés. Le lycée agricole de Wagnonville est dans un ancien château, au nord-ouest, près de la réserve naturelle des marais de Wagnonville (20 ha) partagée avec Flers-en-Escrebieux. Douai a retrouvé une fonction universitaire avec la création de l'Université d'Artois; elle juxtapose une faculté de droit de l'université d'Artois depuis 1996 (1 100 étudiants), l'École des mines, l'École supérieure de métrologie et IUFM.

En outre, Douai a conservé sa fonction judiciaire avec la cour d'appel et une maison d'arrêt (390 places); le 6e régiment de commandement et de soutien (RCS) y a été recréé en 2005; un centre administratif et un «Trade Center» ont pris place dans l'ancien arsenal, la foire-exposition Gayant Expo à l'entrée nord de la ville. Le centre hospitalier, installé depuis 1971 route de Cambrai (en partie à Dechy) et qui dispose de 730 lits dont 540 médicaux, est prévu pour un bassin de 260 000 hab. Douai abrite également deux instituts médico-éducatifs (120 et 65 places), des centres d'aide par le travail, trois maisons de retraite. Le «tramway» Evéole, en fait une voie d'autobus à guidage magnétique en site propre, a été inauguré en 2008 entre Douai-ouest (lycée et École des Mines) et Guesnain sur 12 km.

Le premier lieu d’emploi attribué à Douai est depuis 1970 l’usine Georges-Besse construction d’automobiles du groupe Renault (5 5300 sal.) ; mais elle est hors de la commune à l’ouest de la ville, sur 350 ha dont 45 de bâtiments, en partie sur les territoires de Lambres-lez-Douai et de Cuincy, et même Quiéry-la-Motte et Brébières en Pas-de-Calais ; elle travaille dans la gamme moyenne, se concentrant sur la Mégane. Les autres emplois industriels sont principalement dans la métallurgie, avec l'usine de Wagon Automotive (690 sal. en 2005, groupe britannique ex-Oxford), devenue en 2009 fabrique d'équipements pour automobiles SNWM (Société Nouvelle Wagon Manufacturing; 400 sal., du groupe SNOP-FSD); les suspensions Allevard Rejna (330 sal., groupe italien Sogefi), Railtech (100 sal.), au groupe français Delachaux ; matériel ferroviaire AFR (Arbel Fauvet, 80 sal. contre 270 en 2005), passé du groupe d'investissement IGF à l'indien Titagarh; matériel de levage Maser (80 sal.), les moteurs électriques Sadtem (45 sal.), ressorts pour automobiles Frauenthal (55 sal.); métalleries Furmanite (75 sal.), Fremarc (30 sal.).

Dans d'autres domaines, menuiserie Constru (35 sal.), piles Exide (30 sal.), peintures GC (Catteau, 30 sal.), imprimerie IID (30 sal.); brasserie et restauration Les Brasseurs de Gayant (100 sal.), viandes Nordésosse (65 sal., abattoir public) et la Douaisienne d'Abattage (35 sal.), Salaisons du Douesy (25 sal.); services à l'élevage Gènes Diffusion (140 sal.), regroupement de coopératives d’insémination qui dispose à Douai d’un hara..

Dans les services financiers et le logement, les principaux employeurs sont le Crédit du Nord (70 sal.), le CIC (55 sal.), le Crédit Agricole (35 sal.), GMF Assurances (35 sal.), le conseil Duacom (390 sal.) et service aux entreprises ISS (330 sal.), les gestions immobilières SIA Habitat (Immobilière de l’Artois, 260 sal.), Soginorpa (230 sal.), Norevie (130 sal.); comptabilité Sofetec (35 sal.),’informatique GFI (100 sal.) et SQL (50 sal.), formation d'adultes Avenir Formation (30 sal.); ingénieries Hexa (40 sal.), Berim (35 sal.).

Douai a également un large éventail de commerces et de services à la maison avecun centre Leclerc (190 sal.), des magasinsLeroy-Merlin (125 sal.), Boulanger (45 sal.), Match (60 et 35 sal.), Conforama (50 sal.), Carrefour (30 sal.) ; négoces de textiles FDG Nord (60 sal.), de matériel électrique Indelec (30 sal.) ; installations électriques Ineo (60 sal.), installations thermiques Fidon Sanitaire (50 sal.), charpentes Cobam (60 sal.), travaux publics Jean Lefebvre (150 sal.), constructions Eiffage (140 et 40 sal.); service des eaux SED (35 sal.) et Veolia (35 sal.) ; nettoyage Safen (150 sal.) et NSE (30 sal.), travail temporaire Adecco (320 sal.) et Inter's (30 sal.), aide à domicile Proxim (85 sal.) et services à la personne Aspha (35 sal.); publicité Mediapost (70 sal.) ; logistique ID (50 sal.) et transports Laperrière (65 sal.), transports par bus Lolli (40 sal.)EDF-ERDF déclare 360 salariés, France-Télécom 75, GDF-GRDF 80, la SNCF 1 200.

Le dessin de la commune est compliqué par l'adjonction au nord-est du quartier de Frais-Marais, où est un centre d'insémination bovine et qui porte des traces de la fosse Bernard des anciennes mines d'Aniche, ouverte en 1912 et arrêtée en 1959, et d'anciennes industries proches de la Sambre, rive droite, et qui a le statut de quartier prioritaire. Le quartier Dorignies, entre Scarpe et canal Dunkerque-Escaut, au nord de la ville, fait partie d'une «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» de 231 ha et 7 800 hab. qui s'étend aussi sur Auby, Flers-en Escrebieux et Roost-Warendin.

L'ensemble dit la Clochette, le Bivouac, Notre-Dame, à l'est de la gare de triage, fait partie d'une autre «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» partagée avec Sin-le-Noble et Waziers, qui rassemble 4 000 hab. sur 89 ha. Les deux unités sont regroupées dans une zone franche urbaine de 685 ha et 15 900 hab., ainsi étendue sur 9 communes à Douai et environs, qui va de Douai à Auby et comporte une annexe séparée à Montigny-en-Ostrevent. La communauté d'agglomération du Douaisis rassemble 35 communes et 152 400 hab. L'Insee imagine une «unité urbaine» Douai-Lens de 509 100 hab. qui se différencierait d'une «unité urbaine» Béthune, option certainement discutable; et une aire urbaine Douai-Lens de 543 600 hab. L'arrondissement a 248 600 hab., 7 cantons, 64 communes, 47 659 ha. Les 4 cantons de Douai totalisent 163 600 hab., 27 communes, 18 422 ha dont 793 de bois.

Anhiers (980 Anhiersois, 171 ha), 6 km au NE de Douai, est une fort petite commune inscrite dans le territoire de Flines-lez-Râches et qui, comme elle, fait partie du Parc régional Scarpe-Escaut. La Scarpe longe son territoire côté ouest. Le paysage conserve des traces et de menus terrils boisés du puits de mine n°2 de Flines, fermé en 1959. La population communale s'est accrue dans les années 1980 mais n'augmente plus depuis. Loffre (770 Loffriens, 260 ha) est à 10 km à l'est de Douai, entre Guesnain et Montigny-en-Ostrevent. Elle n'avait que 160 hab. en 1840, 280 en 1954, mais semble plafonner; étang aménagé avec réserve ornithologique.

Férin (1 500 Férinois, 552 ha) est à 5 km au sud de Douai, le long du canal de la Sensée et à la limite du Pas-de-Calais. Elle conserve des traces d'une grande villa gallo-romaine, et une grosse ferme de la Sensée de l'autre côté du pont, qui fut associée à une raffinerie de sucre. Au nord-est passent les routes N 43 et N 421, avec échangeur et zone d'activités. Férin a un magasin Brico-Dépôt (85 sal.), la réparation de matériel agricole Leignel-Petit (35 sal.). La commune avait 700 hab. dans l’entre-deux-guerres et a fait un saut de 790 hab. en 1975 à 1 320 en 1982, et a encore gagné 130 hab. de 1999 à 2010. Roucourt (400 Roucourtois, 319 ha) est à 7 km au SE de Douai, au pied du mont d'Erchin. Elle a un château du 18e s. avec parc et jardins protégés, une motte féodale. Les puits 1 et 2 de Roucourt (1875-1959) ont servi à l'aération de la fosse de Guesnain, faute d'avoir trouvé le charbon.

Vers l'ouest sont encore Esquerchin (900 Esquerchinois, 534 ha), à 5 km du chef-lieu, dont la population est stable, en légère hausse récente, et Lauwin-Planque (1 800 Lauwinois, 367 ha), à 4 km au nord-ouest, qui au contraire n'avait que 900 hab. en 1975 et a crû rapidement depuis;; mais elle a perdu 90 hab. de 1999 à 2010. Leurs villages sont en bordure de finage du côté de l'agglomération douaisienne, le reste des finages restant agricole et vide sur le bas plateau en direction d'Hénin-Beaumont. La clinique de l'Escrebieux (50 sal.) est à Esquerchin. Lambres-lez-Douai est au sud-ouest de Douai.


Aniche

10 500 hab. (Anichois), 652 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Sud, 14 km ESE du chef-lieu dans l'angle de la N 45 et de la route de Cambrai. Elle fut un des plus anciens centres d'exploitation minière sous la Compagnie des mines d'Aniche, créée en 1773, et conserve des traces des fosses Aoust (1836-1971) et Archevêque (1854-1969), avec terril; bien d'autres puits plus anciens, aux noms de saints, avaient été ouverts au 18e s., et fermés au 19e s. Aniche reste en partie un foyer d'industrie et conserve sa tradition verrière avec les fabriques de verre plat AGC (260 sal., groupe japonais Asahi, auparavant Glaverbel puis BSN) et Saint-Gobain Sekurit (110 sal.) ; articles métalliques Joly (30 sal.) ; gestion immobilière Soginorpa (160 sal.), aménagement paysager Avenir Jardins (30 sal.).

La ville a un collège public et un privé, un lycée professionnel public. Le géant Ko-Pierre est inspiré par un ancien tambour-major local (1834-1909) réputé et dont la taille excédait les 2 m. Aniche n'avait que 800 hab. en 1800, mais est vite montée à 1 900 dès 1831, et a dépassé les 7 000 hab. en 1900. Puis sa croissance s'est ralentie; elle a culminé à 10 400 hab. en 1962, s'est dépeuplée jusqu'en 1982 (9 500 hab.); elle a repris un millier d'habitants ensuite. Le maire est Michel Meurdesoif, communiste, ancien professeur et écrivain. Le quartier des Champs de la Nation, au sud entre le centre-ville et les verreries, est classé en «zone urbaine sensible».


Auberchicourt

4 600 hab. (Auberchicourtois), 712 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Sud, 13 km ESE du chef-lieu sur la N 45, à la bifurcation des routes vers Cambrai et vers Valenciennes. Elle offre une clinique (30 sal.), un supermarché Match (40 sal.); atelier de mécanique Berlak (40 sal.). Un cimetière britannique est au sud ; au nord était l’ancienne fosse à charbon Sainte-Marie (1857 à 1969) dont subsistent des terrils boisés. La longue croissance de la population s’est arrêtée en 1982 (4 800 hab.) ; la population est stable depuis 1999.


Auby

7 600 hab. (Aubygeois), 712 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Ouest, 6 km au NNO du chef-lieu. Son territoire est traversé par le canal de la Haute-Deûle et la voie ferrée de Douai à Lille. Auby a un collège public et un lycée professionnel public, et conserve un château du 18e s. avec un grand parc. Le puits de mine de la fosse 8 de la Compagnie de l'Escarpelle, où un coup de grisou a fait huit morts en 1929, y a fonctionné jusqu'en 1968 au sud-ouest et a laissé un terril et plusieurs corons. Deux zones d'aménagement concerté sont dans la commune, ainsi qu'une cité des Asturies au sud-est, liée à l'usine de zinc fondée en 1869 par l'Asturienne des Mines (Cram).

Cette usine de métaux non ferreux est actuellement partagée entre une nouvelle entité Nyrstar (310 sal.), filiale du belge Umicore (Union minière) et de l’australien Oxiana, produisant au total 150 000 t/an, et Umicore Building Products qui conserve 180 sal. au laminoir ; cette tradition industrielle justifie la présence d’un géant Zin-Zinc… Auby a aussi une usine de métalmécanique de la firme italienne SIAC (140 sal., cabines de tracteurs) et un entrepôt des transports Delcroix (140 sal.) ; plus une plate-forme de distribution de l’Imprimerie Nationale, passée au groupe britannique Astron (RR Donnelly-IN, 50 sal.); couverture Luc Daniel (35 sal.).

La population d’Auby a sensiblement augmenté entre 1861 (1 100 hab.) et 1968 (9 100 hab.) et diminue depuis ; elle a encore perdu 400 hab. depuis 1999. Une partie d’Auby à l’est du canal, dont les Asturies, fait partie d’une «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» de 231 ha et 7 800 hab. qui s’étend aussi sur Douai, Flers-en Escrebieux et Roost-Warendin.


Courchelettes

2 700 hab. (Courchelettois), 167 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Ouest, 4 km au SO du chef-lieu sur la Scarpe à la traversée du canal de la Sensée; maison de retraite Residalya (45 sal.). La commune s’était signalée par l’installation de l’une des toutes premières raffineries de pétrole, en 1863, qui recevait le pétrole de Pennsylvanie par Calais. L’usine chimique Axter (130 sal.) fabrique des membranes d’étanchéité bitumineuses ; c’est une filiale de Smac Aciéroïd du groupe Colas et elle est issue d’une usine Paxalumin de 1937; chimie SIPC (35 sal.), transports Fosseux (30 sal.). Courchelettes n’avait que 200 hab. au milieu du 19ee s. et avait atteint 700 hab. en 1911, puis 1 300 en 1954 ; elle a poursuivi sa croissance jusqu’en 1990 (3 000 hab. sdc).


Cuincy

6 700 hab. (Cuincynois), 701 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Ouest, juste à l'ouest du chef-lieu. Son finage s'étire vers le sud-ouest et il est traversé par la rocade de Douai et le prolongement de l'A 21. L'usine Renault de Douai est à moitié sur son territoire, au sud, sur le site de la Brayelle où elle succède à un aérodrome qui avait été créé par Louis Bréguet en 1908, puis abandonné après 1945 au profit de celui de Vitrey-en-Artois, 4 km au sud-ouest. La commune contient le château des Baudouins (19e s.), un centre de culture et loisirs Louis Aragon dans une ferme de l'ancien château des Cuincy-Prévost.

Elle accueille une laiterie Lactalis-Nestlé (340 sal.) et les condiments Epicea (40 sal.), les fabrications d’équipements pour automobiles Cockpit Automotive (pièces plastiques, 170 sal.)Antolin (170 sal.) ; métalleries ETCM (100 sal.) et Eiffage (35 sal.), atelier de mécanique et moteurs Benteler (30 sal.) ; ingénierie Avenir Productique (55 sal.), installations électriques TEI (Fayet-Geest, 150 sal.) et SNEF (60 sal.), peinture Dekerpel (30 sal.); gardiennage STD (35 sal.), publicité Adrexo (140 sal.), formation d'adultes LSM (35 sal.) ; transports Heine (45 sal.) et CAT (55 sal.).

Cuincy était une petite commune agricole au milieu du 19e s., avec 850 hab. vers 1850; elle a atteint 1 500 hab. en 1906 et a eu du mal à maintenir ce niveau; puis sa population a fortement augmenté après 1954, doublant en 1962 (3 000 hab.) et à nouveau en 1975 (6 200 hab.) et culminant à 7 200 hab. en 1990; elle a baissé depuis (-250 hab. de 1999 à 2010).


Dechy

5 200 hab. (Dechynois), 927 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Sud, 4 km ESE du chef-lieu. L’habitat se concentre de part et d’autre de la route de Cambrai-Valenciennes et son finage s’étire des marais du nord à la plaine agricole du sud. La ville a un collège public, une maison de retraite, la clinique du Pont-Saint-Vaast (25 sal.); un supermarché Carrefour (45 sal.) et les transports Geodis (50 sal.); installations électriques Devred (45 sal.) et OLC (40 sal.), négoce d'appareils de chauffage La Maison du Chauffage (30 sal.), analyses et essais Socor (50 sal.).

Elle a eu deux puits de mine (1913-1985) et deux terrils ; mais la centrale thermique dite de Dechy était à Sin-le-Noble, tout à côté. Elle conserve la cité et les corons de la Croix de Pierre, et partage avec Sin-le-Noble un parc aménagé avec plans d’eau sur les anciens terrils. Dechy avait environ 1 400 hab. au milieu du 19e s., 3 000 à la fin ; elle a culminé à 6 600 en 1975 et se dépeuple depuis, perdant encore 200 hab. de 1999 à 2010. Son territoire accueille une partie du centre hospitalier de Douai.


Écaillon

2 040 hab. (Écaillonnais), 400 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Sud, 12 km à l'est du chef-lieu. Le village est à l'écart de la N 45, qui longe la cité minière Vuillemin; chapelle inscrite de Bonsecours (1673), château de 1850 à tourelles; Intermarché (105 sal.). La commune, entre 600 et 700 hab. au 19e s. et au début du 20e, a crû dans l'entre-deux-guerres, passant à 1 400 hab. en 1940 et culminant à 2 000 en 1954; puis elle a perdu 500 hab. jusqu'en 1975, est revenue en 1990 à 2 000 hab., et s'y tient depuis.


Flers-en-Escrebieux

5 700 hab. (Flersois), 711 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Ouest, 4 km au nord-ouest du chef-lieu. La commune, étirée d'ouest en est, est traversée par le canal de la Haute-Deûle et la voie ferrée Lille-Douai (gare), la N 455 vers l'Escaut qui contourne Douai par le nord, la N 421 qui la contourne par le sud; deux gros échangeurs de ces voies rapides sont dans la commune. L'Escrebieux est le ruisseau local et désignait aussi ses fonds marécageux; Flers partage la réserve naturelle des marais de Wagnonville avec Douai.

Le hameau du Villers est un peu isolé dans la partie occidentale de la commune; il a été construit à partir de 1920 pour des mineurs polonais employés par la compagnie des mines de l'Escarpelle, près de fosses situées à Noyelles-Godault. Au sud-est, en bordure du canal de la Deûle et de la Scarpe, le quartier du Pont de la Deûle a reçu la direction des mines de l'Escarpelle et des maisons d'ingénieurs, ainsi que le puits n°3; mais un projet de créer une commune du Pont de la Deûle a échoué. Ce quartier fait partie d'une «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» de 231 ha et 7 800 hab. qui s'étend aussi sur Auby, Douai et Roost-Warendin.

Canaux et voies ferrées ont favorisé plus récemment l'apparition d'une grande zone industrielle. Flers accueille ainsi le principal site de l'Imprimerie Nationale (340 sal.), qui s'y est installée en 1974, accompagnée des installations de prépresse IN Continu et Services (180 sal.). Trois autres usines notables sont à Flers : la fabrique de compresseurs Delphi Harrisson Calsonic (300 sal., états-unien), le garnissage de sièges d'automobiles Sotrexa (250 sal., groupe PSA par Faurecia), l’usine de pièces en plastique pour cabines de camions Inoplast (140 sal., groupe Plastic Omnium) ; mécanique Thelia (50 sal.), traitements de surface Promerac (40 sal.), imprimerie Malengé (35 sal.), menuiserie This (30 sal.), informatique Chronoservices (40 sal.) ; conditionnement à façon Dyad (110 sal.), installations CPD (Clôtures et Portails du Douaisis, 30 sal.), distribution pharmaceutique Alliance (40 sal.), location de matériel médical Henno (35 sal.), négoce d'électronique Kent (45 sal.), hypermarché Carrefour (330 sal.) ; travaux publics Bancel (115 sal.); nettoyage Clean Service (30 sal.); maison de retraite.

Le nom de la commune était simplement Flers jusqu’en 1938. Sa population a atteint les mille habitants en 1860, 4 000 en 1911 ; elle a crû plus lentement ensuite, culminant à 6 700 hab. en 1968, puis elle a perdu un bon millier d’habitants jusqu’en 1990, avant de se stabilier; elle a même gagné 80 hab. de 1999 à 2010.


Flines-lez-Raches

5 500 hab., 1 922 ha dont 350 de bois, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Nord, 10 km au NE du chef-lieu. Le finage monte au nord sur le talus de l'Ostrevant, couvert par le bois de Flines et marqué par des carrières de sables et d'argiles. Le nom, d'ailleurs, dérive de Figulina, désignant des fabriques de tuiles, dont des traces de l'époque romaine ont été retrouvées. Râches est la commune voisine, qui était le siège de la seigneurie; son nom a été ajouté en 1846, avec la préposition lès, devenue lez ensuite, mais l'accent circonflexe a été perdu au passage… Flines s'est également nommée Flines-les-Marchiennes deux fois au cours du 19e s. (1803-1806 et 1813-1848). Flines a une église classée, issue d'une abbaye cistercienne de femmes disparue, et une auberge du 17e s.; un collège public. L'habitat tisse tout un réseau le long de chemins anastomosés dans la plaine de la Scarpe, qui longe au sud la limite communale.

Flines est la commune la plus occidentale du Parc régional Scarpe-Escaut et conserve au nord le bois de Flines, du côté sud de larges marais, notamment le marais des Six Villes, drainé par le Noirot et le courant du Décours; un petit étang de 3 ha au milieu du réseau d'habitat porte traditionnellement le nom de «mer de Flines» et fournissait en poisson l'abbaye; il a servi ensuite au rouissage du lin, puis est redevenu après 1968 un étang de pêche. Il ne reste plus guère de traces d'une ancienne voie ferrée de Douai à Orchies, ouverte en 1880 sur 21 km et fermée en 1937. Au sud avait été ouverte la fosse n°1 de Flines. La briqueterie Wenerberger (ex-Bar CTRC, 50 sal.) perpétue la tradition locale ; métallerie Sogem (40 sal.), emballages plastiques Nutripack (100 sal.).


Guesnain

44 700 hab. (Guesninois), 405 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Sud, 7 km ESE du chef-lieu sur la N 45. Son centre est le terminus du tramway de Douai depuis 2008. La ville a eu deux puits de la fosse Saint-René (1866-1969) et une sucrerie ; elle accueille la chaudronnerie Motif (45 sal.), la carrosserie Lemaire (25 sal.), les installations thermiques Hecfeuille (30 sal.) et un centre d’aide par le travail, un Intermarché (30 sal.). La commune n’avait guère que 400 hab. vers 1850, puis est passée à 1 000 en 1886, 2 200 en 1906 et a poursuivi sa croissance jusqu’en 1982 (5 100 hab.) ; elle décline depuis et a perdu 240 hab. entre 1999 et 2010.


Lallaing

6 600 hab. (Lallinois), 599 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Nord, 8 km ENE de Douai. La commune est longée au nord par la Scarpe. Dotée d'un collège public, elle conserve des restes de l'ancien château seigneurial (14e-15e s.) et la ferme de Germignies (17e s.), et plusieurs cités minières, dont celle du Nouveau Monde à l'ouest et la cité du Bois Duriez à l'est. Un terril a été réaménagé en parc de loisirs (les Arbandries). Une zone d'activités a été aménagée sur le carreau de la fosse minière Bonnel de la Compagnie d'Aniche, dont les deux puits, forés en 1913 et 1914, ont fonctionné jusqu'en 1985. Elle accueille un supermarché Carrefour (25 sal.); aide à domicile Adhap (50 sal.), transports par cars Proxidrop (45 sal.), assainissement Theys (30 sal.). La commune avait 1 800 hab. en 1850, 2 700 en 1911 ; l’essentiel de sa croissance est donc postérieur : 4 700 hab. en 1954, 8 800 hab. à son maximum de 1968. Sa population diminue depuis et a encore perdu près de 500 hab. de 1999 à 2010.


Lambres-lez-Douai

5 200 hab. (Lambresiens), 882 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Sud-Ouest, juste au sud-ouest de Douai et à la limite du Pas-de-Calais. Son territoire est traversé par la Scarpe et par le canal de la Sensée et accueille un échangeur des routes N 50 et N 421 et une partie de l’usine Renault de Douai. Elle a un collège public, une grosse clinique (Saint-Ame, 300 sal., 150 lits), une fabrique de mobilier Eur’Equip (55 sal.), un entrepôt des Autocars Douaisiens (40 sal.), le nettoyage urbain Wiart (90 sal.), plusieurs garages; magasins Decathlon (35 sal.), Intermarché (30 sal.), négoce de fournitures Best (30 sal., comptabilité Exco (25 sal.). Lambres a précisé son nom en 1933. Elle avait 800 hab. en 1850, 1 700 en 1901 ; elle a connu une forte croissance dans les années 1950 et un maximum de 5 500 hab. en 1975, puis un léger recul. Néanmoins, elle a gagné 200 hab. de 1999 à 2010.


Lewarde

2 800 hab. (Lewardois), 390 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Sud, 8 km ESE du chef-lieu sur la route de Cambrai (N 45), sur un talus prolongeant le mont d'Erchin et dominant la plaine de Masny, boisé au sud. Elle s'orne du château Deforest du 18e s., avec parc et labyrinthe végétal, et son église est en partie des 15e-16e s.; fêtes et spécialités de la châtaigne. Le musée du Centre historique minier, sur le carreau de l'ancienne fosse Delloye (1911-1971), se considère comme le plus grand musée de la mine en France, avec galeries reconstituées. La population communale croît depuis 1876 où elle était de 1 200 hab., mais elle a très peu changé après 1990. Lewarde est le siège de la communauté de communes Cœur d'Ostrevent, la plus peuplée du département du Nord, qui réunit 21 communes et 72 200 hab.


Masny

4 400 hab. (Masnysiens), 712 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Sud, 11 km à l’est du chef-lieu. Son finage, traversé par la N 45, au pied du talus d’Erchin, s’étire du nord au sud. Le centre villageois, assorti d’un château du 19e s., est à l’écart de la route, qui est flanquée de cités minières, notamment Blanc-Cul et Champ Fleuri. L’ancien carreau de la fosse Vuillemin (1891-1971) est réaménagé en centre commercial. La ville a un collège public. Masny n’avait que 830 hab. en 1851 ; sa population n’a pas cessé de croître jusqu’en 1990 (4 700 hab.) mais diminue depuis et a perdu 200 habitants de 1999 à 2010.


Montigny-en-Ostrevent

4 800 hab. (Montignanais), 542 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Sud, 10 km à l'est de Douai. La mention de l'Ostrevent est de 1931, avec l'orthographe de l'époque. Elle a connu un essai avorté de «sanatorium familial» en 1904, auquel s'est substituée une cité minière de la compagnie d'Aniche, dont il reste quelques éléments et une maison de retraite. Elle conserve un château-ferme Lambrecht du 18e s., des restes d'un château fortifié en partie du 13e s. (dit de Montmorency). Elle a un lycée professionnel public et un institut médico-éducatif (65 places), un centre d'aide par le travail, une maison de retraite, une gare sur la ligne de Douai à Valenciennes, et un magasin Intermarché (25 sal.); elle organise des fêtes automnales avec géants.

La commune n'avait encore que 900 hab. en 1911 et a connu une brusque augmentation dans les années 1920 ainsi qu'au lendemain de la Seconde Guerre, et a culminé à 5 800 hab. en 1968; elle perd des habitants depuis, mais modérément. Plusieurs cités de Montigny et de sa voisine Pecquencourt sont réunies sous la dénomination Résidence Lambrecht, Cité Moucheron, Cités Barrois et Pâtures, formant une «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» de 91 ha et 3 800 hab. Cet ensemble est intégré dans la zone franche urbaine de Douai-Auby (685 ha, 15 900 hab.).


Râches

2 800 hab. (Râchois), 487 ha dont 101 de bois, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Ouest, 6 km au NE du chef-lieu sur l’ancienne route de Lille, le long de laquelle s’alignent les maisons. Au nord, le finage monte sur le talus de l’Ostrevent à l’orée du bois de Flines, au sud il atteint le cours de la Scarpe canalisée. La commune, surtout résidentielle, accueille un Intermarché (45 sal.) et le négoce de fruits et légumes Lion d'Or (50 sal.); atelier de transformateurs électriques Sadtem (30 sal.). La population communale a crû durant deux siècles, passant par 1 000 hab. en 1831 et 2 000 en 1950, mais vient de perdre 100 hab. (1999-2010).


Raimbeaucourt

aimbeaucourt, 4 200 hab. (Raimbeaucourtois), 1 108 ha dont 113 de bois, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Ouest, 7 km au nord du chef-lieu. L’habitat est sur le talus du plateau de l’Ostrevant et à son pied ; les hauteurs sont boisées autour du site de l’ancien château du Liez, rasé depuis peu. La commune est surtout résidentielle ; elle accueille les constructions Sieczka Mortelette (40 sal.) et une maison de retraite (45 sal.). D’une tradition de fabrique et colportage d’allumettes de chanvre, perdue au cours du 19e s., vient le géant Z’Amulet ; foire annuelle aux asperges. La commune avait 2 000 hab. au début du 19e s. et sa population a augmenté jusqu’en 1982 (4 500 hab. sdc) avant de se tasser un peu, perdant 200 hab. de 1999 à 2010.


Roost-Warendin

6 300 hab. (Roost-Warendinois), 716 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Ouest, 6 km au NNE du chef-lieu. Le finage de la commune est dans les marais de la Scarpe, qui le borde au sud-est. Warendin était un ancien hameau de Râches, rattaché à Roost sous la Révolution, non sans de longues querelles qui ont perduré au 19e s. Du charbon a été extrait aux fosses de la Compagnie de l'Escarpelle 1 (Soyez, 1860-1923, 3 Mt en tout) et 9 (1909-1990, 18 Mt en tout). Le terril Cavalier de l'Escarpelle a été aménagé, planté et paysagé; le site des Annelles, à l'ouest, pourrait être classé en réserve naturelle.

Le château de Bernicourt (18e s.), au nord de la commune, est une propriété communale avec parc, ferme et écomusée. Le quartier de la Belleforière, juste à l'ouest du terril de l'Escarpelle, fait partie d'une «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» de 231 ha et 7 800 hab. qui s'étend aussi sur Auby, Flers-en Escrebieux et Douai. La ville a un collège public et deux zones d'activité (Belleforière et le Chevalement), mais qui n'accueillent que de petites entreprises; transmissions Lecq (45 sal.), ingénieries TW (30 sal.) et Airele (25 sal.), négoce de matériel médical Handimat (25 sal.), espaces verts Andriolo (25 sal.), peinture Urbain (35 sal.). La population communale, de 1 000 hab. en 1841, est montée à 3 200 en 1911 puis, après avoir stagné à ce niveau dans l’entre-deux-guerres, est montée à 5 000 en 1954, 6 400 en 1968. Ensuite, elle a fluctué ; elle aurait baissé de 700 hab. entre 1990 et 1999 puis repris 470 hab. de 1999 à 2010 — sauf faiblesse du recensement en 1999.


Sin-le-Noble

16 400 hab. (Sinois) dont 150 à part, 1 153 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Nord, 3 km à l’est du chef-lieu. La mention «le Noble» est apparue en 1894. Son finage longe à l’est celui de Waziers dans une zone de marais, mais n’atteint pas au nord la Scarpe. Sin a connu les fosses à charbon Déjardin, ouvertes par la Compagnie des mines d’Aniche en 1901 et fermés dès 1970, et le Puits du Midi (1947-1973), l’un des rares à avoir été forés après la nationalisation des mines. Elle a eu aussi une centrale thermique, dite de Déchy.

La commune est surtout résidentielle. Les principaux établissements actuels sont une métallerie Daussy (80 sal.), les fabriques d'équipements de levage Ingersoll (85 sal.) et d'équipements d'automobiles WM (70 sal.), un hypermarché Auchan (380 sal.). Un parc avec plans d’eau et terrain de golf a été aménagé, en coopération avec Déchy, sur les anciens terrils et le site de la centrale. Sin-le-Noble a un collège et un lycée publics, et conserve des bâtiments de l’ancienne brasserie coopérative la Prolétarienne. En hommage à l’ingénieur Boulanger, qui a conçu la Citroën 2 CV en 1938, la ville est un lieu de rassemblement annuel des 2 CV encore en activité. Le centre hospitalier de Douai est dans la commune de Sin-le-Noble, à la pointe sud, sur la route de Cambrai.

La population communale est passée de 2 500 hab. en 1821 à 4 000 en 1862, 10 000 en 1911 et a crû jusqu’en 1975 où elle a atteint 18 700 hab. Elle a perdu des habitants ensuite, mais en a regagné 700 entre 1999 et 2010, en partie avec la construction du nouveau quartier du Raquet. Au nord-ouest s’étend la «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» la Clochette, le Bivouac, Notre-Dame, partagée avec Douai et Waziers ; elle rassemble 4 000 hab. sur 89 ha et fait partie d’une zone franche urbaine douaisienne de 685 ha et 15 900 hab. Une autre «zone urbaine sensible» correspond au grand ensemble des Épis, au sud de la commune (54 ha, 4 000 hab.) près du centre hospitalier ; elle inclut le gros centre commercial Auchan. Le maire est Christian Entem, socialiste.


Waziers

7 700 hab. (Waziérois), 434 ha, commune du département du Nord dans le canton de Douai-Nord, juste au nord-est de Douai. Son finage est longé au nord-ouest et au nord-est par la Scarpe. La voie rapide N 455 a favorisé l'installation de la grosse entreprise de transports Bils Deroo (350 sal.) ; nettoyage urbain Coved (40 sal.). Waziers a eu deux puits Bernicourt de la Compagnie d'Aniche (1866-1872 et 1872-1901), les deux puits Gayant (1852 et 1907, fermés en 1978) et les deux puits Notre-Dame (1856 et 1905, fermés en 1978) de la même compagnie, et une grosse cokerie de plus de 200 salariés, qui servait à l'agglomération de Douai.

C'est à Waziers, dont la municipalité reste communiste, que Maurice Thorez, avant même d'être ministre, mais après le lancement de la «bataille de la production» en septembre 1944 par Benoît Frachon, avait prononcé en juillet 1945 son fameux discours sur la nécessaire augmentation de la production: «produire, produire, encore produire, faire du charbon c'est aujourd'hui la forme la plus élevée de votre devoir de classe, de votre devoir de Français. Hier l'arme, c'était le sabotage, mais aujourd'hui l'arme du mineur, c'est de produire pour faire échec au mouvement de réaction, pour manifester sa solidarité de classe envers les ouvriers des autres corporations […] Je suis sûr que nous gagnerons la bataille de la production comme nous avons gagné la bataille contre l'occupant.»

La ville a un collège public et un lycée professionnel public. Au sud-ouest s'étend la «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» la Clochette, le Bivouac, Notre-Dame, partagée avec Douai et Sin-le-Noble; elle rassemble 4 000 hab. sur 89 ha et fait partie d'une zone franche urbaine douaisienne de 685 ha et 15 900 hab. La commune avait 1 000 hab. en 1851; 3 000 en 1900 et a poursuivi sa croissance dès le lendemain de la Première Guerre mondiale, culminant finalement à 11 200 hab. en 1968. Elle perd régulièrement des habitants depuis (-290 entre 1999 et 2010).