Canton du Coudray-Saint-Germer

Coudray-Saint-Germer (Le)

910 hab., 1 348 ha dont 604 de bois, chef-lieu de canton de l’Oise dans l’arrondissement de Beauvais, 28 km à l’ouest de la ville. Le village est sur le plateau qui domine la dépression du pays de Bray et porte la forêt de Thelle, dont la commune a une partie; robinetterie Méca-Inox ex-SGD (50 sal.). Sa population avait décliné du début du 19e s. à 1962 (300 hab.) et croît depuis. La communauté de communes du pays de Bray (22 communes, 15 000 hab.) est centrée sur le canton et a son siège au Coudray.

Le canton a 15 200 hab. (14 400 en 1999), 18 communes, 20 310 ha; il est limitrophe des départements de l’Eure et de la Seine-Maritime et bordé à l’ouest par la profonde vallée de l’Epte. Sa moitié nord occupe une partie du Bray, sa moitié sud s’étend sur le plateau de Thelle. Cuigy-en-Bray (1 000 Cuigyciens, 981 ha), juste au nord du Coudray au pied du talus qui les sépare, a une fabrique de robinetterie (SGD, 50 sal.); la commune a gagné 180 hab. entre 1999 et 2008. Saint-Aubin-en-Bray (1 090 Saint-Aubinois, 638 ha), 4 km ENE du Coudray, a reçu le collège public; la population communale a augmenté de 170 hab. dans le même temps.

Saint-Germer-de-Fly (1 790 Gérémarois, 1 990 ha), 5 km au NO du chef-lieu, tient dans le Bray l’angle NO du canton. Issu d’une abbaye bénédictine, sans doute du 7e siècle, le village conserve une impressionnante église abbatiale du 12e s. et une superbe chapelle gothique du 13e, plus un château néoclassique à grand parc; musée des arts et traditions et hôtel de ville dans des bâtiments abbatiaux du 18e s., festival annuel de musique. Une tuilerie fonctionne depuis 1899; elle est passée de Lecourt à la société Huguenot-Fénal, qui est à présent intégrée au groupe Imerys et occupe 160 personnes; une verrerie fabrique du verre plat (Macocco, 45 sal.); récupération d'épaves Induspa (25 sal.). Le nom de la commune était simplement Saint-Germer avant 1961; la population communale a crû, surtout après 1980, mais non depuis 1999.

Au nord-est du canton, Lachapelle-aux-Pots (1 700 hab., 985 ha dont 358 de bois) fait pendant à Saint-Germer, au pied du versant nord du pays de Bray; c’est un ancien pays de potiers comme son nom l’indique, et elle leur consacre un musée, qui fait aussi une place au poète Tristan Klingsor, né sous le nom d’Arthur Leclère à Lachapelle en 1874 et mort en 1966. Une usine fabrique des équipements acoustiques pour automobiles; naguère Keller, elle appartient au groupe suisse Rieter (120 sal.); espaces verts Chantiers Nature (20 sal.). La population communale croît assez sensiblement; elle était de 840 hab. en 1954 et a augmenté d'une centaine d'habitants de 1999 à 2008.

À 2 km au nord de Lachapelle dans un vallon, Hodenc-en-Bray (450 hab., 994 ha) a une belle église du 16e s. et son finage déborde un peu sur le plateau au nord du Bray, au hameau de la Place. L’angle SO du canton a aussi sa bourgade, Sérifontaine, plus peuplée que Saint-Germer et Lachapelle. La partie sud-est, au-delà de ce qui reste de la forêt de Thelle, se divise au contraire entre petits villages. Le Vauroux (490 hab., 974 ha), 8 km ESE du Coudray, y a une remarquable forme de long village-rue de défrichement médiéval, étiré sur 2 km, et possède depuis 1983 un grand élevage d’ânes (asinerie).

Labosse (460 hab., 1 422 ha dont 403 de bois) et Le Vaumain (350 hab., 810 ha), 9 km au SE du chef-lieu, jalonnent la petite vallée de l’Aunette, affluent de la Troësne; Labosse a une église du 16e s. à grande nef et le château de Beauregard, et a gagné 50 hab. depuis 1999; Le Vaumain un château en brique et pierre du début du 17e remanié au 19e s.; foires et salons du Moulin de la Forge (25 sal.).


Sérifontaine

2 660 hab. (Sérifontains), 2 043 ha dont 333 de bois, commune de l'Oise dans le canton du Coudray-Saint-Germer, 8 km au nord de Gisors sur la rive gauche de l'Epte. La bourgade tint une position de forteresse à la limite de la Normandie; la citadelle fut rasée en 1418; le château de Saussart en brique et pierre est du 17e s., mais très réaménagé en néogothique au 19e s.; gros clocher roman et riche mobilier d'église. Le nombre d'habitants n'a pas changé de 1999 à 2008.

Sérifontaine est marquée par la présence industrielle. L'usine Tréfimétaux (440 sal., plus un centre de recherche de 40 personnes), apparue en 1835, s'est maintenue à travers divers avatars; spécialisée dans le travail des métaux non ferreux, spécialement le cuivre, elle fut à Pechiney en 1967, à l'Italien SMI en 1987, à l'Allemand KMEuropametal depuis 1995; le Néerlandais Akzo a une fabrique de médicaments (Organon, 240 sal.); à la ferme de Courcelle, La Ferme du Pré (Servisœuf) emploie 105 sal. à la production et transformation d'œufs.