Canton de Putanges-Pont-Écrepin

Putanges-Pont-Écrepin

1 050 hab. (Putangeois), 1 012 ha, chef-lieu de canton du département de l’Orne dans l’arrondissement d’Argentan, 20 km à l’ouest de la ville, dans la vallée de l’Orne, sur la rive gauche; usine de pièces pour automobiles Sasic (110 sal.), entreprise de bâtiment Quince (70 sal.), voyages Gougeul (50 sal.); collège. La commune vient d’une fusion de 1965 et sa population a augmenté jusqu’en 1990 puis s’est stabilisée. Elle est le siège de la communauté de communes du Val d’Orne, qui rassemble 18 communes, 4 600 hab.

Le canton, limitrophe du Calvados, a 5 100 hab. (4 500 en 1999), 21 communes, 20 742 ha dont 1 887 de bois). Il est traversé par la profonde vallée de l’Orne, où a été établi le barrage de Rabodanges (160 hab., 932 ha dont 137 de bois), commune à 6 km au NO de Putanges, dont le plan d’eau rehausse le paysage jusqu’aux abords du chef-lieu. Le barrage, de 17 m de haut, a été mis en service en 1960; le lac s’étend sur 95 ha et contient 6 Mm3 d’eau, dont 3,7 utiles; l’usine peut fournir 25 GWh/an. À Rabodanges se trouve aussi un grand château du 17e s.

Giel-Courteilles (780 hab. dont 300 comptés à part, 1 258 ha), 6 km à l’est du chef-lieu, a un orphelinat et un grand établissement d’enseignement agricole (collège, lycée agricole, lycée professionnel) des salésiens de Don Bosco; haras de l’Orne (25 sal.). En 1999, la commune était donnée pour 1 040 hab. dont 690 comptés à part. À 9 km au NE de Putanges, à Neuvy-au-Houlme (220 hab., 1 562 ha), les haras de Fresnay-le-Buffard (parfois Frênay, 40 sal.) ont été rendus célèbres depuis qu’en 1919 l’industriel Boussac s’en était rendu propriétaire. La Fresnaye-au-Sauvage (230 hab., 1 198 ha), 4 km au sud de Putanges, accueille l’entreprise de transports Quince (125 sal.) et la menuiserie Patry (20 sal.), et a gagné 40 hab. depuis 1991.

Tout à l’ouest, l’Orne s’enfonce dans les gorges de Saint-Aubert et Saint-Philbert-sur-Orne (130 hab., 597 ha), à 16 km NO de Putanges, au-dessus du confluent de l’Orne et de la Rouvre et non loin du Pont-d’Ouilly, bénéficie du spectacle des Roches d’Oëtre, une barre de poudingues aux parois abruptes, appréciées des amateurs d’escalade, et du méandre encaissé de Rouvrou au fond duquel coule la Rouvre; un autre barrage sur l’Orne complète celui de Rabodanges. On entre par là au cœur de la Suisse Normande.