Cantons de Flers

Flers

16 200 hab. (Flériens) dont 480 à part, 2 115 ha, chef-lieu de canton du département de l’Orne dans l’arrondissement d’Argentan, 45 km à l’ouest d’Argentan au bord de la petite vallée de la Vère; il est desservi par la voie ferrée de Paris à Granville. Le centre-ville s’organise devant le gros château à douves (16e et 18e s.), qui abrite un musée et l’hôtel de ville. Flers est un gros centre tertiaire doté d’un centre hospitalier de 270 lits, d’une clinique (110 sal.), de 7 lycées dont 3 publics et d’une médiathèque, un hypermarché Leclerc (250 sal.) et un Intermarché (120 sal.); magasins Conforama (40 sal.), Galeries Lemoine (35 sal.), Bricomarché (25 sal.). Il anime le troisième pôle industriel bas-normand, à la tête d’un «pôle mécanique Sud-Normandie» installé en 1995 puis inscrit parmi les «systèmes productifs locaux», tient un salon Mécanimat et a équipé plusieurs zones d’activités.

Dans l’industrie, l’emploi est dominé par l’usine Faurecia (sièges et équipements pour automobiles, groupe PSA-Peugeot, qui avait deux à Flers même mais a tout regroupé en 2009 sur le nouveau site de Caligny (ci-dessous). Viennent ensuite le complexe de viandes du groupe Charal (470 sal.) et la fabrique de parfums Roval (250 sal.). Parmi les entreprises de moindre taille, mécanique Flers-Méca (35 sal.) et Techma (20 sal.), outillage SMP (50 sal.), menuiserie métallique Lebailly (45 sal.), menuiserie de bois et pvc Normen (35 sal.). Mais Flers a connaît aussi quelques déboires: la fabrique de plats cuisinés Ch. Amand est passé par Amaris puis Opéra-Traiteur, liquidée en 2011, la fabrique de ceintures de sous-vêtements Fantex-l’Extra-Souple (45 sal.) est passée en 2009 à Lécuyer (Gios, Calvados), du groupe Cheynet,avec compression de personnel; la ferronnerie Bouvet a été reprise en 2010 à eflectif réduit par Guitel.

Parmi les commerces et services ressortent les négoces d’équipements pour automobiles Decharenton (105 sal.) et de matériaux Guibout (40 sal.); ERDF (35 sal.), travaux publics Eiffage (120 sal.) et les entreprises de bâtiment Dubourg (45 sal., peinture) et Grisanti-Malandry (40 sal., maçonnerie), Jannelec (installations électriques, 30 sal.), les nettoyages Klinos (190 sal.), ISS (170 sal.), Netto-Décor (80 sal.), le traitement des eaux Madeline (50 sal.)travail temporaire Adecco (420 sal.); transports First (150 sal.), Napoly (190 sal.), Noyon (55 sal.), autocars Piel (45 sal.) et Verney (45 sal., à Veolia).

Flers s’est vu reconnaître deux zones urbaines sensibles, Saint-Michel au sud-ouest en direction de l’aérodrome, le grand ensemble d’habitation de Saint-Sauveur-Pont Féron à l’est. La commune de Flers n’avait que 3 000 hab. au tout début du 19e s., mais était passée à 14 000 en 1886, puis s’est un peu affaiblie et a retrouvé la croissance après 1950; elle a culminé à 20 500 hab. (sdc) en 1975 et sa population se réduit un peu depuis; elle a diminué de 1 400 hab. entre 1999 et 2008. Le maire est Yves Goasdoué, socialiste, avocat, également conseiller général de Flers-Sud. La communauté d’agglomération du pays de Flers rassemble 13 communes et 28 100 hab.; l’unité urbaine Insee est donnée pour 23 200 hab., l’aire urbaine pour 34 800 hab.

Les deux cantons ont 27 900 hab. (29 000 en 1999), 14 communes, 12 482 ha dont 497 de bois. Saint-Georges-des-Groseillers, au nord de Flers, a atteint 3 300 hab. et a aussi des ateliers. La Selle-la-Forge (1 340 Sellois, 832 ha), 3 km au SE de Flers, a un golf; travaux publics SNTPF (65 sal.); après être descendue à 750 hab. dans les années 1930, la population communale a augmenté jusqu’en 1990. Côté ouest, jouxtant Flers et contribuant à son agglomération, La Lande-Patry (1 820 Landais, 660 ha) inclut l’aérodrome de Flers-Saint-Paul (code LFOG), doté d'une piste bitume de 729 m et d'un aéroclub, qui enregistre environ 4 300 mouvements aériens par an dont 3 000 locaux (aéroclub) et 1 300 voyages; menuiserie Hubert (45 sal.), collecte de déchets Halbout (35 sal.); sa population est passée de 1 000 hab. autour des années 1950 à 1 800 en 1982 et reste stable depuis.

Cerisy-Belle-Étoile (780 Ceriséens dont 45 à part, 1 340 ha dont 179 de bois), 7 km au NO de Flers, a équipé un site de loisirs sur le mont de Cerisy (246 m, panorama) près d’un château du 19e s. édifié à l’initiative d’un Britannique, et détruit en 1944; on y fête les rhododendrons; un peu au sud, ruines de l’ancienne abbaye de Belle-Étoile; maison familiale rurale. La population de Cerisy a augmenté de 1975 (580 hab.) à 1999; mais elle avait dépassé 1 500 hab. au 19e s.

Caligny (880 Caligniens, 1 497 ha), 8 km au NNO de Flers et 7 km au sud-ouest de Condé-sur-Noireau, voit s’ouvrir une vaste zone d’activités à forts financements publics, dominée par le regroupement de trois sites Faurecia voisins, effectif en 2009 et comprenant 1 300 salariés, soit 300 de moins que dans les trois usines anciennes; les activités se recentrent sur les mécanismes de sièges, avec un centre de recherche et développement inauguré en 2010; le site, nommé Ciriam (Campus Industriel de Recherche et d'Innovation Appliquées aux Matériaux), reçoit une antenne de l'école d’ingénieurs de Caen (Ensicaen) et une école des mécanismes; il devrait accueillir 400 ingénieurs et techniciens à terme.


Saint-Georges-des-Groseillers

3 320 hab. (Saint-Georgiens), 706 ha, commune du département de l’Orne dans le canton de Flers-Nord en banlieue nord de Flers, dont elle a une forte part des emplois industriels, notamment une usine du compexe Faurecia; l’usine Titan fabrique des roues, caravanes et motoculteurs (120 sal.). La commune abrite aussi de petits ateliers: menuiserie Quenechdu (20 dal.), moules et modèles MPO (20 sal.), matériels électyriques Themocoax (20 sal.), finitions de bâtiment Leverrier (55 sal.); supermarché Carrefour (80 sal.); transports First (150 sal.), Piel (45 sal.); maison de retraite (25 sal.). La population de la commune a été de 2 400 hab. en 1886, s’est maintenue ensuite au-dessus de 2 000 et a culminé en 1990 à 3 400 (sdc).