Canton d'Hucqueliers

Hucqueliers

580 hab. (Hucquelois) dont 60 à part, 762 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l'arrondissement de Montreuil, 18 km au NE de celle-ci. Le village est dans les Collines de l'Artois, au creux d'un vallon est-ouest affluent de la Course, le Baillons. Il a un château du 19e s. abritant une maison familiale rurale, un collège public et un institut médico-éducatif (45 places). La population est stable depuis 1950, au-dessous des 800 hab. du 19e s. Le village est le siège de la communauté de communes du canton d'Hucqueliers et environs, qui correspond bien au canton.

Le canton a 7 900 hab., 24 communes, 23 171 ha dont 1 486 de bois. Preures (570 Preurois, 762 ha) est dans le même vallon qu'Hucqueliers, 2 km à l'ouest; son finage monte à 162 m au sud; elle a gagné 110 hab. de 1999 à 2010; charpentes Goudalle (30 sal.). Enquin-sur-Baillons (240 Enquinois, 498 ha) est à 3 km à l'ouest de Preures, au confluent de la Course et du Baillons; elle a 60 hab. de plus qu'en 1999 (un tiers).

Dans la vallée de la Course en aval, à 8 km SO du chef-lieu, Beussent (530 Beussentois, 1 593 ha dont 321 de bois) comprend plusieurs hameaux de part et d'autre de la Course, dont Enguinehaut au nord-ouest, et une moitié de la forêt de Montcavrel au sud-est. Elle offre un moulin à eau au village, plusieurs étangs, et une chocolaterie artisanale y a été créée en 1985, qui a un autre atelier à Lachelle dans l'Oise et porte les deux noms de villages. La population de Beussent a évolué comme celle du chef-lieu, baissant de 1841 à 1962; mais elle a gagné 100 hab. de 1999 à 2010.

Vers le nord, Parenty (490 Parentois, 1 292 ha dont 162 de bois) est un petit village de la vallée de la Course à 8 km ONO d'Hucqueliers, et son finage contient également plusieurs petits hameaux, un château du 18e s. avec parc et une motte féodale et des manoirs, un centre d'aide par le travail; transports Depraiter (25 sal.). L’évolution démographique a été la même que chez les précédentes, avec un minimum en 1990 et un gain de 80 hab. depuis 1999. Le village voisin Bezinghem (360 Bezinghemois, 1 315 ha) en a gagné 60; il est dans un vallon affluent de la Course, rive droite; la commune se compose aussi de plusieurs hameaux sur le plateau et a plusieurs manoirs. Le mont des Merveilles, au nord, à la limite du parc régional, y atteint 174 m.

Quatre communes divisent la partie septentrionale du canton. Bécourt (280 Bécourtois, 603 ha) est à 9 km au nord du chef-lieu, bornée au nord par la chaussée Brunehaut de Boulogne à Thérouanne (la Leulène), où le mont Coquereu atteint 201 m. Zoteux (530 Zotelois, 734 ha) est à 6 km au NNO du chef-lieu et réunit plusieurs hameaux proches. Son curieux nom évoque son altitude relativement élevée: il fut Altaria, puis les Auteulx, puis Desauteulx, en somme «des z'hauteurs»; mais certains linguistes préfèrent y voir des z'autels… On y a trouvé des traces d'un carrefour de voies romaines à sept branches (Septenvium), dont la Leulène. Sa population a tendance à augmenter depuis 1970 et a gagné 130 hab. de 1999 à 2010, environ un tiers.

Bourthes (740 Bourthois, 2 233 ha), plus étendue, est à 4 km au nord d'Hucqueliers et compte trois gros hameaux alignés dans des vallons des sources de l'Aa, les Trois Marquets au NO, Mieurles au NE, intégrés en 1790, le Catelet au sud-est. La population a baissé nettement depuis 1975 (720 hab.) puis repris près de 200 hab. de 1999 à 2010; mais elle dépassait encore 1 000 hab. en 1891. Campagne-lès-Boulonnais (710 Campagnards dont 100 à part, 1 328 ha) est à 10 km au NE du chef-lieu, et contient au nord-est le hameau de Happe; une maison familiale rurale y est installée. La population municipale (450 hab.), qui ne cessait pas de baisser depuis les 1 100 hab. de 1831, a regagné 140 hab. de 1999 à 2010.

Sept communes occupent la partie orientale du canton et font partie du bassin de l'Aa. La plus orientale et la plus peuplée est Verchocq (620 Verchocquois, 1 556 ha), 11 km à l'est du chef-lieu et au bord de l'Aa, mais le nombre de ses habitants est également en déclin continu (mais ralenti) depuis les 1 200 hab. de 1831; elle a un château de 1810. Quelques hameaux, tout au sud, sont proches de la route de Montreuil à Thérouanne (D 126).

Rumilly (260 Rumillyacois, 704 ha), Aix-en-Ergny (180 Aixois, 483 ha) et Ergny (230 Ergnysiens, 929 ha) se succèdent dans la vallée de l'Aa au nord-ouest, en amont de Verchocq, proches au point que leurs maisons se touchent. Aix n'avait que 110 hab. en 1999. Wicquinghem (210 Wicquinghemois, 680 ha) est un peu en retrait à 2 km à l'ouest d'Ergny et 4 km à l'est d'Hucqueliers.

Les deux autres communes sont un peu plus au sud: Herly (330 Herlysiens, 1 630 ha) est à 5 km au sud-ouest de Verchocq, et a pour voisine immédiate la petite Avesnes (36 hab., 300 ha) au nord-ouest; Bellevue et Hénoville sont deux hameaux d'Herly au sud sur la route D 126; Herly a une menuiserie (Lavogez, 40 sal.) et les installations électriques Vasseur (25 sal.); sa population est en déclin continu depuis les 850 hab. des années 1830.

Les sept autres communes du canton forment sa partie méridionale, dont les vallons sont orientés vers la vallée de la Canche. Maninghem (150 Maninghemois, 393 ha) est à 4 km au SE du chef-lieu, proche d'Avesnes; elle fut un site d'extraction des pavés du Nord. De là on descend vers Quilen (60 Quilennois, 406 ha), puis Saint-Michel-sous-Bois (130 Saint-Michellois, 566 ha) et Humbert (240 Humbertois, 785 ha) dans le vallon de la Planquette. Humbert est à 9 km au sud du chef-lieu; la chaussée Brunehaut de Montreuil à Thérouanne traverse son finage sous la forme d'un sentier. Saint-Michel a allongé son nom en 1905; elle a eu jusqu'à 300 hab. au début du 19e s.; mais elle vient d'en reprendre une quanrantaine (1999-2010).

Un peu plus à l'ouest, Bimont (140 Bimontois, 681 ha), Clenleu (190 Clenleulois, 726 ha) et Alette (360 Alettois, 1 387 ha) se succèdent d'amont en aval dans le vallon de la Bimoise, affluent de la Course, respectivement à 4, 7 et 10 km au SO du chef-lieu. Alette a une église dont le clocher est du 12e s., et les ruines d'un château, qui fut bergerie nationale au 19e s.; sa population a fait un bond de 1999 à 2010: +100 hab., soit +38%. Clenleu a une église classée des 15e et 16e s. et accueille l'entreprise de travaux agricoles et transports Lefrançois (120 sal. en tout); Bimont a une entreprise de collecte de déchets dangereux (Ikos, 35 sal.)