Canton de Lillers

Lillers

10 200 hab. (Lillerois), 2 690 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l'arrondissement de Béthune, 14 km à l'ouest de celle-ci, sur la Nave, sous-affluent de droite de la Lys. La ville s'honore d'une collégiale du 12e s., très vaste et plusieurs fois refaite ou restaurée, dont la nef a sept travées. Elle est desservie par la voie ferrée (gare), la N 43, l'A 26 (échangeur). Son finage comporte des étangs et marais à l'est et inclut plusieurs hameaux alentour, dont Hurionville au pied des collines près de l'échangeur. La ville a deux collèges publics et deux lycées publics dont un professionnel. Elle fut une capitale de la chaussure, marquée notamment par la puissance de la firme Fanien; mais il n'en reste rien, sinon une Maison-musée de la chaussure.

Elle conserve une sucrerie du groupe Tereos (140 sal. et 70 saisonniers), qui produit 120 000 t de sucre par an pour le compte de 2 900 coopérateurs cultivant 16 800 ha de betteraves, et distille 80 000 m3 d’alcool. Lillers a aussi et divers ateliers: charpentes Bel'Bois (65 sal.), plastiques des Ateliers de Lillers (35 sal.), métallerie des Ateliers Lillois de Formage (Alfi, 40 sal.), maçonnerie Blary (30 sal.), plâtreries Artois-Façades (65 sal.) et Savio (55 sal.), couverture Toiture Lilleroise (25 sal.), menuiserie Foucault (25 sal.); un Carrefour Market (60 sal.), un supermarché Lidl (170 sal.) et les transports Loir (60 sal.). Mais la une fabrique de sous-vêtements Mariner-Sasu (130 sal. en 2005), sortie de Kindy en 2007 pour y être réintégrée en 2012, a été aussitôt fermée.

Lillers est un gros bourg de longue tradition, déjà peuplé de 5 000 hab. vers 1845 et dont la population a crû sans cesse depuis, quoique au ralenti après 1970 (+300 hab. de 1999 à 2010). La ville a pour maire Pascal Barois, communiste, cadre de La Poste. Elle est le siège de la communauté de communes Artois-Lys, qui est la plus peuplée du département avec 34 100 hab. dans 21 communes.

Le canton a 23 000 hab., 9 communes, 10 847 ha dont 319 de bois. Gonnehem au sud-est et Saint-Venant au nord ont plus de 2 000 hab. Le canal d'Aire à La Bassée traverse le canton, que la Lys canalisée limite au nord. Guarbecque (1 400 Guarbecquois, 546 ha) est juste à l'est d'Isbergues sur le canal, qui traverse le cours de la Guarbecque; elle a une église romane classée des 11e-13e s., et un Intermarché (25 sal.). Sa population a augmenté de 1875 (720 hab.) à 1982 (1 400 hab.) puis un peu fléchi.

Busnes (1 300 Busnois, 955 ha) est à 5 km au NE de Lillers, et a une fabrique de pièces en plastique (Pirep, 75 sal.). Elle abrite le château-hôtellerie de Beaulieu, du 18e s. (Marc Meurin, deux étoiles, 50 sal.), et conserve des restes du château du Quesnoy (17e s.) dont une chapelle. Elle entretient une spécialité d'échalotes, avec une fête annuelle en septembre. Busnes avait 1 600 hab. en 1841, et moins de 1 100 hab. entre 1931 et 1962, puis a repris un peu de croissance jusqu'en 1990.

Robecq (1 300 Robecquois, 1 056 ha) est à 3 km plus loin de l'autre côté du canal, au confluent de la Nave et de la Clarence; transports Trag (45 sal.). La commune a eu 1 500 hab. en 1890, moins de 1 100 de 1930 à 1965 puis s'est stabilisée, avant de gagner 220 hab. entre 1999 et 2010. Mont-Bernanchon (1 400 Bernico-Montois, 1 140 ha) est à 10 km ENE de Lillers, juste au sud du canal; réserve naturelle et site ornithologique du bois des Dames. Sa population était descendue à 860 hab. en 1968 (contre 1 300 dans le dernier quart du 19e s.), mais a sensiblement repris ensuite, et gagné 230 hab. de 1999 à 2010.

Calonne-sur-la-Lys (1 600 Calonnois, 1 100 ha) est à l'angle nord-est du canton, à la limite du département du Nord et à 14 km NE de Lillers, au confluent de la Lys et de la Clarence. Elle a eu plus de 1 600 hab. de 1840 à 1890, et a été détruite en 1918, sa population a connu un minimum de 1 100 hab. en 1936 et 1975, et progresse depuis (+100 hab. de 1999 à 2010); transports Ramette (50 sal.). L'aérodrome dit de Merville-Calonne touche à peine à la commune, étant principalement à Merville et Lestrem. Saint-Floris (530 Saint-Florissois, 405 ha) aligne ses maisons le long de la rive droite de la Lys entre Calonne et Saint-Venant. Elle gagne quelques habitants depuis 1962, où elle n'en avait que 300, et s'est accrue de 110 hab. depuis 1999.


Gonnehem

2 400 hab. (Gonnehemois), 1 531 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Lillers, 8 km à l'est du chef-lieu et 7 km au NO de Béthune. Elle contient le château de Werppe au sud-ouest (15e au 18e s.), restauré et qui se propose comme résidence sécurisée, le hameau de Busnettes à l'ouest et le manoir de Bron (15e et 18e s.). Elle accueille la fabrique de pompes centrifuges Peme Gourdin (70 sal., 95 en 2009). La commune avait déjà 2 000 hab. en 1841; elle est descendue à 1 600 vers la fin du 19e s., puis a repris doucement, et passé les 2 000 hab. entre 1980 et 1990; elle en a 250 de plus en 2010.


Saint-Venant

3 200 hab. (Saint-Venantais) dont 110 à part, 1 424 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Lillers, 9 km NNE du chef-lieu au bord de la Lys. Cette ancienne ville fortifiée et comtale se nomma jadis Papinghem, et Fort-Vert en 1793, et fut un centre logistique à 12 km au sud du front pendant la Première Guerre mondiale. Elle a un hôtel de ville classé du 18e s., deux anciennes portes, un parc et les jardins de la Peylouse, et un port de plaisance. Elle accueille un collège public et un institut de rééducation psychologique (45 places), une maison de retraite, un centre éducatif fermé et le centre hospitalier psychiatrique Val de Lys-Artois (520 places); négoce de vaisselle Evrard (35 sal.), transports Christiann (40 sal.), ambulances Lourme (35 sal.). La population communale était de 2 000 hab. au début du 19e s., 3 400 vers 1900, et a culminé à 4 300 en 1968 puis a diminué, perdant encore une centaine d'habitants de 1999 à 2010.