Canton de Vimy

Vimy

4 450 hab. (Vimynois), 1 133 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l'arrondissement d'Arras, 10 km au NNE de la préfecture. Le bourg est au pied du talus bordier du plateau d'Arras, entre la route (N 17) et la voie ferrée d'Arras à Lens; il a une gare, une maison de retraite, un centre logistique du groupe Intermarché (ITM, 230 sal.) et un atelier de la Vimoise d'ovoproduits (25 sal.); jardinerie GammVert (50 sal.). Une partie de la forêt domaniale de Vimy est sur le coteau à l'ouest du bourg. Vimy a eu 1 200 hab. au milieu du 19e s., 2 200 en 1901 et a poursuivi sa croissance jusqu'en 1999; elle a perdu 300 hab. de 1999 à 2010.

Le canton a 22 700 hab., 20 communes, 13 945 ha dont 968 de bois. Il s'étire d'ouest en est sur 26 km entre Arras et le bassin urbain de Lens et chevauche le plateau d'Arras au sud-ouest, la plaine de Lens au nord-est. La plupart de ses villages ont été entièrement détruits lors de la guerre de 1914-1918, puis relevés. Le talus assez vigoureux qui les relie a été en effet un enjeu de combats, spécialement en avril 1917, où les troupes canadiennes réussirent enfin à prendre la crête, au prix de 3 600 morts; le plateau est parsemé de cimetières militaires, mémoriaux et nécropoles. Vimy est entourée de cinq communes.

Farbus (550 Farbusiens, 349 ha) est à 2 km SE, également au pied du talus. Thélus (1 250 Thélusiens, 899 ha) est sur le plateau à 2 km au sud de Vimy, traversée par la N 17 et l'A 26, qui s'y croisent avec un échangeur; elle a plusieurs cimetières militaires; transports Savage (35 sal.). La population communale progresse depuis les 660 hab. de 1962 (+210 hab. de 1999 à 2010).

Neuville-Saint-Vaast (1 500 Neuvillois, 1 259 ha) est à 4 km au SO de Vimy. Son finage est traversé par la route d'Arras à Béthune et l'A 26 qui lui est parallèle. Il contient plusieurs cimetières, le musée militaire de la Targette (privé), une partie de la forêt de Vimy au nord-est. La commune croît depuis les 900 habitants des années 1960, mais elle avait déjà frôlé les 1 500 hab. en 1851. Givenchy-en-Gohelle et Souchez, au pied du talus de l'Artois, ont plus de 2 000 hab.

Trois communes forment la partie occidentale du canton, toutes sur le plateau, accidenté ici par deux vallons et qui monte au nord à 183 m. Ablain-Saint-Nazaire (1 800 Ablainois, 985 ha dont 280 de bois) est juste à l'ouest de Souchez, sous l'alignement de hauteurs ouest-est qui porte le bois de Mont, le point culminant et la vaste nécropole nationale de Lorette, sa tour lanterne de 52 m, son jardin et un «musée vivant» 1914-1918 — la bataille de Lorette (octobre 1914-octobre 1915) fit 100 000 morts. Ablain a aussi des ruines classées d'une église du 16e s.; maison de retraite (35 sal.); nettoyage ABI (50 sal.). La population communale a crû depuis les 1 000 hab. de l’entre-deux-guerres jusqu'en 1999s.

Carency (720 Carençois, 860 ha) est un peu plus au sud dans l'autre vallon, et son finage s'étire vers l'ouest jusqu'à englober le château de la Haie; maison de retraite (25 sal.). Villers-au-Bois (540 Villersois, 520 ha) est un petit village à la pointe extrême du canton, 13 km à l'ouest de Vimy, qui a gagné 160 hab. entre 1999 et 2010 (+42%).

La moitié orientale du canton comprend une douzaine de communes. Au sud, Willerval (660 Willervalois, 405 ha) à 3 km SE de Vimy, Bailleul-Sir-Berthoult (1 300 Bailleulais, 935 ha) à 6 km et Gavrelle (580 Gavrellois, 902 ha) à 9 km se tiennent au pied du talus. Willerval a perdu 40 hab. de 1999 à 2006, tandis que Bailleul-Sir-Berthoult poursuit une progression entamée après la dernière guerre (740 hab. en 1936, +90 hab. de 1999 à 2010). Le territoire de Gavrelle est sillonné par l'A 26 et la N 50, frôlé à l'est par l'A 1 et écorné par la LGV Paris-Lille; il accueille les installations électriques Santerne (80 sal.), l’entreprise de couverture Sergeant (50 sal.), un garage (30 sal.). Gavrelle a gagné 100 hab. de 1999 à 2010.

Dans la plaine vallonnée, Arleux-en-Gohelle (850 Arleusiens, 627 ha) est à 6 km à l'est du chef-lieu. Arleux héberge le loueur de matériel agricole Cousin (65 sal.) et le nombre de ses habitants progresse aussi: il n'était que de 500 hab. en 1954, et s'est accru de 130 hab. de 1999 à 2010. Son territoire est bordé au sud-est par Oppy (370 Oppynois, 484 ha), à l'est par Fresnoy-en-Gohelle (260 Fresnoysiens, 298 ha), au nord-est par Acheville (620 Achevillois, 304 ha), qui a gagné 150 hab. de 1999 à 2010.

Plus loin sont au nord Neuvireuil (490 Neuvireuillois, 434 ha), à 11 km ESE de Vimy, qui héberge un nettoyage du groupe Seriance (55 sal.), et Bois-Bernard (830 Bois-Bernardins, 397 ha), qui est juste au sud de Rouvroy, et accueille un hôpital privé de 470 sal. (170 places), un laboratoire d’imagerie médicale (Simbb, 70 sal.), une métallerie (Bavetta, 30 sal.), les ambulances Delcroix (30 sal.).

Les deux communes de l’extrémité orientale sont Izel-lès-Équerchin (930 Izellois, 991 ha) et Quiéry-la-Motte (760 Quiérysiens, 893 ha), respectivement à 9 et 7 km à l’ouest de Douai dans le vallon de tête de l’Escrebieux, et toutes deux juste au sud d’Hénin-Beaumont. Elles sont traversées par l’A 1 que longe la LGV. Les terrains de l’usine Renault de Douai débordent un peu sur le finage de Quiéry à l’est. Izel a crû de 130 hab. depuis 1999, tandis que Quiéry perdait 30 hab.


Givenchy-en-Gohelle

2 100 hab. (Givenchyssois), 595 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Vimy, 4 km au NO du chef-lieu. Le bourg est au pied du talus bordier de l'Artois, sur lequel s'élève à l'ouest son finage. Sur la fameuse Cote 145 a été dressé le grand mémorial des troupes canadiennes, où deux hautes stèles de pierre sont entourées d'un parc de 100 ha, et qui est parfois désigné comme mémorial de Vimy; ambulances Serrier (30 sal.). Quelques vignes palissées ont été replantées, vendangées depuis 2000 (900 pieds de pinot gris et de chardonnay sur 16 ares) et ce microvignoble a même sa confrérie… La commune a eu 1 900 hab. en 1806, 1 200 seulement en 1936 et sa population a crû jusqu'en 1999.


Souchez

2 600 hab. (Souchezois), 675 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Vimy, 7 km au NO du chef-lieu et 8 km au sud-ouest de Lens. La petite ville est au pied du talus des collines de l’Artois, au pied du mont de Lorette au débouché des deux grands vallons de tête de la Souchez, qui coule vers le nord-est en direction de Lens. Le jardin du grand cimetière militaire de Lorette s’étend en partie dans la commune, qui accueille aussi deux cimetières militaires du Commonwealth britannique, et le Centre européen de la Paix (collections de la Grande Guerre) ; parc public René Cassin, centre d’aide par le travail. L’A 26 passe à l’est du village. La population de Souchez est montée de 900 hab. en 1866 à 1 500 en 1911, est descendue à 1 000 hab. dans les années 1930 puis a repris une croissance continue et gagné 360 hab. de 1999 à 2010.