Canton d'Harnes

Harnes

12 500 hab. (Harnésiens), 1 076 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l'arrondissement de Lens, 6 km ENE de Lens. Le finage est borné à l'est et au sud par le canal de la Souchez, qui y offre un port de plaisance. Sa partie méridionale est entièrement urbanisée, alors que la partie septentrionale est plus ouverte, jusqu'au canal de la Deûle (Dunkerque-Escaut) qui la limite au nord.

Harnes avait reçu les anciennes fosses 9-17 de la Compagnie des mines de Courrières (1896-1968) dont restent des bâtiments, et 21-22 (1913-1977) qui était accompagnée d'une cokerie et d'une usine chimique; il en reste le grand cône du terril n°93 (90 m de haut). Une «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» a été délimitée à l'ouest de la ville et au nord du canal, près de Loison, dans les quartiers de la Cité d'Orient et de Bellevue; elle a 5 700 hab. et 112 ha. La ville, dotée d'un collège public, propose un musée de l'École et de la Mine, ainsi qu'un musée d'histoire et d'archéologie, et un lagunage paysager (2004).

La principale industrie est l’usine MacCain (560 sal.) qui transforme 420 000 t de pommes de terre par an et en tire 700 t de frites par jour. L’équipementier d’automobiles Visteon a également une usine de poids (300 sal.). Les autres établissements industriels sont de moindre taille : mécanique Hydro Maintenance (100 sal.) et Lobel (35 sal.), détergents et lubrifiants Durand (75 sal.), plastiques Serpec (75 sal.), charpentes Ficob (25 sal.), bétons et matériaux Alkern (45 sal.), cosmétiques Kosmeto (30 sal.).

Harnes accueille les transports Mauffrey (100 sal.), Alloin (100 sal.), Trans Pom (50 sal., pommes de terre); négoce de fournitures Rotom (35 sal.), constructions EBTM (50 sal.), rénovation de sites et bâtiments Apinord (65 sal.), récupération Paprec (60 sal., recyclage de papiers et cartons) Sevia (huiles usées, 35 sal.), collecte et valorisation d edéchets Ramery (110 sal.), nettoyage BSM (25 sal.) ; supermarchés Match (30 sal.) et Simply (30 sal.), restauration collective Dupont (30 sal.).

Harnes avait 2 000 hab. vers 1830, 4 500 vers 1900 ; elle est passée à 12 000 dès 1930 et s’est élevée jusqu’à 14 600 hab. dans les années 1960, puis sa population a un peu fluctué à la baisse ; elle a perdu 1 300 hab. de 1999 à 2010. La mairie, traditionnellement tenue par un élu communiste, a pour maire depuis 2008 Philippe Duquesnoy, socialiste, cadre en électronique.

Le canton a 17 300 hab., 3 communes, 1 531 ha. Les deux autres communes sont séparées de Harnes par un étranglement entre les territoires de Carvin et d'Annay. Estevelles (1 800 Estevellois, 254 ha) est au nord de Harnes, à 3 km. Elle a eu les puits 24 et 25 de l'ancienne Compagnie des mines de Courrières, puis le puits principal du groupe d'Hénin-Liétard des HBNPC, ouvert en 1931 jusqu'à 781 m de profondeur et arrêté en 1971, officiellement fermé en 1989; il en a été extrait 12 Mt au total; un terril en trapèze (n°98) subsiste en plein champ à la limite de la commune de Courrières. Estevelles n'avait encore que 200 hab. à la fin du 19e s., et sa population a augmenté de façon assez lente et continue dans une ambiance de corons: 560 hab. en 1931, 1 200 en 1962, un palier jusqu'en 1982 puis une hausse momentanée; elle a 130 hab. de plus qu'n 1999. La troisième commune du canton est Pont-à-Vendin.


Pont-à-Vendin

3 100 hab. (Pont-à-Vendinois), 201 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton d’Harnes, 3 km au NNO du chef-lieu. Le bourg est au bord du canal Dunkerque-Escaut, où fut un Rivage (port charbonnier) de la Compagnie de Drocourt ; installations électriques Dumez (30 sal.). La commune avait 900 hab. vers 1860 puis a entamé une lente croissance, passant à 2 000 hab. en 1901, 3 500 en 1931 ; après un recul, elle a retrouvé un peu moins de 3 500 hab. en 1968, puis a encore perdu quelques habitants, mais vient d’en regagner 220 entre 1999 et 2010.