Cantons de Béthune

Béthune

26 500 hab. (Béthunois) dont 880 à part, 943 ha, sous-préfecture du Pas-de-Calais, 30 km au NNO de la préfecture. Elle est située sur la Lawe et un peu au sud du canal Dunkerque-Escaut, en bordure de la plaine de Flandre. Le centre-ville s'organise autour d'une grand-place aux belles maisons flamandes restaurées après 1918, d'un beffroi de 1388, en grès, haut de 47 m avec son campanile, et de l'église Saint-Vaast à clocher carré fortifié. Au nord-ouest du centre sont de vastes installations sportives, le palais de justice et la prison, au sud-est le théâtre; musée régional d'ethnologie dans l'hôtel de Beaulincourt (18e s.); musée d'histoire naturelle avec reptiles et insectes vivants dit Béthunarium, centre dramatique national de la Comédie de Béthune.

Béthune a été dotée de départements de sciences appliquées, sciences économiques et IUT (6 départements) de l'Université d'Artois, totalisant 2 000 étudiants. Elle a quatre lycées publics dont deux professionnels et un lycée privé, deux collèges publics et deux privés; deux instituts médico-éducatifs (60 et 50 places) et un centre d'aide par le travail. Le centre hospitalier est en banlieue, à Beuvry; une unité d'addictologie (Centre du Jeu de Paume) est à Béthune, ainsi qu'une unité extra-hospitalière de l'hôpital psychiatrique de Saint-Venant (Val de Lys-Artois), et trois cliniques de 100, 70 et 60 places. La ville a aussi une maison d'arrêt de 180 places, et une caserne de la 16e CRS.

Béthune a été le siège de la Compagnie des mines de Béthune mais les fosses ont été creusées dans les communes voisines. Le grand ensemble du Mont Liébaut, au sud-ouest, est «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» (55 ha, 5 300 hab.). Elle a reçu des usines au temps de la reconversion des houillères, dont la plus grande reste celle des pneumatiques Bridgestone (1 340 sal., groupe japonais) issue de Firestone. L’usine Beaumarais (360 sal., au groupe canadien McCain depuis 1986) traite les pommes de terre (flocons, frites). La métallerie Tolmega, passée en 2005 du groupe Gantois au groupe sarrois Hager puis à l'allemand Niedax sous le nom de CTS (Cable Tray Systems), est spécialiste de chemins de câbles mais n'a plus que 135 sal. (330 en 2005). Une autre activité de poids est le groupe Philippe (cheminées et pierres d'ornement, avec l'usine Philippe de Préfabrication (210 sal.), et le siège social du groupe Philippe (40 sal.)

Béthune accueille aussi les appareils de pesage Mettler Toledo (80 sal., suisse et états-unienne), les équipements d’aéraulique Halton (70 sal., finlandais) ; plastiques SI-Group (100 sal.), Carlier Citp (60 sal.) et Trioplast (45 sal.), métalleries Tolartois (55 sal.) et Meiser (40 sal.). Dans le bâtiment, ingénierie CEBTP-Solen (55 sal.), génie thermique Coexia (Durcocq-Catoire, 60 sal.), couverture Coexia (45 sal.), peinture Decaux (35 sal.), menuiserie Fer Art (30 sal.), espaces verts Brosset (55 sal.); transports de voyageurs des Autobus Artésiens (200 sal.) et Keolis (140 sal.), de fret Loginor (70 sal.), Logistique de Prestations Industrielles (55 sal.), DJF (35 sal.), Béthune Ambulances (35 sal.)

La ville a un hypermarché Auchan (440 sal.) et des magasins Carrefour (45, 35 et 35 sal.), Brico-Dépôt (60 sal.), Boulanger (30 sal.) ; négoces d'horlogerie Horbinor (45 sal.), de fournitures d'hôtellerie Henri Julien (90 sal.), de matériel de manutention Saimlease (45 sal.). Dans les autres services, comptabilité In Extenso (50 sal.) et Secob (30 sal.), gardiennage Quantum (90 sal.), publicité Adrexo (130 sal.), installations sportives Balaxa (35 sal.) et artistiques de la Comédie de Béthune (40 sal.). ERDF déclare 110 sal., France-Télécom 110; transport d'électricité RTE (88 sal.).

La commune s'est agrandie en absorbant en 1990 Verquigneul, qui lui a apporté 1 600 habitants; en revanche, la fusion avec Beuvry n'a duré que de 1993 à 1997. Béthune avait 6 000 hab. au début du 19e s., le double à la fin. Elle est passée à 20 000 en 1936, et a encore crû ensuite, puis sa population s'est stabilisée; toutefois, la commune a perdu en 2008 le territoire de Verquigneul, qu'elle avait absorbé en 1990, et 2 000 hab. de 1999 à 2010. Le conseil municipal a traditionnellement une majorité de gauche et le maire actuel est Stéphane Saint-André, socialiste considéré comme divers gauche en raison de son opposition à l'ancien maire Jacques Mellick, qu'il a battu en 2008 en s'unissant aux centristes.

Béthune est le siège de la communauté d'agglomération de l'Artois, qui groupe 59 communes et 206 100 hab., ce qui en fait la deuxième intercommunalité du département après Lens-Liévin et la quatrième de la région. L'Insee y voit une «unité urbaine» de 352 500 hab., distincte d'une «unité urbaine» Douai-Lens… L'arrondissement a 287 500 hab., 14 cantons, 100 communes, 67 394 ha. Le nom de Béthunois a été donné à une «petite région agricole» du Pas-de-Calais au sud de la ville, tandis que les communes au nord font partie de la «petite région agricole» de la Plaine de la Lys.

Les 3 cantons de Béthune ont 62 200 hab., 16 communes, 9 752 ha dont 457 de bois. Le canton de Béthune-Sud comprend une fraction de la ville de Béthune, plus Verquin au sud et Allouagne et Lapugnoy nettement plus à l'ouest. Dans l'intervalle se glissent trois autres communes. Fouquières-lès-Béthune (1 100 Fouquiérois, 242 ha) est juste au sud de la ville; elle a plusieurs châteaux dont un inscrit (du 16e au 19e s.), un magasin Decathlon (90 sal.), un grand garage; sa population n'atteignait que 540 hab. en 1970, a crû ensuite mais sa croissance s'est arrêtée. Fouquereuil (1 200 Fouquereuillois., 201 ha) est limitrophe de Béthune au sud-ouest sur la rive gauche de la Lawe; sa croissance a été différente, rapide entre 1954 (880 hab.) et 1962 (1 240 hab.), précédant un léger tassement; elle a repris 120 hab. entre 1999 et 2010. Les noms de ces deux communes viennent des fougères.

Le nom de Labeuvrière (1 700 Labeuvriérois, 611 ha) vient sans doute du castor. Le village est à 6 km OSO de Béthune et a une gare sur la voie vers Marles et Saint-Pol-de-Ternoise. Il offre une ancienne prévôté du 16e s., une église des 12e-13e et 16e-18e s. Il est proche de la Clarence, rive droite, et son finage donne au sud sur le bois des Dames. La commune accueille un échangeur de la N 41 et de l'A 26, et les fabriques de surgelés Delifrance (ex-SSS, 190 sal.) et de pain et pâtisserie (85 sal.) du même groupe des Grands Moulins de Paris, lui-même appartenant au groupe coopératif français Champagne-Céréales par Nutrixo; scierie Peter (65 sal.). Labeuvrière était montée à 2 200 hab. en 1962 et sa population a diminué ensuite, puis s'est stabilisée depuis 1975 au niveau actuel.

Le canton de Béthune-Nord, situé en fait vers l'ouest de Béthune, comprend les communes d'Annezin, Vendin-lès-Béthune, Chocques et la petite Oblinghem (230 Oblinghemois, 127 ha), qui est à 5 km au NO du chef-lieu mais ne croît pas depuis 1920.

Le canton de Béthune-Est, qui est au nord de la ville, est formé par les communes de Hinges, Locon et La Couture, plus Vieille-Chapelle (770 hab., 341 ha) à 10 km NE de Béthune, et Essars (1 650 Essarois, 372 ha) qui est voisine de Béthune au nord-est, de l'autre côté du canal d'Aire à La Bassée, et qui est bordée à l'ouest par la Lawe et le canal de la Lawe. Essars a cédé du terrain à Béthune en 1958 pour les besoins de la zone industrielle située au nord de la sous-préfecture et accueille un supermarché Carrefour (35 sal.). Elle avait 600 hab. vers 1900, 900 en 1962, a connu une croissance sensible jusqu'en 1990, mais perd des habitants depuis. Au contraire, Vieille-Chapelle, qui n'avait plus que 320 hab. en 1975, alors qu'elle avait dépassé 800 hab. dans la première moitié du 19e s., croît depuis trente ans.


Allouagne

3 100 hab. (Allouagnais), 781 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Béthune-Sud, 11 km à l'ouest de Béthune; charpentes FCB (35 sal.) et menuiserie Hunet (35 sal.). A 26, N 43 et voie ferrée passent dans la partie nord de la commune. L'ancien château d'Alincourt abrite la mairie. De 1 100 hab. au milieu du 19e s., sa population est passée à 2 600 en 1911, et s'est ensuite stabilisée; après un sommet à 3 100 hab. en 1962, elle s'est à nouveau à peu près stabilisée.


Annezin

5 700 hab. (Annezinois), 610 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Béthune-Nord, juste à l'ouest de Béthune, traversée par la N 43. Elle a un musée de poche avec une maison du mineur, un château du 18e s. sur un site castral médiéval, et un marais protégé. Des puits de mine ont été forés à Annezin au 19e s. par la Compagnie des mines de Vendin-lès-Béthune, mais les venues d'eau ont rapidement entraîné leur abandon tour à tour et la compagnie a disparu à l'occasion de la dernière inondation de 1900. Annezin est dotée d'un collège public et d'un institut médico-éducatif (75 places).

La fabrique d’équipements pour automobiles Bosal (550 sal. en 2007) a été liquidée en 2009, ne laissant place qu'à un entrepôt de distribution du groupe (80 sal.); la fabrique de fermetures plastiques Fermoba a également cessé son activité en 2011; restent les plastiques Promens (islandais, par rachat du britannique Bonar, 50 sal.), l’atelier de mécanique Dupuis (40 sal.) ; marbres et mobiliers décoratifs MMD (50 sal.); ovoproduits Liot (ex-Ovonord, 60 sal.) et meunerie des Grands Moulins de Paris (35 sal.), travaux publics et réseaux DLE (35 sal.), transport de gaz GRT-Gaz (45 sal.). Annezin avait 600 hab. vers 1850, 1 700 en 1896, 2 600 en 1911. Sa population est montée à 5 200 hab. en 1954 puis a culminé à 5 900 dans les années 1980, diminué un peu ensuite et repris récemment.


Chocques

3 000 hab. (Chocquois), 795 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Béthune-Sud, 6 km à l'ouest du chef-lieu, au bord de la Clarence. La commune est traversée par la N 43 et l'A 26 (aire de repos). Elle avait un lavoir de charbons de la Compagnie des mines de Bruay et une usine chimique sur résidus de cokeries créée par Kuhlmann en 1927. Celle-ci est passée à la pétrochimie et appartient au groupe britannique ICI (Croda, 120 sal.). La commune conserve une ancienne abbaye d'augustins (16e-18e s.). La population de Chocques a crû durant tout le 19e s. et jusqu'en 1968, où elle a dépassé 3 700 hab.; elle s'est dépeuplée avant de se stabiliser.


Couture (La)

2 700 hab. (La Couturois), 1 352 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Béthune-Nord. Elle reste en partie agricole et son habitat se disperse de part et d'autre de la Lawe, qui la traverse du SO au NE. Le bourg propose des salons du livre et de la bande dessinée, un salon des antiquaires; il a une maison de retraite. La Couture avait 2 400 hab. dans les années 1830 puis s'est lentement dépeuplée, jusqu'à 1 200 hab. dans l'entre-deux-guerres; le nombre de ses habitants croît depuis, a passé les 2 000 hab. au cours des années 1980, et la commune a encore gagné 400 hab. de 1999 à 2010.


Hinges

2 300 hab. (Hingeois), 831 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Béthune-Nord, 5 km au NO du chef-lieu. Elle a un château avec parc, reconstruit après 1918, et un cimetière militaire britannique. Le village s’étire sur une croisée de rues et le finage s’étend des deux côtés du canal Dunkerque-Escaut (canal d’Aire à La Bassée). La commune a eu environ 1 000 hab. de 1820 à 1950, puis sa population a lentement augmenté et a encore gagné 240 hab. de 1999 à 2010.


Lapugnoy

3 300 hab. (Punéens), 861 ha dont 366 de bois, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Béthune-Sud, 8 km OSO de Béthune. L’habitat s’étire le long de la Clarence, entre les buttes portant le bois des Dames au sud, le bois de Roquelaure (ou du Maréquet) au nord ; parc de la Clarence, maison de retraite. Lapugnoy conserve le terril n°5 des Mines de Bruay au bois des Dames, assez plat, qui fut alimenté par wagon à partir de la fosse 3 de Bruay et parfois de la fosse 5, et qui a été aménagé en lieu de promenade. Le principal employeur est GTI (Grands Travaux Industriels, 90 sal.), spécialiste d’installations électriques. De 500 hab. en 1840, la population est passée à 1 000 en 1874, 2 000 en 1905, et a encore progressé jusqu’en 1990.


Locon

2 400 hab. (Loconois), 952 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Béthune-Nord, 6 km NNE du chef-lieu sur la route d'Armentières. Elle est traversée par la Lawe et son village a été détruit en 1914-1918; il conserve cependant une église à vitraux classés du 16e s., refaite en 1955. Locon a des cultures maraîchères et fête l'ail; elle accueille les travaux publics Fourmaux (45 sal.). La commune avait 1 800 hab. au milieu du 19e s., 1 100 en 1954, et croît depuis ; elle a gagné 90 hab. de 1999 à 2010.


Vendin-lès-Béthune

Vendin-lès-Béthune, 2 400 hab. (Vendinois), 363 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Béthune-Nord, 3 km ONO du chef-lieu. Elle a eu assez brièvement une fosse à charbon de la compagnie des mines de Vendin-les-Béthune (1912-1931) et ne doit pas être confondue avec Vendin-le-Vieil où l’exploitation fut bien plus active, mais sous l’égide de la Compagnie de Lens. Elle a un supermarché Carrefour (50 sal.). La commune avait 700 hab. en 1900, 1 600 en 1954 et a crû jusqu’en 1975 (2 500 hab.) avant de se stabiliser.


Verquigneul

2 100 hab. (Verquigneulois), 354 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Béthune-Sud, 3 km au SE du chef-lieu à l’est de Verquin, au bord de la Loisne. Elle a repris son indépendance en 2008 après avoir été intégrée à la commune de Bétune en 1990. Elle avait alors 1 600 hab., ce qui montre que la croissance de sa population se poursuit à un rythme élevé ; elle avait 1 000 hab. en 1905, 1 300 en 1954. Son nom a longtemps été écrit Verquignueil, ce qui est un diminutif de sa voisine Verquin. Elle a aménagé le parc de loisirs de la Loisne, sur un ancien terril arasé de la fosse de Verquin, avec un étang de pêche près de la Loisne; usine de panneaux de bois Techpan (100 sal.), maisons Charme et Tradition (30 sal.), transports Ertel (40 sal.).


Verquin

3 400 hab. (Verquinois), 370 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Béthune-Sud, 3 km au SSE de Béthune au-delà du faubourg d’Arras. Son territoire est traversé par une voie ferrée, l’A 26, la N 41 et la route d’Arras. Verquin a eu moins de 800 hab. avant 1866, 900 en 1900 et sa population s’est mise à croître au début du 20e s., passant à 1 700 hab. en 1911, 2 300 en 1936, puis elle a culminé à 3 700 hab. en 1962 avant de fluctuer un peu au-dessous ; elle a gagné 170 hab. de 1999 à 2010.

Elle accueille un puissant ensemble du groupe Eiffage (650 sal.) dont une fabrique de composants électroniques du groupe Eiffage (110 sal., ex-Norelec), lles installations électriques Eiffage Energie Industrie (280 sal.), Eiffage Energie Transport (210 sal., ex-Linergie) et Eiffage Energie Ferroviaire (70 sal., ex-Forclum); atelier de mécanique Semeca (Européenne de mécanique, 80 sal.), magasin Leroy-Merlin (150 sal.); maison de retraite.