Canton de Garlin

Garlin

1 400 hab. (Garlinois), 1 830 ha, chef-lieu de canton des Pyrénées-Atlantiques dans l’arrondissement de Pau, 18 km au sud d’Aire-sur-l’Adour. C’est une ancienne bastide de 1302 juchée sur un promontoire dans les collines de piémont, qui fut une place huguenote. Il sert de village-centre équipé avec collège public, un Intermarché (20 sal.), commerces, artisans et abattoirs, arènes. La N 134 de Mont-de-Marsan à Pau court sur le plateau à l'ouest du village; une bonne partie du finage est en contrebas, dans la large plaine du Grand Lées. Un grand lac de barrage de 40 ha a été aménagé dans le profond vallon du Gabassot, affluent du Grand Lées. Sa population a très peu changé en plus d’un siècle, mais gagné 120 hab. entre 1999 et 2008. Le village est le siège de la communauté de communes du canton de Garlin, qui correspond exactement au canton.

Le canton, limitrophe à la fois des Landes, du Gers et des Hautes-Pyrénées, et divisé en plusieurs vallées et collines de direction sud-nord, a 3 700 hab. (3 500 en 1999), 19 communes et 13 950 ha dont 1 947 de bois. Boueilh-Boueilho-Lasque (370 hab., 1 735 ha dont 450 de bois) est la seule commune à l'ouest de Garlin. L'habitat s'y disperse sur les fortes collines entre la vallée du Gabas à l'ouest, dont le cours fixe la limite communale et cantonale, et celle du Béus à l'est, et de son affluent la Brioulette qui fixe la limite orientale de la commune; grand lac collinairede 20 ha au nord-ouest sous le hameau de Lasque. La commune résulte d'une fusion de 1843; elle avait alors 860 hab., et a connu un minimum à 280 hab. en 1982. Boueilh est au centre-nord, Boueilho au sud. La route de Pau (N 134) traverse la commune en diagonale.

Taron-Sadirac-Viellenave (190 hab., 1 386 ha), 5 km au sud de Garlin, fut le centre d’une tribu Tarusate et conserve de nombreux restes archéologiques, des maisons de notables ainsi qu’une église classée; le hameau de Sadirac, ancienne commune absorbée dès 1822, fut le chef-lieu de la vicomté du Sadiraguès. Le finage, issu d'une fusion de 1822, comprend à l'est la partie gauche de la vallée du Grand Lées, au centre la large vallée de son affluent le Petit Lées, où est Taron le principal village, les deux rivières confluant à l'extrme nord-est du finage; entre les deux, les fortes collunes de l'éperon de confluence, où étaient au sud Viellenave, au nord Sadirac, qui n'ont pas laissé de trace dans les toponymes; à l'ouest enfin, un lambeau du plateau de cailloutis, très plat, entre le Petit Lées et le vallon très encaissé du Gabassot. La commune avait 640 hab. en 1880. Ribarrouy (80 hab., 227 ha) est une très petite commune à 5 km au sud de Garlin, partagée entre le plateau et le vallon du Gabassot; le village s'isole sur un éperon entre deux vallons. Baliracq-Maumusson (140 hab., 606 ha) est à 3 km au sud-est du chef-lieu et occupe les grosses collines entre Grand Lées et Gabassot, et la plaine de rive gauche du Grand Lées; elle est issue d'une fusion de 1828 (410 hab. en 1848).

La pouge entre les deux cours supérieurs du Lées, le Grand Lées à l'ouest et le Lées tout court à l'est, est divisée du nord au sud entre quatre communes. Moncla (110 hab., 583 ha), au nord, a un village perché sur une étroite crête, mais son finage atteint à l'est le cours du Lées; quelques restes d'un château du 17e s. Castetpugon (180 hab., 749 ha) est tout aussi perché et son finage touché également au Lées, mais seulement à sa pointe nord-est; motte féodale. Mascaraàs-Haron (130 Mascaronais, 876 ha), formée par fusion en 1831, a son centre également sur l'étroite crête de la pouge, mais son finage occupe surtout la large et courte vallée de la Boulise, affluent du Lées, puis remonte à l'est sur la crête entre Boulise et Lées. Le châtau de Mascaraàs est des 16e, 17e et 18e s. Le territoire de Burosse-Mendousse (65 hab., 562 ha), au sud, est limité à l'est par la crête principale entre Grand Lées et Lées, et ne regarde donc que vers la vallée du premier. Ses maisons s'éparpillent entre le château de Burosse au nord et Labugue au sud, la mairie étant perché au centre avec l'église de Mendousse. La commune est issue d'une fusion de 1842 et avait alors plus de 300 hab. Deux puits de pétrole fonctionnent dans un vallon descndant vers le Grand Lées.

Dans la vallée du Lées et sur les collines moins vigoureuses de son versant gauche, sont trois autres communes, dont les centres sont nettement moins perchés, situés sur les premières pentes, non loin de la rivière. Vialer (190 hab., 725 ha) est la plus méridionale. Saint-Jean-Poudge (85 hab., 393 ha) est au centre, avec un château (16e-18e s.); plusieurs puits de pétrole sont à l'ouest, sur la pouge, formant le «centre de production du Vic-Bilh»; Total y déclare 20 salariés. La commune a eu 300 hab. en 1840. Tadousse-Ussau (75 hab., 473 ha) est au nord, avec un petit village centrale et, à la pointe nord sur la colune, le château d'Ussau (18e s.); la fusion date de 1831.

Quatre communes se partagent dans le canton la crête entre la vallée du Lées et celle du Larcis, à l'est. Conchez-de-Béarn (120 hab., 449 ha) est sur la crête occidentale, qui domine le Lées par un versant très raide, à la hauteur de Tadousse; son finage est occupé à l'est par le vallon du Lisou, affluent du Larcis; la commune était seulement Conchez avant 1962. Mont-Disse (80 hab., 535 ha) est juste à l'est; le village est perché au-dessus de la plaine du Larcis, sur une butte qui atteint 254 m au mont Durou. Le nom de la commune était Mont jusqu'en 1931; elle cultive 28 ha de vignes. La commune de Diusse (160 hab., 531 ha), 9 km à l’est de Garlin, a un habitat totalement dispersé, mais sert de petit carrefour de services agricoles en rase campagne avec la cave coopérative vinicole de Vic-Bilh, une station d’approvisionnement du groupe Euralis, les agrofournitures de la Socomaf et un centre d’aide par le travail; une église à gros clocher carré du 12e s. se tient à quelque distance; le proche château, qui appartient à la coopérative vinicole, accueille des animations; 22 ha de vignes. Un peu plus au nord Portet (180 hab., 789 ha dont 181 de bois), 8 km ENE de Garlin, est au contraire un village plus compact, aligné sur l'étroite pouge, avec une motte féodale; on y cultive 25 ha de vignes; il a abrité pendant la Résistance un maquis actif, et a subi le 3 juillet 1944 une meurtrière attaque allemande.

À l’extrémité orientale du canton à la limite des Landes et des Hautes-Pyrénées, sont encore deux communes. Aubous (50 hab., 378 ha) a un petit centre perché sur la pouge de rive droite du Larcis, et un finage limité aux fortes collines qui l'encadrent. Un «camp de César» a donné quelques restes préhistoriques. Aydie (150 hab., 786 ha) enfin, 15 km à l’est du chef-lieu, est un peu plus bas sur le long versant de la vallée du Saget: elle est la deuxième commune viticole du département (214 ha) et la première de l’AOC madiran (111 ha). Son finage se développe aussi à l'ouest sur les collines et atteint même très localement la rive droite du Larcis. Il accueillait plus de 600 hab. en 1836.