Canton de la Bastide-Clairence

Bastide-Clairence (La)

1 000 hab. (Bastidots), 2 339 ha dont 500 de bois, chef-lieu de canton des Pyrénées-Atlantiques dans l’arrondissement de Bayonne à 25 km ESE de la ville, 8 km NE d’Hasparren. Le nom s’était écrit Labastide-Clairence avant 1988. La population a bien baissé depuis les 2 000 hab. passés du début du 19e siècle, mais la population semble remonter un peu depuis 1982 (760 hab.); elle a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2008. C’est une bastide de 1312 avec place à arcades et maisons à colombage, dominant à droite la vallée encaissée de la Joyeuse, qui a obtenu son classement dans les «plus beaux villages de France».

Elle occupe une ancienne enclave gasconne entre Labourd et Basse-Navarre, que les Basques, qui la nomment Bastida, attribuent à la Basse-Navarre. Elle a jadis accueilli une colonie de juifs exilés d’Espagne, qui y avaient introduit la chocolaterie; elle travailla aussi la bonneterie; l’artisanat d’art s’y est récemment développé. Elle conserve une église du 14e s. et un cimetière juif. Le finage s'étend dans les collines au sud-est et englobe les hameaux du quartier de Pessarou et du quartier de la Chapelle dans la vallée de l'Arberoue, affluent de la Bidouze qui coule vers le nord-est. Au-delà de l'Arberoue, la commune possède encore le grand quartier du Touron.

Le canton a 7 000 hab. (5 800 en 1999) et seulement 5 communes sur 11 490 ha (2 005 de bois). Il est étranglé juste en aval du chef-lieu et se divise ainsi en deux parties distinctes. Au nord, se sont développées Briscous et Urt. Au sud, dans la vallée de l’Arberoue, il comprend deux autres communes. Les ruines du château de Belzunce (13e au 16e s.) se voient au sud-est d'Ayherre (990 Aihertars, 2 765 ha), dont le village est à 6 km au sud de La Bastide au-dessus de la rive droite de la Joyeuse. Cette commune abrite des ateliers de métallerie dont Eskubanak (20 sal.). Le territoire communal est étiré du nord au sud jusqu'au sommet du pic de Garralda (470 m) et comprend au nord-est tout un quartier de fortes collines traversées par l'Arberoue; le hameau d'Apairy est au sud du village. Ayherre a eu plus de 1 700 hab. en 1846 et a décliné jusqu'en 1975; elle a gagné 130 hab. de 1999 à 2008.

Au sud, dominant la rive droite de l'Arberoue, se tient Isturits (430 Isturitztars, 1 360 ha), dont le nom est souvent écrit Isturitz et devient Isturitze en basque; musée ethnographique. La population communale augmente depuis le minimum de 1968 (260 hab.) et a gagné 60 hab. de 1999 à 2008. À l’extrême sud-ouest de son finage, la butte d'Abarratia conserve des restes de fortifications protohistoriques partagés avec Ayherre. Non loin se visitent les grottes préhistoriques ornées et à concrétions d’Isturits et Oxocelhaya dans les calcaires albiens, mais leur entrée est sur le territoire de Saint-Martin-d'Arberoue, à la limite de celui d'Isturits.


Briscous

2 600 hab. (Beskolztars), 3 129 ha dont 738 de bois, commune des Pyrénées-Atlantiques dans le canton de La Bastide-Clairence, 10 km au NO du chef-lieu et 13 km SE de Bayonne. L'habitat se disperse dans tout le finage; à l'ouest, les trois hameaux des Salines rappellent d'anciennes exploitations de sel; terrain de karting à l'est. L'Ardunavy passe par les Salines et fixe ensuite la limite nord-ouest du finage. L' autoroute la Pyrénéenne, qui emprunte à l'est la vallée du Marmareko, tributaire de la Joyeuse (19 km), traverse la commune d'est en ouest avec deux accès à l'est et au sud, et un autre proche à l'ouest mais sur le territoire de Mouguerre; la population a doublé depuis 1970 et s'est accrue de 540 hab. (plus d'un quart) de 1999 à 2008.


Urt

2 200 hab. (Urtois), 1 899 ha dont 550 de bois, commune des Pyrénées-Atlantiques dans le canton de La Bastide-Clairence, 8 km NNO de celle-ci et 16 km à l’est de Bayonne, sur le coteau dominant la rive gauche de l’Adour au confluent de l’Aran. C'est un ancien petit port sur l’Adour et un relais entre Bayonne et Peyrehorade, sur la voie ferrée de Pau; gare et pont; foyer pour handicapés. L'habitat, qjui se tient en hauteur, est divisé par le découpage du relief. Le finage est limité à l'ouest par le cours sinueux de l'Ardanavy, à l'est par celui de l'Aran; l'autoroute passe à l'est dans la vallée de l'Aran. La commune dessine un long appendice vers le sud, sur le versant gauche de la Joyeuse, englobant l’ancienne abbaye bénédictine de Belloc et le monastère de Bayonnès. Sa population s'est accrue de 400 hab. entre 1999 et 2008. On prononce Ourte.