Canton de Lagor

Lagor

1 200 hab., 2 097 ha dont 464 de bois, chef-lieu de canton des Pyrénées-Atlantiques dans l’arrondissement de Pau. Le village est très allongé sur une étroite crête dans les collines de rive gauche du gave de Pau, entre le Gave et la vallée du Géu, face à l’usine de Lacq; l'habitat s'y aligne le long de la D 9 jusqu'à rejoindre au sud la ville nouvelle de Mourenx. Vite supplanté par celle-ci, le village a été relativement peu affecté par le développement du bassin de Lacq; sa population était brusquement passée de 700 hab. en 1954 à 1 500 en 1962, mais a un peu baissé depuis; plusieurs petites cités de pavillons ont néanmoins réussi à trouver place sur la crête au-dessus du Gave; ferme éducative, laboratoire départemental d’analyses (55 sal.). La commune n'a qu'une partie triangulaire de la plaine du Gave. Le finage s'étend assez largement en revanche vers l'ouest dans les collines, jusqu'au cours du Laà qui fixe sa limite; les maisons s'y dispersent sur les crêtes.

Le canton a 14 700 hab. (17 communes, 15 758 ha dont 2 993 de bois), dont plus de la moitié habitent Mourenx. Étendu dans les collines de l’Entre-Deux-Gaves, il englobe cependant presque tout le complexe de Lacq (sauf Artix et Pardies). Seul élément du complexe industriel en aval de Lacq, Mont (1 100 hab. dont 100 à part, 1 824 ha dont 315 de bois), sur la rive droite du Gave, a absorbé en 1971 ses petites voisines Avance (90 hab.), Gouze (280 hab.) et Lendresse (90 hab.) et apparaît parfois sous le nom de Mont-Gouze-Lendresse. La commune a plusieurs puits de gaz; elle héberge depuis 1991 une usine Rexam ex-Nacanco d’emboutissage d’aluminium pour des couvercles de boîtes de boisson (180 sal., groupe britannique) et l’usine chimique d’Arkema pour les plastiques (290 sal., polymères et lactame), une usine d'organochimie Abengoa Bioenergy (70 sal.) fabriquant de l'éthanol à partir du maïs, installée en 2008 et qui associe à la société sévillane Abengoa plusieurs grosses coopératives agricoles comme Euralis, Lur Berri, Maïsadour et Vivadour, le distributeur de carburants languedocien Dyneff; plus une équipe de Cegelec (installations électriques, 120 sal.) et un atelier de mécanique Scmira (20 sal.); maçonnerie Ennes (20 sal.), transports Perguilhem (30 sal.). La commune a aussi une maison familiale rurale. Le village principal est sur une terrasse de rive droite du Gave; Avance est tout au sud au bord du Gave, tout contre l'usine principale de Lacq, qui déborde sur le territoire de Mont qui inclut la saligue d'Avance sur la rive droite du Gave, ainsi qu'une longue fraction di coteau de rive gauche juste au nord de Lagor et quelques maisons au bord de la D 9. Lendresse est au bord du Gave au sud-ouest, Gouze dans la plaine alluviale au nord-ouest. L'A 63 traverse le territoire en frôlant par le nord Mont et Gouze.

Abidos (240 hab., 306 ha) est en face de Lacq sur la rive gauche. Son étroit finage étiré du NE au SO contient le confluent de la Bayse et du Gave et déborde un peu sur la rive droite du Gave dans la saligue de la Nau, frôlant ainsi l'usine de Lacq; il monte au sud-ouest sur la crête de Lagor à Lasbordes. Soficar (270 sal.) fabrique des fibres de carbone pour l’aéronautique (70% au japonais Toray, 30% à Total); isolation Interisol (35 sal.); une fabrique des colorants pour plastiques Ciba (40 sal.), rachetée en 2006 par le groupe Clariant, a été fermée dès l'année suivante. Juste au sud d’Abidos, Os-Marsillon (480 hab., 545 ha) va aussi du Gave à la crête de Lagor. Son territoire, qui résulte d'une fusion de 1841 et avait 250 hab. en 1950, associe trois habitats: Marsillon à l'est sur la rive gauche du Gave, près duquel est le principal poste électrique du bassin; Os au centre sur la rive droite de la Bayse, avec un prolongement rive gauche; Bochat sur la crête de Lagor à la limite sud-ouest du territoire. Elle accueille une équipe Cegelec (130 sal.) et un supermarché Carrefour (25 sal.), l'entreprise de peinture industrielle Lassarat (45 sal.); la commune a gagné 50 hab. de 1999 à 2008, Abidos 40. Noguères (160 hab., 195 ha) est un petit village entre Bayse et Gave au sud, qui a reçu au nord-est près du Gave dès 1951 une usine Arysta Lifescience ex-Calliope (210 sal.), au groupe japonais Tomen-Nichimen, fabricant des produits phytosanitaires.

Hors de l’ensemble de Lacq, le sud du canton relève du finage de Vielleségure (410 hab., 1 431 ha dont 201 de bois), dont le centre est à 7 km au sud-ouest de Lagor, sur une croupe dominant la vallée du Laà. Son habitat est tout épars dans les collines à l'ouest du Laà. Elle a eu 1 000 hab. en 1841, s'est dépeuplée jusqu'en 1936 et reste à peu près au même niveau depuis. Sauvelade (250 hab., 1 186 ha dont 400 de bois) lui fait suite au nord, 5 km à l'ouest de Lagor, mais n'a pratiquement pas de centre hors de quelques maisons dans la vallée du Laà.

Trois communes composent la partie nord-ouest du canton. Loubieng (460 hab., 2 343 ha dont 544 de bois) est à 11 km NO du chef-lieu, sur une colline dominant à gauche la vallée du Laà; elle avait plus de 1 200 hab. en 1841 et s'est dépeuplée jusqu'en 1960 (420 hab.) sans beaucoup gagner depuis. Laà-Mondrans (420 hab., 610 ha) est à 3 km au nord de Loubieng dans la même vallée et sur la même route (D 947) d'Orthez à Oloron, et à moins de 5 km au sud d'Orthez. Ozenx-Montestrucq (360 hab., 1 634 ha) est une commune d'habitat très dispersé, la plus occidentale du canton, issue d'une fusion de 1972 et qui a pris son nouveau nom en 1981. Son finage est traversé par la vallée de l'Ozenx, qui descend droit au nord vers le Gave. Le hameau d'Ozenx, très réduit, est au bord de la rivière; Montestrucq, nettement plus étoffé est perché sur une forte butte au sud-ouest.

Biron (590 hab., 400 ha), 5 km au SE d’Orthez, aligne ses maisons sur la D 9 dans la plaine alluviale du Gave; l'A 64 court entre la D 9 et le Gave et offre un échangeur dans la commune; sur les collines dominant la plaine se tient le château de Brassalay (16e s.). La commune a une part du lac d'Orthez, mais les marais protégés de la saligue aux Oiseaux, avec réserve ornithologique et écomusée, sont sur le territoire de Castétis, commune de la rive droite; transports Destandeau (65 sal.). La commune a gagné 60 hab. de 1999 à 2007. Castetner (160 hab., 656 ha dont 300 de bois) est sur la crête des collins entre Laà et Gave, à 3 km au sud de Biron.

Sarpourenx (280 hab., 355 ha) est sur la rive gauche du Gave, 4 km ESE de Biron et 10 km au NO de Lagor, traversé par l'autoroute Pyrénéenne. Maslacq (790 hab., 1 333 ha dont 202 de bois) est à 7 km NO de Lagor au bord du Gave et a une église du 14e s.; son finage s'étend au sud sur les collines, peu habitées. La commune avait été réunie à Castetner et Loubieng en 1971 (1 400 hab.), mais l'union a été rompue en 1978 et 1979. La population a un peu augmenté après 1999.La communauté de communes de Lagor groupe 10 communes (4 800 hab.) et siège au chef-lieu, la plupart des autres étant dans la communauté de communes de Lacq qui siège à Mourenx.


Mourenx

7 600 hab. (Mourenxois) dont 180 à part, 634 ha, commune-centre résidentielle du groupe de Lacq, à 28 km ONO de Pau près du Gave, dans le canton de Lagor (Pyrénées-Atlantiques). La première des «villes nouvelles» françaises (1957-1960) y a été construite à 3 km de l’ancien centre villageois, dans les collines à l’ouest de la commune et un peu à l’écart du Gave, pour loger les nombreux travailleurs qu’appelait le gisement de Lacq, et leur offrir un centre de services. Le programme a porté sur 3 000 logements; les architectes en ont été J.B. Maneval et Ph. Douillet. La commune est passée de 220 hab. en 1954 à 8 700 en 1962, 10 700 en 1968, puis sa population a diminué jusqu’à 7 500 en 1990 avant de reprendre un peu, reperdant ensuite 90 hab. de 1999 à 2008. Mourenx est également le siège du pays officiel de Lacq-Orthez-Béarn des Gaves (113 communes, 68 400 hab.).

L’urbanisation a été constamment réaménagée depuis; la ville soigne ses espaces verts et ses équipements, participe aux concours des villes fleuries et organise en octobre un festival de musique fréquenté. Elle abrite une Maison de pays et le siège de la communauté de communes de Lacq (47 membres, 35 000 hab.), a réalisé un nouveau programme de «cœur de pays» en aidant à l’installation de commerces, et doit équiper un centre d’exposition et de réunions «Visiolacq» qui pourrait recevoir 50 000 personnes par an. Mourenx a un collège, un lycée général et et un lycée professionnel avec une filière chimie (tous publics), un centre Leclerc (110 sal.).

La commune a également accueilli des industries, surtout en chimie et parachimie, notamment sur la plate-forme industrielle Sobégi (Société béarnaise de gestion industrielle, 250 sal.), ouverte en 1974, et offrant des services de bureau. On y trouve Chimex-L’Oréal (150 sal.), Sanofi-Synthélabo (deux usines de 130 et 40 sal.), Finorga (Novasep, 140 sal., bases pour la pharmacie) passée de Nobel au groupe Rockwood par Novasep, Speichim (20 sal.), et deux ateliers spécialisés issus d'Elf (Total) pour la thiochimie et la bouillie bordelaise, dont Cerexagri (25 sal.), vendu à l'indien United Phosphorus en 2007. Non loin se trouve SFFC (Stendhal, cosmétiques descendu de 150 à 90 sal.), au groupe de parfumerie Jacques Bogart qui l’a acheté à Sanofi en 1994. D'autre part, Game (50 sal.), du groupe Clemessy, Ortec (40 sal.) et SITC (40 sal.) ont des ateliers de métallerie et maintenance industrielle, Smurfit Kappa une usine de panneaux de contreplaqué (25 sal.); travaux publics Laffitte (35 sal.) et d'isolation Technis (35 sal.).