Canton d'Hendaye

Hendaye

14 500 hab. (Hendayais) dont 370 à part, 795 ha, chef-lieu de canton des Pyrénées-Atlantiques dans l’arrondissement de Bayonne, ville frontalière de la côte Basque sur la Bidassoa. C’est un grand centre ferroviaire, équipé d’une plate-forme multimodale rail-route et d’entrepôts, avec plusieurs entreprises de transports; les principaux établissements sont la fabrique de mobilier de bureau Sokoa (200 sal.), et surtout l’usine de frigorifiques Bonnet-Névé (groupe italien Elfi, 500 sal.), plus les emplois de la Sncf (500 sal.); nombreux commerces et services, dont un collège et un lycée professionnel public, un collège privé.

Hendaye est aussi devenue une grosse station balnéaire étirée le long de la vaste plage ouvrant sur la baie du Figuier (ou de Fontarabie), où s’est édifiée comme une nouvelle ville, à l’urbanisation assez spectaculaire profitant de la flèche qui barre en partie l’estuaire de la Bidassoa; centre héliomarin et hôpital marin public, thalassothérapie Serge Blanco (160 sal.), casino et parc des sports, port de pêche et port de plaisance de Sokoburu (850 places).

La ville comporte ainsi trois parties très différentes: le centre-ville ancien ramassé près du vieux fort sur la Bidassoa, avec la maison de Pierre Loti, halle et fronton (Hendaye-Ville); la ville du 19e siècle au sud, séparée de la Bidassoa par la gare et les vastes emprises ferroviaires (Hendaye-Gare); au nord Hendaye-Plage, la ville balnéaire en front de mer et de l’estuaire (baie de Chingoudy).

Un peu à l’écart, au nord-est, château d’Abbadie (19e s.) et domaine d’observation de la nature sur la côte rocheuse, où s’avance la pointe Sainte-Anne. En amont de la Bidassoa, au sud de la ville, se trouvent Béhobie (commune d’Urrugne) et l’île des Faisans, dite de la Conférence, où se négocièrent la libération de François Ier (1525) et le traité des Pyrénées (1659); puis Biriatou, où passe l’A 63. La population de la commune était de 1 500 hab. en 1876, 3 200 en 1901, 6 900 en 1931 et 1954; elle est montée à 9 500 en 1975 et continue de croître, gagnant 1 560 hab. de 1999 à 2008. Dirigée de 1965 à 2008 par des maires socialistes, la muncipalité a été gagnée par une list de droite en 2008; le maire est Jean-Baptiste Sallaberry (divers droite).

Le canton d’Hendaye a 30 000 hab. (26 800 en 1999) et 7 700 ha (dont 2 372 de bois) pour les 4 communes d’Hendaye, Ciboure, Urrugne et Biriatou; il va de l’océan à la Rhune, le long de la frontière. L’unité urbaine est limitée à la commune et une aire urbaine d’Hendaye (Insee) est donnée pour 14 900 hab., ce qui sous-estime la réalité; mais une communauté urbaine transfrontalière se crée avec Irun.


Biriatou

1 000 hab. (Biriatouars), 1 104 ha, commune des Pyrénées-Atlantiques dans le canton d’Hendaye, étirée le long de la frontière d’Espagne sur la rive droite de la Bidassoa jusqu’à la crête qui monte à la Rhune (573 m au Mandalé). Le village (Biriatu en basque), très petit et perché au-dessus de la Bidassoa, est très caractéristique du pays, par ses maisons à pans de bois peints, son église à tribunes, son fronton et la tradition du «jeu de l’oie» (antzara jokoa), au cours duquel des adolescents sont censés arracher le cou d’une oie, ce qui marque leur entrée chez les hommes. Quelques entreprises locales, mais les emplois sont surtout dans les villes proches. L'autoroute de la Côte Basque passe par un vallon affluent de la Bidassoa et dispose d'une vaste aire de péage à la frontière. Le relief culmine au sud à 574 m au Mandalé, qui porte une redoute et domine un lac de retenue à la tête d'un affluent de l'Utxin. La population augmente depuis 1954 (490 hab.) et s'est accrue de 160 hab. de 1999 à 2008.

On s'amuse à Biriatou

«Tous les ans, pendant les fêtes du village, a lieu le jeu de l'oie. Des jeunes à cheval doivent arracher le cou d'une oie, qui est suspendue à une corde. Le premier est le roi et a un sabre, les autres se servent de leurs bras. Le jeu de l'oie est un rite d'initiation qui était très répandu au Pays Basque. L'origine semble être une fête pour marquer le passage à l'âge adulte, en utilisant l'oie avec toute sa symbolique. Aujourd'hui on le pratique encore à Sare, Souraide, Olhette, Ainhoa et Ahetze. Ils le font aussi en bateau à Lekeitio (Biscaye). On retrouve des pratiques similaires dans la province voisine de la Rioja, des cavaliers doivent arracher le coup d'un coq pour leurs 18 ans.» (site officiel de la mairie http://www.biriatu.com, orthographe rectifiée).

La contrebande ou «travail de nuit» (gauazko lana) a longtemps été un sport local très actif, y compris récemment: «Les années (19)60 ont vu défiler les immigrés portugais qui allaient vers Paris et dans le Nord, ou ceux qui allaient récolter les fruits et légumes dans le Lot-et-Garonne, et faire les vendanges dans le Bordelais. Un peu plus tard cela a été le tour des Nord-Africains. Dans les années (19)80, ce sont des milliers de veaux qui sont partis se faire engraisser en Espagne. Lors des blocages de frontière pour cause de peste équine, ceux-ci ont franchi les gués et les cols à la queue leu leu» (même site).


Ciboure

6 900 hab. (Cibouriens ou Ziburutars), 744 ha, commune des Pyrénées-Atlantiques dans le canton d’Hendaye, au SO de Saint-Jean-de-Luz sur la baie et la rive gauche de l’estuaire de la Nivelle. Nommé Ziburre en basque, ce qui voudrait dire «tête de pont», c’est un ancien faubourg populaire de Saint-Jean-de-Luz, sorti de la commune d’Urrugne en 1603, où se groupaient pêcheurs, chasseurs et corsaires que rejetait la ville bourgeoise. C’est aujourd’hui surtout un port de pêche, avec conserveries, qui figure dans la liste des «villages de charme» en dépit de sa taille et de sa diversité.

Le port, commun avec Saint-Jean-de-Luz, compte une cinquantaine de bateaux et 180 marins inscrits, pour des prises d’environ 4 500 t/an (10 M€), où domine le thon (germon), devant les anchois. Mais la conserverie Saupiquet a fermé en 2002 et laisse place à un complexe immobilier. La commune est traversée par l’autoroute, la N 10 et la voie ferrée vers Irun. Au nord, le fort de Socoa, des environs de 1630 puis repris par Vauban, surveillait l’entrée ouest de la baie; au pied est aménagé un port avec un service estival de traversée de la baie de Saint-Jean-de-Luz, école de plongée et école de voile, plaisance.

L'estuaire et le cours de l'Untxin fixent ensuit la limite occidentale de la commune; sur la rive droite est le lycée maritime. Entre l'Untxin et l'estuaire de la Nivelle, la forte colline de Ciboure monte à 84 m et porte la tour Bordagain, et de nombreux lotissemnts de villas. Le centre-ville est sur le port face à Saint-Jean-de-Luz; on visite la maison natale de Maurice Ravel sur le port, un cimetière marin au-dessus; collège privé. Au sud-est, une plaine triangulaire porte un ensemble de lotissements et la zone d'activités de Marinela. Toute la partieméridionale de la commune, bordée à l'est par la Nivelle, est dans des collines boisées, que traverse l'autoroute et au flanc desquelles monte l'urbanisation; golf de la Nivelle, institution catholique de Béthanie avec centre de vacances et résidence hôtelière. La population de la ville a augmenté des années 1890 (2 200 hab.) à 1968 (6 400 hab. sdc) et a plafonné ensuite, mais vient de gagner 460 hab. entre 1999 et 2008.


Urrugne

8 400 hab. (Urrugnars) dont 220 à part, 5 067 ha dont 2 100 de bois, commune des Pyrénées-Atlantiques dans le canton d’Hendaye, à 6 km SO de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques). Le bourg est sur la N 10 dans la large vallée de l'Untxin; l’autoroute A 8 (échangeur et aire de repos) et la voie ferrée Paris-Hendaye traversent la commune. Elle est le siège de la communauté de communes Sud Pays Basque, qui associe 12 communes et 59 300 hab.

Son territoire atteint au nord-est les maisons de Ciboure, incluant le grand centre commercial de l'échangeur autoroutier et les lotissements de Kexiloa et Galzaburu. Il s’étend jusqu’à l’Atlantique où il inclut le fort de Socoa, à l’entrée ouest de la baie de Saint-Jean-de-Luz, et la plus grande partie de la côte rocheuse, jusqu'au village de vacances de Bordaberri. Il englobe aussi à l'ouest Béhobie au bord de la Bidassoa; et, entourant la commune de Biriatou, il contient le mont du Calvaire et s’appuie sur la frontière espagnole au sud, sur plus de 6 km de part et d’autre du col routier d’Ibardin (422 m), le plus occidental des Pyrénées, que surveillaient les redoutes de la Baïonnette au sommet de Mandalé (572 m), sous lequel est un lac de barrage, et des Émigrés au col. Le finage, accidenté au sud-est, y atteint le sommet de la Rhune.

Parmi les activités de la ville, usine de matériel métallique de signalisation routière Signature (300 sal., ex-Neuhaus, au groupe Burelle), hypermarché (190 sal.), centre de rééducation motrice. Ancien château fort d’Urtubia, parc floral Florénia; ecentre d'enfoussiement des décehets dans un vallon à l'ouest. Urrugne participe à l’expansion démographique de la Côte Basque: 3 000 hab. en 1900, 3 900 en 1954, 4 600 en 1975, 6 100 en 1990 (sdc). Elle s'est accrue de 1 200 hab. de 1999 à 2008.