Canton d'Aucun

Aucun

270 hab., 1 294 ha dont 593 de bois, chef-lieu de canton des Hautes-Pyrénées dans l'arrondissement d'Argelès-Gazost, 10 km au SO d'Argelès à 860 m; église romane à grand bénitier sculpté, grosse tour carrée d'une ancienne fortification; musée montagnard du Lavedan et musée lapidaire. Aucun a un hôtel de 50 chambres, deux campings (120 places), 200 résidences secondaires pour 120 principales.La commune, qui a eu plus de 800 hab. au début du 19e siècle, s'étire perpendiculairement à la vallée du gave d'Arrens; sa population a augmenté de 60 hab. (+29%) entre 1999 et 2009.

Le canton a 2 200 hab. (2 000 en 1999), 10 communes, 25 955 ha dont 3 742 de bois; il associe le val d'Azun où trône Arrens-Marsous, la vallée d'Estaing (Hautes-Pyrénées) au SE, toute l'ombrée de la forêt d'Arragnat au nord, et un versant de la vallée de l'Ouzom au NO. Celle-ci est partagée entre les deux communes d'Arbéost en amont, Ferrières en aval, accessibles par le col du Soulor (1 474 m) et Arrens au sud, ou par la petite route d'Aucun à Ferrières par le col d'Ansan (1 388 m), mais qui vont plus facilement à Nay par la vallée de l'Ouzom. Le canton a 41% de résidences secondaires.

Le finage d'Arbéost (90 Arbéostois, 1 490 ha, à 780 m) monte au sud jusqu'au cirque du Litor où passe la Route des Cols entre Aubisque et Soulor, et bénéficie ainsi de la station de ski du Val d'Azun; il a été détaché d'Arrens en 1743, avec la promotion d'Arbéost comme paroisse; la commune avait près de 1 000 hab. en 1876. Ferrières (120 Ferriérois, 1 697 ha dont 267 de bois, à 550 m), comme son nom l'indique, fut un lieu de mines. Le fer de Baburet fut exploité au 13e siècle, encore au 18e, et surtout au 19e ; l'exploitation reprit de 1933 à 1962 et bénéficia alors d'une voie ferrée métrique depuis Nay, maintenant réinvestie par la route, ce qui facilite les relations par la vallée de l'Ouzom. Le fer alimentait les forges d'Asson, juste en aval dans le département voisin. Ferrières a eu 630 hab. en 1876.

Cinq villages se partagent la basse vallée du gave d'Arrens en aval d'Aucun. Bun (140 Bunois, 280 ha) est à 3 km ENE d'Aucun et à l'entrée de ce qui fut la vallée (la bat) de Bun, d'où le nom curieux de gave de Labat de Bun pour le torrent qui descend du Cambalès par Estaing, dans ce qui est plus souvent appelé de nos jours la vallée d'Estaing. À Arcizans-Dessus (110 Arcizanais, 501 ha, à 790 m), 3 km ENE d'Aucun, usine électrique de Nouaux.

Arras-en-Lavedan (540 Arrasiens, 2 466 ha dont 707 de bois, à 690 m), proche d'Argelès, est la commune qui dispose du plus grand finage: il occupe au nord l'extrémité de l'ombrée boisée d'Arragnat (vallée du Bergons) et monte au sud sur 9 km sur le versant droit de la vallée d'Estaing, jusqu'au soum de Picarre (2 307 m). La commune a eu quatre châteaux et en conserve quelques restes, dont les principaux, au Castet Naou au-dessus du village, associent une enceinte polygonale entourant une tour ronde et flanquée d'une tour carrée; espace ludique au village. Le nom était simplement Arras jusqu'en 1937; la commune a eu 840 hab. en 1846 mais sa population est assez stable depuis 1936; elle vient de gagner 70 habitants de 1999 à 2009. Elle offre un hôtel, deux campings, 150 résidences secondaires.


Arrens-Marsous

770 hab. (Arrensois), 10 055 ha dont 935 de bois, commune des Hautes-Pyrénées dans le canton d'Aucun, 3 km au SO du chef-lieu, à 870 m. Elle occupe la plus grande partie du val d'Azun et s'étend sur 18 km du nord au sud; la fusion d'Arrens et de Marsous date de 1972. Le finage d'Arrens tient 7 km de la crête frontière d'Espagne dans le massif du Balaïtous où il culmine à 3 144 m; quatre petits cirques glaciaires sculptent cette crête, qui va au SE jusqu'au pic de Cambalès (3 065 m); un glacier subsiste sur le flanc NE du Balaïtous; les lacs de Batcrabère (7 ha, à 2 180 m) et le refuge de Larribet (refait en 1992, 60 places) sont au NO sous les pics d'Artouste (2 816) et Palas (2 974).

Un peu au nord de l'Artouste, le pic des Tourettes (2 771) domine le cirque de Migouélou, plus vaste, au fond duquel a été rehaussé le lac naturel de Migouélou (2 280 m, 49 ha) pour les besoins de la centrale électrique de même nom, installée en 1959 au fond de la vallée du gave d'Arrens à 1 500 m; un refuge a été aménagé au bord du lac depuis 1971 (40 places); maison du Parc près de l'hydrocentrale, au plan d'Aste, et petit lac de barrage de Suyen (2 ha) à proximité.

Plus bas dans la vallée tourne l'usine de Tucoy (1958, à 1 205 m), juste au-dessus du barrage du Tech qui retient un lac de 13 ha; une autre centrale est juste en amont du village. À l'ouest de celui-ci, la Route des Cols monte au Soulor (1 474 m), qui donne accès à la station de ski du Val d'Azun. Près du village, une chapelle dorée à belles boiseries, un institut médico-éducatif, une maison de santé succédant à un sanatorium. Au village, église gothique fortifiée des 15e-16e s., base de loisirs; agence de voyage La Balaguère (30 sal.). La commune a un hôtel, 4 campings (310 places) et 400 résidences secondaires sur 750 logements. La population est en légère augmentation (+40 hab. de 1999 à 2009).


Estaing (Hautes-Pyrénées)

80 hab. (Estaingeois), 7 153 ha dont 556 de bois, commune des Hautes-Pyrénées dans le canton d'Aucun, 10 km au SE du chef-lieu par la route (3,5 à vol d'oiseau), à 1 000 m. Son finage occupe la vallée du gave de Labat de Bun, dite aussi vallée d'Estaing, qui s'étend du nord au sud sur 16 km et dont la partie supérieure est dans le Parc national des Pyrénées; elle atteint ainsi la crête frontière à la Pene d'Aragon (2 918 m) et à la Petite Fache (2 947 m) et offre le paysage caractéristique du massif granitique du Balaïtous, constellé de laquets.

À mi-chemin au fond de la vallée, le lac d'Estaing (11 ha, à 1 160 m), accessible par la route, est connu pour la couleur changeante de ses eaux. Le GR 10 sort de la vallée au SE par le col (2 242 m) et le refuge d'Ilhéou, qui donne sur le cirque du Lis et sur Cauterets. Une petite route franchit la crête entre Estaing et Arrens. La commune héberge un hôtel, trois campings (200 places dont un de luxe (656 places), 130 résidences secondaires (79% des logements).