Canton de Saint-Laurent-de-Neste

Saint-Laurent-de-Neste

960 hab. (Saint-Laurentais), 1 041 ha dont 209 de bois, chef-lieu de canton des Hautes-Pyrénées dans l’arrondissement de Bagnères-de-Bigorre, 12 km au SE de Lannemezan. Le village est dans la petite plaine alluviale de la Neste entre les hauteurs du plateau de Lannemezan au nord et de la Barousse au sud, un peu à l’écart des grandes routes, qui filent sur le plateau où se tient le hameau du Boila, sauf la voie ferrée qui court au pied du coteau. Il a un collège public, un distributeur d’électroménager (Recurt, 25 sal.), un centre de vacances.

La commune a créé en 1998 une Maison du Savoir, assortie d’un incubateur d’entreprises au nom ambitieux de Centre européen des technologies de l’information en milieu rural (CETIR), qui a attiré quelques petites entreprises. L’aire de repos du Pic du Midi sur l’autoroute propose un spectacle sur le pic du Midi au Pentascope. Saint-Laurent, dont le nom a été précisé en 1962, a eu 1 600 hab. en 1951 et un minimum de 760 hab. en 1954; la commune a gagné 80 hab. entre 1999 et 2009. Elle est le siège de la communauté de communes du canton de Saint-Laurent-de-Neste, qui rassemble 18 communes (4 100 hab.).

Le canton a 4 200 hab. (4 000 en 1999), 18 communes, 13 291 ha dont 5 074 de bois. Il est limitrophe de la Haute-Garonne. S’il mord un peu au nord sur le plateau de Lannemezan, il s’étend surtout au sud de la Neste, en Barousse, dans un paysage de buttes boisées et de petits bassins presque fermés. La commune la plus méridionale et la plus haute, Nistos (240 hab., 3 259 ha dont 1 946 de bois), dont le village est à 640 m, atteint à 1 849 m le pic du mont Aspet et a aménagé une ministation de ski de fond, accessible par une petite route qui monte à 1 700 m au Cap Nestès, mais sur le territoire de la commune voisine de Sarrancolin.

Nistos, qui avait 1 600 hab. en 1876, a réuni en 1957 les deux communes distinctes de Haut-et Bas-Nistos, qui avaient été séparées en 1844 de Bize-Nistos; il est resté Bize (230 hab., 1 296 ha dont 503 de bois) en aval, 4 km au sud du chef-lieu à 500 m, qui dépassait 1 000 hab. en 1876. À Montsérié (50 hab., 225 ha), 6 km au SO du chef-lieu, oppidum protohistorique et site gallo-romain; petite exposition archéologique.

À Nestier (170 Nestéens, 494 ha), dans la plaine de la Neste rive droite au pied des buttes calcaires, 2 km au sud de Saint-Laurent, le calvaire du mont Arès est associé à un monastère du 19e s. fondé par les olivétains de la proche Saint-Bertrand-de-Comminges; théâtre de verdure et festival estival. Anères (200 Anérésiens, 266 ha), 1,5 km au SO du chef-lieu sur la rive gauche de la Neste, affiche un rocher monolithe isolé, un élevage d’autruches, un festival annuel de cinéma muet en mai (depuis 1998), et un petit aérodrome privé avec aéroclub et ULM, piste en herbe de 500 m; la commune avait 500 hab. en 1856; elle a regagné 50 hab. de 1999 à 2009.

Aventignan (190 Aventignanais, 522 ha), 4 km à l’est de Saint-Laurent au confluent du ru de Nistos et de la Neste, est le site de la grotte préhistorique de Gargas, signalée dès 1575, mais mieux explorée et ainsi redécouverte en 1905; ses parois portent des empreintes de mains et de nombreuses gravures. Mazères-de-Neste (340 Mazériens, 336 ha), juste en aval d’Aventignan mais rive gauche, s’orne d’une église romane fortifiée du 12e s. avec chapiteaux sculptés. Montégut (130 hab., 694 ha dont 334 de bois) s'accroche aux premières pentes des Pyrénées face à Saint-Laurent; carrières de la Neste (25 sal.), village de vacances.

Tuzaguet (480 Tuzaguetois, 772 ha), sur une terrasse à 3 km à l’ouest de Saint-Laurent, fut un actif centre d’artisanat et d’industrie au 19e s., et avait près de 1 700 hab. en 1876; elle a augmenté de 60 hab. depuis 1999. Au nord, Cantaous (510 hab. dont 75 à part, 568 ha) est le seul village juché sur le rebord du plateau de Lannemezan à 550 m, 6 km ESE de Lannemezan, où il forme une longue rue. La commune n’a été créée qu’en 1958, à partir de Tuzaguet qui a ainsi perdu près de la moitié de ce qui lui restait d’habitants; elle se distingue aussi par la présence d’un collège catholique. Le village est encadré par le faisceau de circulation du pied des Pyrénées: A 64, D 817 (ex-N 117), voie ferrée Toulouse-Bayonne; la rigole de la Louge court à la limite nord du finage.