Canton de Saint-Estève

Saint-Estève

11 100 hab. (Stéphanois), 1 167 ha dont 262 de vignes, chef-lieu de canton des Pyrénées-Orientales dans l’arrondissement de Perpignan, 5 km au NO de la préfecture. Cette commune du Ribéral à l’agriculture opulente est devenue la plus grosse banlieue de Perpignan. Elle s’est fait un renom dans le rugby à treize, au point de capter le club de la capitale voisine dans l’Union treiziste catalane (UTC). La ville est fleurie (trois fleurs) et a planté à ses abords une forêt de 30 ha avec base de loisirs. La population communale est longtemps restée autour de 1 300 hab., puis s’est mise à augmenter rapidement à partir des années 1960, dépassant les 5 000 hab. en 1974, les 8 000 en 1980 et ajoutant encore 1 100 hab. entre 1999 et 2009.

Elle a plusieurs lieux d’activité, un collège public, un centre de réadaptation (La Pinède, 110 sal.), des établissements d’agro-alimentaire dont les conserves Les Goûts du Sud (55 sal.), le service informatique de la Banque Populaire du Sud (30 sal.), un supermarché Carrefour (50 sal.); distribution pharmaceutique Cerp (50 sal), vente par correspondance Onedirect (40 sal.), déménagements Transcatalogne (20 sal.); constructions Durand (65 sal.), génie thermique Ibane (30 sal.), maçonnerie Arch (20 sal.); la firme ariégeoise Cottes (en fait au belge Vandemoortele) a installé une boulangerie industrielle (140 sal.).

Le canton a 18 000 hab. (15 800 en 1999), 5 communes, 6 663 ha; il inclut dans le Ribéral en amont du chef-lieu Baho et la petite commune de Villeneuve-la-Rivière (1 330 1 070 Villeneuvois, 438 ha dont 136 de vignes) à 4 km, elle-même en croissance: elle avait 570 hab. en 1975 et s'est encore accrue de 260 hab. entre 1999 et 2009. Au nord s’étalent les vignes de Baixas. Tout au NO, la commune de Calce (230 Calçois, 2 377 ha dont 208 de vignes), à 11 km NO de Saint-Estève, occupe les pentes d’un grand causse annonçant les Corbières, et son nom même est associé au calcaire. Son isolement relatif lui avait valu de recevoir la grande décharge de Perpignan; une usine de traitement des ordures y a été inaugurée en avril 2004 (Cydel, 90 sal.); au sud du village, le mas de las Fonts est issu d’un village fortifié; la commune a 40 hab. de plus qu'en 1999.


Baho

3 100 hab. (Bahotencs), 790 ha dont 179 de vignes, commune des Pyrénées-Orientales dans le canton de Saint-Estève, 2 km au SO de celle-ci sur la rive gauche de la Têt; belle porte, place ombragée et clocher-tour de 1908. Le finage se partage entre la plaine de la Têt au sud et la terrasse viticole au nord. La population communale est longtemps restée autour de 700 hab. et s’est mise à croître à partir des années 1960, passant les 2 000 hab. en 1990; elle s'est encore augmentée de 600 hab. depuis 1999.


Baixas

2 530 hab. (Baixanencs), 1 891 ha, commune des Pyrénées-Orientales dans le canton de Saint-Estève, 5 km au NO de celle-ci et 10 km au NO de Perpignan; le nom se prononce à peu près Bachasse. Elle a vécu au rythme du vignoble, atteignant 3 200 hab. en 1881 pour descendre à 2 000 vingt ans après, et a été parmi les pionnières des révoltes vigneronnes du début du 20e siècle, inaugurant alors la première coopérative sous le nom des Prolétaires vignerons de Baixas. En tout, les vignerons de Baixas exploitent 2 000 ha de vignes; cave coopérative, avec côtes-du-roussillon et muscat de rivesaltes. La ville a de nombreux restes de fortifications, dont 8 portes et 5 tours, et un retable de dimension record, 17 m de haut sur 12 de large, peint entre 1671 et 1674; une carrière de marbre est ouverte dans les collines calcaires au nord du bourg (Lafarge, 40 sal.). Le creux démographique fut de 1 750 hab. en 1975; la population croît depuis et a gagné près de 300 hab. de 1999 à 2009.